Retour sur Obama, Facebook, les politiques français et les élections québécoises
Et dire qu'ils nous gouvernent ... à quand la démocratie 2.0 ?
Mots-clés : 2.0, politique, france, quebec, obama, sarkozy
J'aurai pu le mettre dans un de mes épisodes de la vie 2.0. mais c'est à chacun de faire sa critique de la situation. Si vous voulez tout savoir sur les chiffres web des élections américaines, je vous propose d'aller lire l'excellent blog d'Eric (http://intercommunication.blogspot.com/). Il ne sa limite pas à des chiffres mais propose des analyses d'une grande justesse qui font l'intérêt de son blog.
Pour ma part, je reviendrai sur les chiffres donnés par Jean François Lisée dans un article paru dans le Devoir de mercredi 5 novembre à la suite de l'élection d'Obama. Il y donne les éléments suivants : 40% des adultes se sont branchés sur internet pour avoir de l'information sur la campagne. 22% y cherchent les publicités, 20% les discours et 19% les entrevues.
16% des adultes ont lu le programme électoral en ligne. Les sources d'informations utilisées sont surtout web. Les sites les plus utilisés pour avoir de l'information de campagne ont été d'abord Wikipédia en premier, le Washington Post en deuxième et CNN ensuite.
Tout cela pour dire que le web a pris une place déterminante dans l'ensemble des activités humaines que ce soit dans les relations humaines ou que ce soit en politique et donc obligatoirement dans l'entreprise.
En cela, une des bases du recrutement est de prévoir la fidélisation. Le premier a avoir bien compris ce passage a été Nicolas Sarkozy en continuant à faire vivre et dynamiser son marketing et sa surveillance web. Par contre, on ne pouvait considérer sa campagne comme 2.0. La force d'Obama aujourd'hui et ce qui amène nombre de commentaires, est sa capacité à continuer à agir sur le web après les élections. Sera t'il le premier Président du Monde Web? Serait-il le réel premier président de Facebook?
A côté de cela en politique française, un rapport du Sénat se demande encore si internet est dangeureux pour les enfants. A voir un article sur le très bon site de Mario et ses amis : http://carnets.opossum.ca/mario/ mais à lire tous les autres aussi.
Mon classement facebook de ce mois d'octobre demeure inchangé et je vous propose d'attendre novembre pour j'espères un article sur le grand changement du mois.
Enfin, si les politiques français ont du mal à utiliser le web, il semble que les élus québécois présentent les mêmes problèmes. Je ne peux que vous indiquer d'aller voir les sites de Michelle Blanc http://www.michelleblanc.com/2008/11/06/aider-partis-acquerir-vision-sain-marketing-politique-internet/ mais aussi Mario et Eric entre autre.
Et la concordance des problèmes est si forte qu'alors je vous proposais une lettre à monsieur le Président pour intégrer l'entreprise 2.0 dans le plan numérique, les experts québécois lors du dernier Yulbiz poussaient eux-même une lettre ouverte : http://montreal.yulbiz.org/2008/10/28/question-du-mois-doctobre-lettre-ouverte-au-premier-ministre-du-quebec/ Je vous en passe la lecture ci-après.
En France, le plan a été présenté : http://francenumerique2012.fr/ .
Reconnaissons lui un nombre de propositions à retenir et très riches. Maintenant, il y manque sûrement la compréhension de la révolution que peuvent connaître les entreprises avec les outils et usages du 2.0.
La lettre :
Monsieur Jean Charest
Premier ministre
Conseil exécutif
Édifice Honoré-Mercier
835, boulevard René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec) G1A1B4
Télécopieur : 418 646-1854
Monsieur le Premier Ministre,
Tout récemment, l’Indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada. Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%. Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).
Par ailleurs, l’Indice du commerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 - août 2008). Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.
• 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),
• 146 millions de dollars en mai (58 %),
• 103 millions de dollars en juillet (33 %).Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:• 30% y proposent du service après vente,
• 26% acceptent des commandes en ligne,
• 7% reçoivent des paiements en ligne.Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.Nous avons identifié quatre priorités :1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.CitoyensLe gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens. Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.
PME
Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie. Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec. Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.ÉducationL’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.
À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et Wi Fi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.
Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.GouvernementL’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères. Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange. La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.Regroupement Yul Biz Montréal





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