Sep. 08 01

Version imprimable Réseaux sociaux, web 2.0 et syndicat

Guy Ryder une puissance syndicale 2.0

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Ce sujet me passionne et j’ai été comblé avec l’intervention de Guy Ryder, secrétaire général de la confédération syndicale internationale. Créée le 1er novembre 2006, la CSI représente 168 millions de travailleurs au sein de 305 organisations affiliées nationales dans 153 pays. Site Web : http://www.ituc-csi.org

Celui-ci plante le décor en nous expliquant que sa confédération à un groupe sur Facebook, un compte sur youtube et qu’il est convaincu de leurs apports en terme de communication, échanges.

Ceci étant il reste avec un sentiment ambivalent sur l’adoption des réseaux sociaux par les partenaires sociaux mais aussi plus largement du public.

Il constate un décalage suivant l’age avec une auto exclusion des plus anciens (+50) et une immersion des plus jeunes.

L’explosion linguistique et géographique n’est pas homogène avec l’Afrique encore faible utilisatrice ainsi que certains pays d’Asie du sud alors que le Canada, l’Australie et les pays nordique sont en pointe.

Enfin l’effet subversif pour l’ordre établi est difficile à gérer, n’hésitant pas sur ce point à prendre son exemple et comment il constate les prises de paroles des plus jeunes de sa confédération sur les réseaux sociaux sans qu’il puisse en avoir le contrôle, avec parfois des effets positifs et parfois plus ennuyeux.

Comme Guy Ryder revenait de Denver il en a profité pour faire une digression sur la campagne de Obama et souligner l’importance des réseaux sociaux dans sa réussite actuelle (relire Xavier sur ce point ;) en particulier comme moyen de récupérer du soutien aussi bien humain que financier. Guy Ryder est moins convaincu des chances de Obama de devenir Président car par exemple les blue collar restent encore très conservateurs dans leur approche d’un candidat jeune, noir avec des origines musulmanes.

Les médias sociaux sont aussi un moyen d’élargir le champs d’action pour les organisations syndicales, ainsi plusieurs groupes ont été créés sur facebook avec succès comme l’un sur les multinationales en Birmanie, l’autre sur les conditions de travail des fabricants de produits destinés aux  JO de Pékin…(http://www.ituc-csi.org/spip.php?article1941%E2%8C%A9=fr&lang=fr)

Il a des doutes Guy sur comment l’utilisation du web 2.0 va modifier les rapports entre syndicats et patronat, quel poids il pèsera dans les négociations collectives à l’heure ou tout le monde clame l’avènement de l’intelligence collective.

Il voit bien qu’aux réunions de ses débuts en soirée dans des salles désuètes nous sommes passés à des échanges sur le web et plus d’interaction en continu mais dans le même temps il s’interroge aussi sur le fondement des réseaux sociaux qui sont la somme d’un agrégat d’individualisme. Alors le tout peut-il donner le jour à une nouvelle représentation collective, un syndicalisme digital ?

De plus les réseaux sociaux sont aussi utilisés contre le mouvement syndicaliste en particulier aux USA avec des blacklist, des actes discriminatoires et l’émergence d’un réseau « antisocial ».

Sur la question de qui est le plus avancé entre patronat et syndicat sur l’utilisation des médias sociaux, Guy Ryder dira simplement que les moyens ne sont pas les mêmes mais que les deux sont en retard.

C’est une véritable chance pour l’ITUC d’avoir un secrétaire général de cette ouverture, à nos échanges d’après la conférence sur le paysage syndical, Guy me répondra que l’on ferait bien de voir du côté de Bruxelles sur les usages du 2.0 mais aussi les hiérarchies nécessaires mais souvent trop lourdes des organisations.

Un débat à continuer autour d’une bonne bière à Bruxelles donc !

 

Commentaires

Micro blogging et réseaux sociaux...

Micro blogging et réseaux sociaux... Parmi lesquels le magnifique Seesmic.
Bien sûr, la rencontre via un média illusionniste (le Web) a quelque chose à quoi les phéromones restent étrangères. Pourtant les ‘réseaux sociaux’ et les ‘micro-bloggings’ disent autre chose que pseudo, idée facile que la vie le serait (facile), qu’il suffirait d’ôter au mot livre son r pour en faire du live…

Internet dit, en effet, tout autre chose que le futile à mon avis. Combien nous méprenons-nous sur le sens de nos avenirs…! Thème développé dans « L’idée de la joie » qui vient de sortir chez Edilivre.

Téléchargement gratuit des ‘bonnes feuilles’ de ce gentil fou livre sur mon site http://www.loygue.com

Bien cordialement,
Jean sébastien loygue
 

 


jean sebastien loygue | Le Dimanche 21/09/2008 à 10:41 | [^] | Répondre