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Version imprimable Sur intranet : Communication de crise ou crise de communication

Comment prévoir demain quand aujourd'hui est sans problème

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La gestion des intranet d'information n'est pas un long fleuve tranquille. Outil principal de la des entreprises au quotidien, l'intranet est le cimetière des éléphants des communications de crise perdantes. Dans le plus beau style, nous avons vu dernièrement les échecs des chats de patrons qui voulaient soudain parler à leurs salariés.

Pour mémoire, Télévision et la Société Générale ont vu leurs exploser à l'occasion de tchats au coeur des crises. En même temps, les résultats ont été très négatifs auprès d'un personnel aux attentes et questions nombreuses et avec un patron face aux carences de sa d'hier.

L' 2.0 est en  un tryptique , transparance et échanges. Vous comprendrez bien que la ne se décrète pas. Elle est l'aboutissement d'une  où l'on se parle sans barrières et où on participe et on échange. Ces échanges ne peuvent être irréguliers, contrôlés et limités. 

Comme dans une classe d'école à la rentrée, les enfants se regardent, se découvrent et se positionnent par hasard. On cherche ses amis ou au moins ceux qu'ils connaissent. On apprend peu à peu à se découvrir. Au bout de quelques semaines, les amitiés se dessinnent. Les bavards et bavardes sont vites connues. Quelques semaines plus tard, on sait à qui demander la solution en math ou en histoire. On sait à qui téléphoner si on a oublié ses devoirs. Et puis, après l'école, on se revoit lors de ses activités préférées. En d'année, tout le monde pleure de se quiter.

Dans l',  c'est la même chose. Le plaisir de vivre ensemble et de travailler ensemble ne se décrète pas du jour au lendemain. C'est peu à peu que la , la et la Direction Génrale doivent communiquer et créer les espaces d'échange. En développant et organisant le dialogue au sein de l', vous préparez l'avenir qui se veut parfois en crise.

Ainsi, pour vous préparez, planifiez très régulièrement des chats autant avec le Directeur Général, qu'avec d'autres responsables qu'avec des externes pour autant pousser l'utilisation que faire connaître les personnes. Poussez un blog ou une dédiée des membres de la Direction. Cela permet au salarié de mieux le ou les connaître et de préparer les futures rencontres.

Comme pour l'école, le seul usage qui permet réellement de mieux se préparer et profiter des transversalités, c'est le . Plus compliqué à mettre en oeuvre si vous voulez l'encadrer. Si c'est votre idée que de le contrôler, regardez sur , ou un autre site de , lenombre de salariés ou ex salariés qui y sont présents. Ce que vous ne faites pas en interne existe souvent sur .

N'attendez-pas le pire pour vous y préparez. Construisez un intranet capable de communiquer une information à tous les salariés et de diminuer les conséquences des rumeurs et des dérapages. Faites de votre intranet, votre assurance crise! 


Commentaires

Le chat, le chat....

pminguet C'est fou, cette démarche technologique. On ne parle pas trop à ses employés, on à pas vraiment de messages, ni même de véritable plan de communication et... on imagine ou plutot on croit au miracle de la technologie. Un chat (çà se fait, c'est très Web 2.0, et puis le patron de tel grande boite, ou tel sportif l'a fait.... enfin vos responsables communication ou pire votre vendeur de technologie va trouver tous les arguments pour vous convaincre) çà va tout résoudre. Ben voyons. ca me rappelle le : vous avez des problème d'organisation, installez un ERP et le tour sera jouer. 
Je suis assez choqué par certains vendeurs de techno ou promoteur de plates-formes 2.0 qui essaient à tout prix de proposer des chats à des gens non entraînés, non communicants, non préparés. 
Le chat comme tout outil de communication interactif est une sorte de loupe et les problèmes comme les "leaders" ou opposants vont être mis en relief. 
Mais non la technologie ne résoud rien... elle facilite c'est tout

 


pminguet | Le Mardi 22/04/2008 à 07:45 | [^] | Répondre

Re: Le chat, le chat....

Vincent Bien vu Pascal mais on connait aussi l'effet positif de ces outils bien positionne et c'est le pari de liberer les energies que nous proposons avec un message aupres des directions dans la bonne utilisation du 2.0
Utilise comme gadget ou alibi d'une relation employeur /employe deficiente cela sera un desastre. en revanche le cloisonnement actuel , la non utilisation des competences, les strates hierachiques ont elles encore un avenir avec ou sans 2.0.
L'intranet basique a aussi ete en son temps catalyseur et parfois fauteur de trouble pour des entreprises socialement en retard......

 


Vincent | Le Mercredi 23/04/2008 à 06:26 | [^] | Répondre

« La confiance et la communication, maître mots d’aujourd’hui »

Bonjour,

J'ai bien lu et c'est bien "fichu".

Pourtant il me semble que la communication de crise c'est avant tout un hiatus dans l'échange, quelque soit le niveau. De plus, il y a crise que si il y a médiatisation, c'est basique. Le cas le plus simple étant le "Rainbow Warrior". Combien d'autres opérations ont été montées sans que le monde entier soit au courant...et cependant...

Reste une approche plus compliquée à prendre en compte : la confiance. Et là, nous bousculons tout "l'accastillage technologique" qui fleure bon nos sociétés de consommation dans lesquelles la notion de temps devient une valeur "féérique" anormale.  

« La confiance et la communication, maître mots d’aujourd’hui »
(valable pour le monde de la défense aussi)
 
«  La confiance du subordonné se gagne au quotidien, la crédibilité du chef se perd dans l’instant ». (Proverbe chinois). Cette sentence si pleine de sens pour les subordonnés de l’Entreprise, devrait l’être pour les dirigeants, tout particulièrement dans la période d’accélération et d’agitation chaotiques que nous connaissons.
 
Le président, le DG, voire le général (femme ou homme) désigné, choisi ou nommé, possède la réflexion supérieure attendue pour diriger une vaste structure et son personnel. Il a été sélectionné sur des critères qui l’ont distingué de ses adversaires après avoir obtenu les résultats escomptés par le supérieur ou le directoire d’actionnaires du moment. Il a pratiqué la prise de décision mais aussi la prise de risque assumée lors de combats parfois loyaux, parfois tordus sur des champs de bataille sans frontières. Il possède aussi, avec pertinence, l’intelligence de situation qui lui permet d’orienter ses forces, d’illuminer sa cible ou d’esquiver le coup fatal par une parade inattendue mais surtout de creuser son sillon.
 
Néanmoins, tout particulièrement en ce moment, en France, où tout est gris, (surtout la couleur des voitures), où tout est études, commissions, mais aussi déclarations brutales, voire opportunistes, observées scrupuleusement par les « soldats de l’info », il n’est pas toujours facile de reconnaître les vrais chefs (c’est mieux leader !) que nous suivrions jusqu’au bout du tunnel par adhésion, par confiance, pour le bien des deux, dans un jeu gagnant-gagnant, partition à la mode ! « Celui qui, habituellement, donne des ordres efficaces pourra obtenir beaucoup de ses troupes et ses troupes pourront obtenir beaucoup de lui » (Sun Tsu)
 
Dans le monde plus feutré des communicants et autres mentors, le mot confiance pèse lourd dans la relation qui naît, se développe et se façonne au contact de l’autorité, s’approfondit avec le temps. Etre conseiller est un métier à risques ; de tout temps ce le fut, certains, décapités en sont la preuve historique. C’est une fonction souvent jalousée par la hiérarchie ; l’assumer au quotidien rime avec tensions personnelles et relationnelles. Chaque mot, geste, regard est un obstacle potentiel voire un piège irrévocable. Qu’à cela ne tienne, il faut assumer, en entendre beaucoup, rester force de proposition et conserver son empathie à un haut niveau. « La communication est un art difficile… » et le communicant s’avère encore un personnage indispensable, voire lors de la crise, le dernier rempart, alors que bon nombre d’entre eux peuple les cimetières après avoir servi de fusible anonyme.
 
Comme chacun l’éprouve à ce niveau de décision et de commandement, la communication maniée comme une arme devient redoutable mais légère et flexible ; incontrôlée ou inexistante elle reste difficile à gérer, voire se retourne contre le décideur et l’objectif d’informer disparaît et laisse la force à l’opposition et à la rumeur. « La vérité, rien que la vérité mais pas toute la vérité » permet de diffuser des informations exactes confortant la crédibilité et assurant la confiance. Pourtant  la confiance passe simplement par la sérénité bien réelle et non mystificatrice, le recul du sage et le pragmatisme de l’expert, l’autorité et non le pouvoir, enfin le respect partagé. « Or je crois profondément », comme le dit Albert ROUET, « que le choix radical doit se faire entre la confiance ou la peur ».
 
Jacques SALOME écrit dans sa déclaration des droits de l’homme et de la femme à la communication : « Qui n’a entendu et reçu comme un rejet ou une négation de sa personne l’injonction d’idées toutes faites, les a priori, la violence des jugements ou des affirmations péremptoires interdisant le possible d’un échange, aliénant ou clôturant l’ouverture à un passage et à une mise en commun ! ». Nombre de nos cadres dirigeants brillants sont de grands amnésiques qui ont évacué d’une « Remise A Zéro » ce qu’ils ont durement vécu au cours de leur ascension de l’escalier social.Ainsi « …ils vont peser sur les autres de leur autorité en ayant l’impression que cela les fait exister » (A. ROUET).
 
Qu’il est difficile alors pour le dirigeant de « commander d’aimer » lorsqu’il se laisse envahir par le « petit » pouvoir stérile qui lui retire toute l’autorité qui fait la grandeur de l’homme et redonne vie à la confiance dans les hommes. C’est pourquoi, « …le problème d’un responsable, ce n’est pas d’exister par le pouvoir mais de faire exister les autres » (A. ROUET) en confiance !
 
Dan TREPER

 


TREPER Dan | Le Mardi 06/05/2008 à 14:41 | [^] | Répondre