Soljenitsyne est mort. A t'on aujourd'hui plus de possibilité de parler avec internet?
L'information tue t'elle l'information?
Mots-clés : histoire, message, internet, intranet, connaissance, savoir, bettancourt, soljenitsyne, mandella
Ma mémoire d'enfant me replace dans la réalité des années 70. Alors que le bloc soviétique semblait impénétrable et qu'il créait des fractures politiques et sociales fortes, rares sont ceux à avoir passé outre. En une série de trois ouvrage dont l'Archipel du Goulag, une vérité différente a pu passer de l'autre côté.
Enfermé, manipulé, pressé, enfermé, exhilé et déchu de sa nationalité entre autre, il est arrivé à passer les frontières de l'interdit. Comme lui et différemment, la Pologne et l'Afrique du Sud connurent des destins hors du commun qui arrivèrent à passer outre. Avant eux dans les années 50 et 60, on retrouve des traces de ces personnages hors du commun aux Etats-Unis. Ainsi dans tous les cas, les grandes murailles politiques ont eu leur révolutionnaire symbolique et porteur de message.
Mais internet et la nouvelle société de l'information n'a t'elle pas changé les choses? Ces destins ont-ils encore leur place face à la palpitante vie des lofteurs enfermés quelques semaines.
Le premier élément troublant de ce changement fut la révolution chinoise et de la place Tian anmen en 1989. Alors que les évènements étaient lourds de sens et de symbole ; alors que les témoignages et leaders étaient nombreux, rien n'en n'est sorti. l'explication n'est-elle pas dans le succès mondial d'une photo symbolisant tout et remplissant les unes des médias? La photo pris la place de l'homme dont personne ne se souviens... et pourtant ! La société de l'information et des images chocs était passée par là.

De la même façon, voyez la sur utilisation de l'image d'Ingrid Bettancourt et la volonté canibalistique d'avoir cette personne en interview dans tous les journaux, dans tous les médias, dans tous les ... durant une semaine et après... Quel message? Que retiendrez-vous de ce qui s'est passé? Une personne âgée, avec qui je parlais, avait compris que c'était une journaliste française qui avait été prise en otage. Le regard de tous étaient encore un fois sur une image passée et repassée et ... La réaction de nombre de personnes fut en ce sens lors de sa libération, elle est drôlement bien! Cela manquait de fatigue...
La multiplication des médias, la rapidité d'usure de l'information et le besoin du flash, de la dernière minute permet'il encore aujourd'hui à des personnes de rester dans la course. Alors même que la campagne sur le net relative à Ingrid avait été forte, qu'en reste t'il aujourd'hui?
Ainsi, des blogs annonçaient le recrutement d'une armée de blogueurs chinois pour dire que tout allait bien. Notre Président a aussi son contrôleur. Est-il alors possible de réellement passer des messages forts? Le trop plein d'information n'est-il pas que dans l'instantanné et pas dans la durée? Croyez-vous que la mémoire collective gardera un sens ou un message?
Cela repose la question de la trace? Si l'actualité pose le problème du contrôle de toutes les traces laissées sur internet par chacun d'entre nous, c'est là la trace dans l'histoire qui importe. Autant le livre reste une référence marquée et physique, autant aucun document web n'a eu cette force? Croyez-vous qu'il en sera autrement demain?
Si le sujet est un réel sujet philosophique et politique et il est aussi une préoccupation de l'entreprise. Comment gérer mon savoir, mon histoire et ma conaissance? Peut-on faire confiance aux grands congélateurs à donées? L'intranet permet-il se souvenir et cette conservation? Rarement! Mais alors comment imaginer un esprit d'entreprise sans histoire, sans fondement basé sur une seule politique de communication? Cela repose aussi la place des personnes et personnalités de l'entreprise qui ne sont pas obligatoirement celles qui apparaissent en haut de l'organigramme.
Qu'en pensez-vous?






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