Nov. 08 11

Version imprimable Nouvelle entreprise : les clefs de la réussite épisode II

Les nouveaux réseaux de la performance

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Depuis que l’entreprise existe nous avons des réseaux en son sein qui se construisent sur l’appartenance à des réseaux souvent externes, philosophiques, d’anciens élèves d’écoles renommées ou de sport (Ah le tennis, golf et le rugby…). Ces réseaux se complètent en interne par des liens tissés sur des projets, niveaux de responsabilités et autres affinités.
 

Ces réseaux s’affichent peu et cultivent une relation sur une approche discrète et une phase d’initiation sur le thème « nous sommes à part, voire une élite, aussi restons entre-nous pour mieux fonctionner ». Ils ne sont donc pas fondés à priori sur la compétence, sauf si on identifie celle-ci uniquement aux diplômes. Ils sont avant tout basés sur le relationnel et si ils permettent bien souvent à leurs membres de s’entraider c’est en premier lieu au bénéfice de ces derniers puis celui de l’entreprise, les deux n’étant heureusement pas antinomique.
 

L’entreprise collaborative donne accès aux salariés de l’entreprise à des réseaux basés sur les compétences, les idées, la capacité à échanger, contribuer, participer au développement d’une intelligence collective. Elle donne sa chance à chaque collaborateur, en dehors des différentes appartenances énumérées ci-dessus, de se faire reconnaître de manière transversale en limitant les freins hiérarchiques ou organisationnels sur la plus value de ses différents apports à la performance de l’entreprise.
 

A l’heure où l’implication des employés redevient très sollicité comment mieux l’amener si non en leur proposant que leurs idées comptent qu’ils ne soient pas seulement jugés sur l’obéissance aux ordres, aux objectifs, aux limites de leurs fiches de poste mais aussi sur leur réactivité, envie de participer ? Cette implication donne alors du sens à l’engagement de chaque salarié, celui de faire partie d’une communauté partageant des mêmes valeurs et objectifs.
 

Ces nouveaux réseaux ont comme credo la transparence, on affiche par exemple les contributions de chacun comme ses rétributions sous les diverses formes évoquées ci-dessous avec ou non l’aide d’indicateurs.
 

Car en effet il serait cynique de reprocher aux participants de ces nouveaux réseaux d’espérer retirer des avantages particuliers si ils amènent de la performance pour l’entreprise alors que les réseaux de première génération ont souvent eu comme vocation première d’apporter des avantages directs et souvent discret à ses membres ! 
 

L’entreprise fonctionnant au 2.0 est une manière de glisser des anciens repères et de l’influence des réseaux souterrains à la performance et la transparence des réseaux communautaires portés de la façon la plus visible par le web social.
 

Il n’est pas question de vouloir supprimer des réseaux anciens qui ont aussi leur avantage pour l’entreprise et font partie de son histoire mais de faciliter l’émergence de réseaux différents.
 

Ces réseaux sont moins marqués par le pouvoir et plus par l’influence avec un mode de fonctionnement permettant une plus grande diversité de profils et une contribution au niveau de performance de l’entreprise souvent beaucoup plus rentable.
 

La discussion est ouverte sur ce constat et nouvelles orientations et nous attendons vos avis et critiques avec impatience pour avancer mutuellement sur ce sujet.
 

Le prochain billet concernera les nouveaux réseaux et les pratiques RH

Premier billet : socioperformance : Les clefs de la réussite
 

Commentaires

c'est beau

XavierAucompte

Tout d'abord mon ami Vincent, c'est tout simplement beau et agréable à lire. Un détail sur les paragraphes à faire respirer. Après sur les idées, je suis en accord avec tout ce qui est écrit mais comme mettre de l'huile à de l'huile n'a jamais permis de mettre le feu, je veux te proposer une étincelle intellectuelle.

En te lisant, je me retrouve et je me fais peur. D'une dictature qui ne voulait pas de l'entrepreneur et qui ne voulait pas de celui qui innove, j'ai l'impression que nous passons à la dictature des minorités agissantes. 

Crois-tu vraiment que du jour au lendemain toutes les femmes de ménage (et je les respecte) vont imaginer la formule magique de l'entreprise? Crois-tu que les Directeurs à qui on sert le café vont vouloir passer du temps à tchater avec le gars de l'usine? Crois-tu que tout le monde ait envie de s'investir dans son boulot qu'il aime avant tout et pour son entreprise?

Tout cela tient de la rêverie philosophique dont je suis aussi coutumier, mais ne pourrais-tu pas nous proposer une entreprise crise qui se transforme avec tout autant ceux qui innovent que les autres? Ainsi, ma proposition serait de te dire que les réseaux n'existe souvent aujourd'hui que dans les entreprises qui vont mal. C'est dans la galère d'organisations 0.0 que l'on a cherché autre chose et qu'on est passé dans le mode réseau.

Donc est-ce si bien que cela les réseaux?

PS : ne me remerciepas vincent pour cette petite étincelle intellectuelle pour creuser l'explosion! A toi, et à vous de jouer... Moi, je pars en france...

 


XavierAucompte | Le Mercredi 12/11/2008 à 06:27 | [^] | Répondre

Re: c'est beau

Vincent Merci pour exprimer tout haut ce que certain doivent penser tout bas et permettre ainsi de rendre ce débat plus vivant et pratique !

En fait je suis pour une complémentarité sans angélisme des réseaux  et les articles suivant montreront que l'accompagnement RH et managérial devraient permettre de répondre à tes interrogations.

Nous sommes cependant bien sur un changement d'ADN de l'entreprise trop souvent basé sur le modéle bureaucratique celà ne signifie pas pour autant une perte totale des structures actuelles mais leur recomposition naturelle et graduelle pour dégager plus de performance en trouvant un modèle plus adapté.

Sur le fond voit plus celà comme une opportunité pour les dirigeants comme pour les employés de permettre l'émergence de nouveaux talents et non pas une revendication égalitariste qui n'a aucun sens économique, RH ou éthique.


 


Vincent | Le Mercredi 12/11/2008 à 11:12 | [^] | Répondre

rtrillard tjrs très intéressant ! au delà des réseaux dans les orga, la question qui se pose vraiment c'est la philosophie du management que nous pourrions qualifier de 2.0...N'importe qui dans l'organisation possède des savoir-faire et participe implictement  à l'évolution de l'écosystème organisationnelle, so...chacun peut amener sa plus-value avec les outils du web 2.0, veille, entretien du relationnel dans l'orga et psychologiquement ça peut changer beaucoup de savoir que le directeur est un "twit" ou un pouic pouic skype ...

 


rtrillard | Le Mercredi 12/11/2008 à 12:08 | [^] | Répondre

Valoriser le capital immatériel, une question d'actualité

Bonjour Vincent,
Ton article est pertinent et d'actualité; Mettre au service de l'entreprise, savoir potentialiser, valoriser les intelligences immatérielles et les réseaux développés par les salariés à l'extérieur de l'entreprise ... est aujourd'hui un enjeu crucial.
J'ai récemment eu l'occasion d'écouter sur France Inter une émission très intéressante intituleé "la matière grise : un gisement à valoriser" qui évoquait notamment cette problématique.
Elle est disponible à l'écoute sur le site de la radio publique, rubrique Rue des Entrepreneurs. 


 


Polet | Le Mercredi 12/11/2008 à 16:08 | [^] | Répondre

Re: Valoriser le capital immatériel, une question d'actualité

Vincent Merci pour ce commentaire et voici le lien : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/index.php?id=72663
C'est formidable de constater l'évolution actuelle, il faut que nous soyons l'étincelle chère à Xavier qui permettra de faire cette transition dans nos entreprises.

 


Vincent | Le Vendredi 14/11/2008 à 18:24 | [^] | Répondre