P2P : Place aux sanctions ; est-ce la bonne solution?
Débat très vieux mais qui va reprendre de la force les prochains jours.
Mots-clés : P2P
Denis Olivennes, PDG de la FNAC, avait été nommé président d'une mission sur la problématique du combat contre le P2P. Il vient de remettre ses propositions ce week-end au Président de la République. Sans vouloir rentrer dans le débat, je vais revenir rapidement sur le sens des propositions et mon avis en forte proximité avec les propositions de cet été de l'UFC Que choisir? Je finirai par vous expliquer pourquoi j'en parle sur notre blog dédié à l'entreprise.
Pour résumer, les propositions vont dans le sens de la répression comme ce qui avait été demandé. Cette répression est dite de ripostes graduées. Ainsi, peu à peu, suivant le niveau de délits et sa prolongation dans le temps, la personne sera tout d'abord contactée par mail, semble t-il, puis verra son accès internet fermé. La suspension d'accès à internet sera d'abord temporaire puis définitive. Pour aller plus loin, lire le texte dans son intégralité : http://www.blog.adminet.fr/IMG/pdf/Rapport_Denis_Olivennes_complet.pdf
Ce système paraît normal considérant les délits existant et encore plus affirmé quand cela va jusqu'à du commerce de contre façon. De l'autre côté, il est demandé de faire des efforts au niveau de cette industrie pour entre autre sortir sur DVD et internet les film et album de musique en même temps.
Ma vision est qu'on se trompe globalement de problème parce qu'aujourd'hui le coeur économique est dans la vente de DVD et un peu moins CD. Je ne ferai que reprendre quelques éléments de l'UFC Que choisir qui a déjà lancé un communiqué très dur : http://www.quechoisir.org/Position.jsp;jsessionid=F67A3E5E6B772DC84810464802B841B4.tomcat-1?id=Ressources:Positions:9A5B6203B501FEDCC125739B002D5A9C&catcss=IMA101
Je crois que comme dans nombre de process économiques aujourd'hui, les créateurs de valeur sont peu rémunérés et en même temps les consommateurs ont des prix de plus en plus élevés. Les éléments connus de cette situation pour tous les secteurs sont l'augmentation des transports et surtout la multiplication des intermédiaires et de leurs marges.
Face à cette situation, les consommateurs sont de plus en plus poussés à tricher ce qui est grave. De l'autre côté, les créateurs et producteurs de plus value sont dans des situations de moins en moins confortables. Pour coïncer cette situation, il a été créé les certifications obligatoires, les faux marchés ouverts mais réels monopoles et les exclusivités ou les deux rassemblés.
En l'espèce, il est anachronique de voir que nous vivons la révolution de la fluidité de l'information et de sa multiplication. Cette fluidité est d'autant plus rapide qu'elle utilise des médias et supports telecom différents avec internet, le wifi, le palm, le téléphone portabe, ... Au moment même où notre vie quotidienne se fait dans l'instant. J'ai envie d'un film, je le loue sur internet et dans la minute je peux le voir. Je veux un morceau sur mon i-pod... En trois clics, c'est acheté et intégré.
Alors même que cette transformation de l'industrie audiovisuelle, musicale et cinématographique ouvrent des portes incroyables pour gagner de l'argent ; les seuls blocages relevaient des exclusivités, des film ou acteurs bloqués, des films trops vieux pour les formats concernés. Ce sont tous ces blocages qui sont devenus les bases d'un nouvel ordre qui va à l'encontre de nos façons de vivre et qui fait prospérer un système décalé de la réalité.
Si j'en parle, c'est que cela n'est pas neutre dans l'entreprise qui va a les mêmes possibilités et les mêmes risques. Imaginez que la possibilité demain que certaines entreprises développent l'idée que partager n'est pas bon, que la possibilité de diffuser est un risque pour le diffuseur de perdre son rôle et donc sa place. Si cela devient une réalité d'entreprise, tous nos efforts seront mis à la poubelle de l'histoire d'entreprise.
De ce fait, je crois qu'il est important de suivre attentivement ce qui va se passer parce que ce sujet peut entraîner des changements d'usage et de réalités virtuelles avec la recherche pour certains de continuer l'esprit autrement.
C'est sûrement le premier sujet réellement et définitivement cadré et sanctionné. Nous sommes qu'au début mais faisons attention à ce que la France ne devienne pas un lieu de blocage et que les artistes et usagers décident de faire la même chose en belgique ou en espagne ou sur des sites étrangers.
Qu'en pensez-vous? Dites-nous, vous êtes pour ou contre les propositions de répression comme prévues dans le texte?
Les quatres membres de la commission sont :
Denis Olivennes, P-DG du groupe Fnac ;
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