Noubliez pas! Un mot qu'il faut aussi appliquer à l'entreprise.
Jour de commémoration Nationale en souvenir des Poilus de 14 / 18
Mots-clés : mémoire d'entreprise, esprit d'entreprise, communication interne
En ce jour de commémoration, c'est bien le souvenir à qui l'on doit redonner sa place. La grande guerre a montré toutes ses horreures sur un périmètre de bataille réduit mais où la mort avait passé le pas sur la vie. Le dernier poilu français est mort mais doit-on oublier pour cela? Dans ce souvenir que doit-on conserver? Quelle image doit-on avoir de cette époque?
Sans avoir réouvert mes livres sur le sujet, me vient à l'esprit d'une classe populaire féminine qui a dû tout gérer pendant plus dix ans faute d'homme à la maison et ensuite dans quel état étaient-ils revenus? Dans mon livre d'école, je vois bien la photo du Tigre visant les tranchées ou de Pétain à l'écoute de ses soldats. C'est surtout la misère et la mort qui est le plus présent. Quel bizarerie d'avoir choisi le bleu horizon pour couleur d'uniforme quand le bleu horizon ne devait plus être d'actualité dans le ciel au-dessus des lignes de combat. Avant de fermer l'ouvrage, je vois les australiens, les américains et les anglais monter au front pour gagner avec à côté les premiers chars. A cette évolution technologique, il faut biensûr se souvenir de l'épopée aussi tragique qu'héroïque des as de l'aviation débutante qui n'eut pas le droit de défiler le jour de la victoire.
Dans notre quotidien, ce souvenir n'est qu'un monument posé au milieu des places de village où l'on ne lit plus les noms depuis longtemps. C'est un soldat inconnu sous un arc de Triomphe dont la flamme brûle sans arrêt mais où Zidane l'a parfois fait oublier. C'est enfin un passage dans les livres d'histoire qu'il est dur d'appréhender pour des jeunes européens allemands ou français.
Pourtant, si un jour, vous visitez la région des combats, vous verrez sur le chemin des dames où les champs ont repris leur place un défilé de cimetières aussi lourds de malheurs que sobres et perdus dans leur réalité. Comment imaginer qu'il a fallu autant de mort pour se battre les parcelles de champs?
Le souvenir ne doit pas s'éteindre et il n'est pas prêt à être oublié.
Si vous regardez l'entreprise, autant nous voulons un esprit d'entreprise, autant nous voulons une vie d'entreprise et moins nous travaillons à l'histoire de l'entreprise. Coïncés entre les actionnaires, les OPA, les changements de direction, le turn over et le profit rapide, l'histoire d'entreprise n'a pas ou peu sa place.
Dans combien d'entreprises, voyez-vous à l'entrée les noms des fondateurs? Dans combien d'entreprise, propose t'on aux salariés de participer à l'association d'histoire de l'entreprise. Combien de responsables de communication interne se sont-ils penchés sur la chose? On monte une plaquette à un centenaire qu'on oublie aussi vite.
Pourtant l'esprit d'entreprise est à la racine. Respectez la mémoire des anciens et vous comprendrez les besoins des jeunes. Quoi de plus anciens que les nouvelles tendances. C'est bien la répétition des erreurs qui font croire que les temps changent mais au fond qu'attendons-nous d'une entreprise?
Dans la majeur partie des cas, qu'elle nous écoute, qu'elle soit fidèle et que je puisse compter sur elle. Le salarié d'hier comme celui de demain attend et construit une famille professionnelle. Plus vous lui expliquerez qui elle est, plus il l'aimera.
L'entreprise qu'on aime, c'est celle qui est là quand elle ne l'attend pas. Pourquoi ne voit-on que trop rarement des enterrements avec une réelle présence d'entreprise? La retraite sépare l'homme de longues années de son entreprise et pourtant il aura toujours commencé sa présentation par "je suis un retraité de ...". Il aura suivi son entreprise et aimera que ses enfants y travaillent.
Loin de tous les outils, faites revenir et faites découvrir votre histoire d'entreprise pour mieux faire adhérer les salariés présents. Si vous voulez en plus utiliser les nouveaux médias, créez une communauté ou réseau des amoureux ou passionnés de l'entreprise et/ou de la marque. Leur but sera de faire revenir le plus grand nombre d'informations sur l'histoire et sur son quotidien parce que l'histoire a commencé hier et ne finit pas demain.
Si j'ai voulu insister sur l'esprit et la mémoire d'entreprise, je vous propose de réfléchir au savoir faire tout au long des ans. Combien de salariés ont une idée de l'évolution des produits de l'entreprise sur seulement les trentes dernières années? Cet enseignement ne serait pas de trop et pourrait parfois être un beau terrain de réflexion.
A la mémoire de ceux qui sont morts en ces temps pénibles.


Merci Xavier de revenir sur cet aspect essentiel de l'entreprise 2.0 : La mémoire !
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Je me suis interrogé avant de te répondre car le sujet est sensible.
Je ne crois pas que mettre en avant l'histoire et la mémoire soit de la manipulation. Nous avons tous besoin de racines.





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