Fév. 08 16

Version imprimable Speed Daiting pour l'entreprise 2.0

A la recherche d'un réel argumentaire

Mots-clés : ,

Cette semaine de Saint Valentin un grand cabinet de consulting (à qui je passe le bonjour) m'a donné la chance de voir un grand patron. Tout est allé vite et en même temps je n'étais pas franchement impressionné. C'est vrai que des rencontres avec des réels décideurs de ce niveau, je n'en n'ai pas eu beaucoup. Alors j'étais motivé pour m'exercer à un plaidoyé sur l' 2.0.

Le matin venu, j'étais à l'heure, en forme, préparé et sans stress inutile. Mon arrivée était en fanfare avec des personnes que je respecte qui se dise lecteurs de nos contributions. Cela devenait de l'irréel. Là débutait mon surnaturel dans un monde d'amour. Tout cela commençait par devenir un peu comme les défleurage de jeunes hommes par des pères en clin à l'ancienne méthode. J'étais au coeur du monde du conlting. On me didait que j'étais beau et j'allais échanger avec l'homme rêvé : un vrai décideur.

Rien ne pouvait plus m'arrêter. Mais là, je ne sais pourquoi! Pourtant volontaire! J'essayait de sortir des mots, mes théories, mes idées, des exemples. Mais plus je donnais, plus j'avais l'impression de m'enfoncer. Je n'avais connu cette impression nullepart avant. Il se passait quelque chose! J'étais Lecomte à Roland Garros. Je sentais bien que cela ne passait pas. Enfin, c'était mon impression. Du coup, l'acte d'amour n'a pas eu lieu dans de bonnes conditions. C'est le phénomène des premières fois. Et même si on vous dit que c'était bien, vous ne le croirez pas.

Mais comment analyser mon impression? je crois que j'ai cru que c'était gagné, que je connaissais assez le sujet pour me permettre de jouer sur tout terrain. Tout était réuni mais je m'étais trompé de rencontre amoureuse. Je venais comme c'est toujours pour du speed daiting. Un décideur a une recherche, a des objectifs, va vite et surtout n'est pas né de la dernière pluie. Ce n'est pas une qui lui faut, ce n'est pas lui expliquer ce qu'il voit au quotidien ; mais donner une solution, montrer qu'on peut lui répondre. Plus cette réponse est claire et rapide, plus le partenaire est gagné et vous donnera son numéro.

Du coup, il faut rechercher les mots gagnants pour dire : appliquer l' 2.0. Et en cela, c'est peut être l'erreur. ne devons-nous pas répondre à des besoins précis et déterminés qui, de fait arriveront à transformer l'. Ainsi, parlons de réponses à des problèmes RH, à des éléments de R&D, ... mais en même temps, je cherche encore comment aborder une séance de conviction à la mode speed daiting.

Je vous lance le défi en quelques lignes non de définir mais de convaincre un directeur à la passion 2.0

Commentaires

C'est le début :-)

Vincent En continuant ton labeur! Te connaissant tu as dit te repasser cet entretien de nombreuses fois, peut-être demandé un feed-back et te préparer pour ta prochaine entrevue.

Hé oui sur B-r-ent on philosophe plus souvent qu'on ne donne des fiches "actions", si la première est indispensable car elle forge notre vision de l'entreprise 2.0, notre stratégie, il reste aussi à donner les différentes tactiques.

AMHA celà passe par une écoute des besoins de ce dirigeant et pas par un feu d'artifice sur le 2.0 qui nous enflamme mais laisse de marbre un dirigeant qui veut entendre cash back, ROI, productivité bref résultats concrets.

How much and for what ;-)

 


Vincent | Le Samedi 16/02/2008 à 18:56 | [^] | Répondre