Nov. 07 23

Version imprimable Passer au web 2.0 ça veut dire quoi ?

Pas la même chose suivant chacun d'entre-nous!

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Cette question je me et vous la pose suite à l’un des derniers articles de l’ami Bertrand sur son blog abordant sous certains angles cette question.

On en a déjà parlé dans différents articles et tentative de et pour résumer je serai tenté de dire qu’on a en  2.0 « plancher » un 2.0 basique et purement techno et en « plafond » un 2.0 mêlant techno avec management et adaptée.

Alors quand Bertrand nous dit que c’est une fausse idée et que le 2.0 s’applique sans devoir ni modifier les rapports hiérarchiques ni les influencer et pas mieux pour l’ je m’interroge !

Bon l’angle du billet de Bertrand est aussi d’avancer et de passer du concept séduisant de 2.0 à son application pratique dans l’ mais il me semble que tout de même nous ayons certaines divergences de fond...enfin ;-)

Les TIC ont depuis leur développement dans l’ tendance à écraser la ligne hiérarchique soit par l’effet de la fluidité de la ou celui des workflow qui supprime des acteurs dans la chaîne de traitement en dématérialisant en partie certains processus.

Comment le 2.0 n’aurait-il pas un impact sur ces mêmes acteurs ?

Nous sommes bien d’accord que si l’introduction de ces nouveaux outils signifiait une mise à bas de l’ et du mode de management actuel ce serait condamner le 2.0 à quelques niches. Comme je l’ai dit on peut très bien les utiliser sans strictement rien changer et c’est une vision purement outil…mais on peut aussi l’utiliser dans certains contextes qui permettent d’aménager, de modifier les rapports hiérarchiques « normaux » de l’. Les exemples des communautés de pratique, d’intérêt ou de projet renforcent l’idée que le potentiel de ces outils n’est atteint que si une certaine autonomie, réactivité, transparence est atteinte dans l’.

Passer à une Full 2.0 veut donc dire étudier l’intérêt pour l’ de généraliser ce mode de fonctionnement et donc de faire évoluer les lignes hiérarchiques et l’.

En on peut penser que peu passeront à ce niveau, on peut d’ailleurs s’appuyer sur le faible recours au télétravail pour s’en convaincre. Rien n’y fait, menace de grippe aviaire, grèves, augmentation du coût des transports… les employés doivent venir chaque jour à leur poste, les managers je n’en parle pas et le taux de remplissage du parking après 1
9H00 reste le baromètre de référence de nombreux responsables pour m
esurer le degré d’implication.

Commentaires

Effectivement, comme tu le dis il s'agit de passer d'un concept séduisant à une pratique...donc à faire de l'évolution sous contrainte. A mon avis le full 2.0 est aussi dangereux que l'absence d'évolution.
Quand je parle de non remise en cause de la hiérarchie j'évoque le système décisionnel : la hiérarchie c'est la manière dont on décide, non celle dont on travaille. Et même si le 2.0 peut faire évoluer la base informationnelle sur laquelle on fonde une décision il ne remettra pas en cause l'endroit d'où elle est prise. Et tant mieux.

Le 2.0 aura un impact sur la manière dont on travaille, mais uniquement si on l'intéfre dans un schéma global, autrement dit si on oublie la distinction 1.0/2.0 pour fusionner ces deux approches complémentaires qui montrent vite leurs limites une fois prises seules.

Je ne nie pas le changement, je me positionne juste dans une optique d'évolution pragmatique, et, plus encore, dans une logique de sens et de légitimité.

L'informel ne doit pas être une bulle déconnectée de la réalité opérationnelle, il doit la servir au même titre que ce qui relève du structurant. D'où ma position de "penser global et intégré" plutot que pousser un concept essentiel pour l'avenir mais qui n'a pas de sens déconnecté des buts de l'entreprise.

 


Bertrand Duperrin | Le Vendredi 23/11/2007 à 23:13 | [^] | Répondre

Il ne faut pas passer au web 2.0 mais aider la nouvelle entreprise

XavierAucompte Ce que vous dites tous les deux est qu'on n'a pas pour objectif d'intégrer du web 2.0 dans l'entreprise. Là nous serions des techos purs. Notre approche a toujours été d'être au service de l'entreprise. Le problème, c'est que l'entreprise que nous imaginons est celle de demain préparant des risques qu'elle connaît déjà aujourd'hui. L'entreprise est une vieille dame qui ne se révolutionne pas du jour au lendemain et cela peut faire comprendre tes propos négatifs. Cependant cette vieille dame est réaliste face à la crise et tout cela peut aller très vite.

 


XavierAucompte | Le Samedi 24/11/2007 à 00:30 | [^] | Répondre

Plus de confiance et un peu moins de controle

Vincent Bien sur que nous ne sommes pas si éloignés mais actuellement nombre de nos entreprises sont encore avec un modèle dépassé comme tu le note souvent Xavier et si celui-ci n'évolue pas nous allons droit dans le mur.

Le cas de la Northwestern Insurance est assez interessant pour illustrer notre débat, ils sont persuadés que c'est en passant au web 2.0 qu'ils ont réussi à booster leur activité. Ce web 2.0 c'est la possibilité offerte aux employés d'utiliser les outils de social media entre-eux et leurs clients avec des blogs, rss et wikis.

Sur la question du centre de la décision c'est vrai pour ce qui est de l'ordre de la stratégie beaucoup moins pour ce qui est de la gestion quotidienne.
Ainsi auparavant tout changement, prise de décision même mineure pour régler un problème devait suivre une chaine de décision dont la réactivité ou non pouvait être catastrophique. Une certaine autonomie s'est finalement mise en place même sur les chaines de profuction à Peugeot ou ailleurs. Cette autonomie les outils web 2.0 en ont besoin pour fonctionner car si on reste dans les schémas actuels rien ne pourrait être échangé sans l'aval de la hiérachie...

Plus de confiance et un peu moins de controle pour permettre aux employés d'exprimer leur potentiel et non pas de répondre seulement à des ordres.

Apparemment l'Inde est leader en entreprise 2.0 suivi d'autres pays à forte croissance....tout un message!

 


Vincent | Le Samedi 24/11/2007 à 12:50 | [^] | Répondre

Re: Plus de confiance et un peu moins de controle

XavierAucompte On revient tous sur les mêmes mots : partage, confiance, nouvelle entreprise, réactivité, création. Malheureusement, nous finissons soit par Pays Emergent ou Etats-Unis. Nous sommes donc toujours sur la même ligne depuis 2 ans.

 


XavierAucompte | Le Samedi 24/11/2007 à 16:56 | [^] | Répondre