Mai 09 31

Version imprimable Mc Afee, Dion Hincliffe et Gary Hamel, l’entreprise 2.0 n’est pas la même !

Outils, culture et management

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En premier lieu désolé d’avoir fait place à ce trio américain dans ce titre, bien d’autres mériteraient d’y être et je pense à John Husband qui a vraiment fait avancer la réflexion avec son concept de Wirearchy mais les trois auteurs en question sont vraiment représentatifs de la vision actuelle sur l’entreprise 2.0.

 

Mc Afee en est même venu à douter de son avènement, lui son premier défenseur, porteur de la première définition de l’entreprise 2.0, très orientée outil, voit pointer le spectre du KM. On en a beaucoup parlé, on a fait des milliers de conférences, livres et au final la montagne a accouché d’une souris. Depuis le temps que l'on parle de cette entreprise 2.0 on ne peut pas dire que les premiers retours soient enthousiasmants, vous le verrez dans la suite de l'article.

 

Dion Hinchcliffe lui en est persuadé, à coup de schéma et graphique, que l’E.2.0 est déjà là ! Hé oui une étude montre que le degré d’adoption de ces outils dans l’entreprise est en hausse, qui dit outils 2.0 dit entreprise 2.0 non ? Il faut reconnaitre que ces schémas sont souvent excellents le seul problème c'est qu'il attaque l'entreprise 2.0 par l'outil et que les mêmes études américaines montre que les freins sont avant tout culturels...

 

Enfin Gary Hamel attaque sous l’angle culturel et génération Y cette entreprise, ce qui me sauve d’une caricature de l’E 2.0 à la sauce américaine qui serait une vision purement instrumentaliste de celle-ci et en aucun cas une transformation portée par les dirigeants, les managers et la RH.

Bon alors essayons de faire parler les chiffres alors et les études s’appuyant sur un large panel de répondant. Pourtant plusieurs études laissent planer un doute sur le degré d’adoption et surtout de satisfaction de la mise en place de ces outils 2.0 dans l’entreprise. En clair seulement 20% en sont satisfaits de ces nouveaux outils.

Bon il faut un certain recul sur les analyses de ces grands cabinets car quand on voit que Forrester dans ces prédictions début 2008 voyait une explosion de l’utilisation du RSS par les entreprise on ne peut s’empêcher de sourire 1 an après en lisant leur nouvelles tendances :

"RSS is underappreciated in the enterprise.
This ubiquitous technology provides a mechanism to get content to people where they need it, rather than expecting people to find it."

 

 

Quoi qu’il en soit la tendance est confirmée par l’autre grand du conseil Mckinsey

"Only 21 percent voiced overall satisfaction, according to the report, and 22 percent cited clear dissatisfaction."

L’un des freins est annoncé clairement :

"For 22 percent of executives, their corporate culture doesn't encourage Web 2.0 usage. In addition, 20 percent said, "My company doesn't provide sufficient incentives to adopt or experiment with Web 2.0 technologies."

Il y a donc suite à l’adoption de ces outils plus de déçus que de satisfaits!! Faites la même étude avec notre bon vieil e-mail et je parie qu’on aura des résultats bien meilleurs.

Mc Afee est optimiste et pense que tout va se mettre en place grâce à un comportement de « good guys » des salariés. Hé oui l’homme est bon et dans le fond chaque salarié aspire a aider son voisin, son entreprise et comme on adore être au tableau d’honneur cela va marcher.

Un des derniers exemples que nous donne Mc Afee est celui de Verizon qui s’appuie sur ses retraités ou d’autres bonnes volontés pour animer un forum pour sa clientèle en leur payant…leur abonnement internet et en leur donnant un badge de super-user ! Pensez-vous que cela fonctionnerait en France, même les rédacteurs locaux de Ouest-France sont payés pour écrire sur la dernière kermesse du bourg de St Just ! A se demander si la théorie des jeux, la logique des acteurs est une spécificité française et que Crozier ne pourrait s’exporter…
 

Gary Hamel lui pense que c’est cette fameuse génération Y qui permettra enfin de bouleverser le monde organisationnel et managérial de l’entreprise et ne cesse d’écrire des article sur ce sujet. C’est une telle révolution à entreprendre que comme le dit un de ses articles c’est objectif lune pour le management (http://hbr.harvardbusiness.org/2009/02/moon-shots-for-management/ar/1). Ceci étant Gary Hamel quand il ne se focalise pas trop sur la génératrice Y avance des hypothèses solides des évolutions organisationnelles et managériales à entreprendre. C’est sans aucun doute le plus avancé dans cette réflexion

Ce qui m’embête ce n’est pas ces prises de position ou angles d’attaque de l’entreprise 2.0 qui peuvent s’argumenter et se justifier c’est surtout l’absence de réelle stratégie organisationnelle et RH. L’ami Bertrand Duperrin parlait dans un de ces derniers articles de ces RH qu’il voit au centre de l’entreprise 2.0, il en a donné quelques exemples sans rentrer dans la description d’une stratégie RH couplée au passage à l’entreprise 2.0.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer sur ce blog ou en webtv ce ne sont pas tant les outils que l’accompagnement et surtout le besoin de changer qui feront le succès de leur utilisation. Le syndrome de « on fait comme ça depuis des années et ça marche » a pour exemple frappant l’E-mail, le KM s’y est cassé les dents, le collaboratif aussi, l’E 2.0 risque de connaître le même sort si il n’y a pas plus d’urgence à changer la façon de travailler.

Ces trois auteurs en restent a des conseils pour faciliter la mise en place des outils mais sans poser la question du changement de paradigme nécessaire pour passer à une entreprise différentes de celle post taylorienne.

Alors oui ces outils doivent être simples, efficaces, dans la continuité des taches qu’on effectue, oui ils doivent mettre en avant les meilleurs utilisateurs mais on le voit bien on est à un niveau pratico-pratique et nullement stratégique.

Une anecdote dans un des billets de Mac affe m’a marqué : Il raconte ses échanges avec RH seniors plutôt ouvert à ces concepts mais lui disant jamais mon boss n’acceptera qu’on puisse échanger aussi librement avec nos clients, qu’ils puissent ouvertement nous dire ce qui leur plait et ne leur plait pas… Des clients ! On n’imagine même pas la question portant sur le salariés …

Ce n’est bien sur pas ce passage à l’appellation Entreprise 2.0 qui est important c’est ce qui l’accompagne avec, diminution des cloisonnements, systèmes pyramidaux rigides et hiérarchiques, écoute des clients, partenaires mais aussi des salariés, éthique par une volonté politique d’appliquer les principes de la RSE.

Dans cette posture en conseil il y a 10% d’idéalisme beaucoup de pragmatisme, de persévérance et de la performance !

Commentaires

La stratégie t'es donnée dans le seul exemple que tu n'ai pas cité : Cisco.

Détermination des objectifs stratégiques, identification des intéractions nécessaires pour les atteindre, alignement des pratiques, modes d'évaluation et formations pour y arriver. Et direction la porte si tu fais de l'obstructionisme.

Ok. Il faut du courage. Pas pour faire. Mais pour faire autrement que ce qu'on fait depuis des lustres.

Le soucis c'est que derrière une étiquette qui commence plus que franchement à m'agacer, on case des logiques "instrumentales", un mode d'organisation et une philisophie en faisant une joyeuse ratatouille sans s'attacher à la nature profonde du besoin de l'entreprise. Mais les trois sont dissociables. C'est le mélange des genres qui crée a confusion.

J'en reviens à mon credo : l'entreprise n'a que faire de nouveaux outils, n'a cure de son intranet et se moque des courants philosophiques qui se succèdent trop rapidement pour laisser la moindre trace. Ce ne sont pour elle que des otuils. Comme tout organisme vivant elle veut survivre et avoir un bilan recette/dépense positif. Point final. Le reste n'est pas que de la litérature mais c'est juste une question de moyens.

Mais si on ne rattache pas les moyens à l'objectif ou qu'on refuse de voir le lien entre les deux sous pretexte qu'il ne nous arrange pas on pourra disserter autant qu'on veut sans arriver à rien.

L'exemple de Chambers (Cisco) n'est peut être pas le meilleur ni le seul. Mais il fonctionne. Après si on me dit "oui mais comment arriver au même résultat sans employer les mêmes moyens parce que je n'ose pas..."....il n'est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

 


Bertrand Duperrin | Le Dimanche 31/05/2009 à 21:16 | [^] | Répondre

Darwin!

Vincent Cisco en effet... Encore une fois une entreprise avec une ADN bien particulière, un peu comme si tu m'avais donné l'exemple de Google. D'ailleurs Cisco a évolué dans son business modèle avec ces mêmes changements et ils doivent montrer l'exemple pour mieux vendre leur offre. Reste que tous les exemples de réussite nous enseigne à chaque fois quelque chose que l'on peut ou non appliquer à notre contexte.

Sur le fond tu as raison mais j'aime croire que tu aura tort bientôt car tu donnes la vision d'une entreprise fonctionnant à la Darwin et bien loin de la RSE, une entreprise d'un autre age dont la survie est plus importante que son impact social.

Maintenant entre l'entreprise 2.0 si on vut continuer à l'appler comme ça et une entreprise bien normale qui veut juste travailler un peu plus efficacement je suis d'accord il y a deja beaucoup a proposer avec une approche outil bien accompagnée de conseil...

 


Vincent | Le Dimanche 31/05/2009 à 21:47 | [^] | Répondre

Le problème (et l'exemple de l'email est une fois de plus très symbolique) c'est que pour être adoptés les technos 2.0 doivent d'abord rendre service aux employés. Dans sa quête pour la survie (cf. le commentaire de B. Duperrin) c'est en se délestant du superflu et en sélectionnant le vital que l'entreprise se maintient, et l'entreprise c'est des individus qui font les choix qui leur permettent de se maintenir au niveau d'exigence adéquat.
Certes une plateforme de messagerie peut être imposée au niveau corporate, mais même les plus réticents à ce choix technologique (plutôt qu'à un autre) l'utiliseront quand même, parce que la messagerie en tant qu'ensemble de fonctionnalités n'a plus rien à prouver, tout le monde est déjà convaincu.
Pour les outils 2.0 ce n'est pas encore évident et axer son discours marketing sur le collaboratif est à mon sens une erreur, déjà commise d'ailleurs par les outils de KM. Dit-on que l'on collabore lorsque qu'on s'envoie des emails? Non, on dit qu'on travaille, d'ailleurs qui entre dans une entreprise pour collaborer? Chacun vient y gagner sa vie, si possible en exerçant un métier qu'il a choisi et s'il faut pour cela collaborer alors collaborons.
C'est sur l'efficacité individuelle génératrice d'efficacité collective et de bénéfices redistribués (dans l'idéal) qu'il faut communiquer.
Collaborer dans l'entreprise n'est pas un sujet en soi. Etre efficace  pour que l'entreprise innove, produise et vende plus et mieux, si!

 


Christophe Deschamps | Le Dimanche 31/05/2009 à 22:26 | [^] | Répondre

T'as mis la sauce !

XavierAucompte Tout d'abord juste un mot pour dire que c'est quand même pas perdre son temps que de te lire. Merci de tout se travail et de ton analyse pour arriver là. Je n'aurai jamais pu aller sur ce terrain et j'ai beaucoup appris.

Pour revenir sur tout cela et les commentaires. Je suis d'accord avec Bertrand (c'est marrant, j'ai déjà dû le dire avant...). Il faut arrêter de philosopher et parler le bon langage du patron d'entreprise. 

A côté de cela, je crois que nous sommes encore des pèlerins d'une vision nouvelle : et j'aime conserver la notion d'entreprise 2.0. Et dans ce combat, les outils sont nos pires amis/ennemis. Un bon outil 2.0 dans une entreprise aux visions, approches et choix 1.0, c'est une bombe! Normal que la majorité des essais 2.0 soient des flopes. Ils sont mis en place comme si on mettait un pot de fleur à l'accueil. Ces mêmes outils sont des perles si bien utilisés dans bon contexte 2.0.

Juste pour répondre sur le dernier commentaire, je crois que la messagerie est le premier outil à enlever de l'entreprise actuellement. Source de stress, de désorganisation, d'irresponsabilisation, de non information, d'infobésité en même temps, tout passe par ce la et pourtant c'est très rarement géré. C'est grave docteur!

 


XavierAucompte | Le Lundi 01/06/2009 à 00:11 | [^] | Répondre

Re: T'as mis la sauce !

Vous avez bien sûr raison pour l'email, mais vous savez aussi que, malheureusement, cela ne marche pas comme çà. Les couches technologiques s'empilent les unes par-dessus les autres car chacun s'accroche à l'outil qui lui permet (justifie parfois) son travail. C'est vrai on peut supprimer des applis métiers pour les remplacer par d'autres mais l'email n'est pas une appli métier, elle est bien trop implanté et transversale pour cela, et malgré les multiples désagréments qu'elle engendre, peu nombreux sont ceux qui sont prêts à prendre le risque de l'échanger contre une autre n'ayant pas fait ses preuves. On comprend bien, intellectuellement, qu'un wiki projet est mieux à même d'appuyer un travail de groupe que la messagerie, mais il y a un toutefois un long chemin à faire pour accepter d'utiliser cet outil. Chemin fait de renoncement à des habitudes ancrées (se jeter sur sa messagerie pour communiquer comme on se jette sur Google pour rechercher) et d'acceptations de nouveaux modes relationnels au sein de l'organisation. C'est également très lié à une culture particulière, celle de la prise de risque. Il est facile pour nous qui lisons beaucoup autour de ces sujets (et expérimentons parfois) de voir que la prise de risque est finalement minime si le projet est bien conduit, mais encore faut-il que nous arrivions à en convaincre...

 


Christophe Deschamps | Le Lundi 01/06/2009 à 10:31 | [^] | Répondre

Re: T'as mis la sauce !

XavierAucompte Vous avez totalement raison. C'est entre autre le but de ce blog que d'en parler pour faire avancer les choses.

 


XavierAucompte | Le Mardi 02/06/2009 à 00:22 | [^] | Répondre

Translation

Vincent I should translate all this stuff for Mc Afee, Dion Hincliffe et Gary Hamel, just in case they want to help us to understand their point of view...

Ca relaie en tout cas côté français http://cozop.com/vincent_berthelot/mc_afee_dion_hincliffe_et_gary_hamel_entreprise_est_pas_la_meme

 


Vincent | Le Lundi 01/06/2009 à 11:26 | [^] | Répondre

Certainement naïf le biloo...

Pour moi 22% de satisfait du web 2 dans l'entreprise c'est peut-être aussi 22% d'entreprises pour lesquelles les résistences au changement ont été vaincues... 

donc que 78% résistent encore au changement... ce n'est pas si mal en aussi peu de temps d'avoir transgressés bien des tabous dans de nombreux codes de conduite ancrés dans les paliers sucessifs de l'echelle du pouvoir (non-dit, désinformation, top-down persistant, règles implicites en position forte ets dominantes voire écrasantes, verrous et goulot d'étranglement dans l'accès à l'information etc...): bref le web 2 dans une entreprise 2.O c'est accepter naïvement de vouloir changer les jeux de rôles !

Par contre si l'on va trop vite dans l'intégration non contrôlée par les couches sup au pouvoir de ces outils c'est une entreprise en proie à la dislocation voire l'implosion et ça dans le confort sécuritaire que l'on évite de prendre trop de risque trop vite...

Donc merci de la grande qualité de ton article Vincent, et les réactions sont stimulantes moi j'ai voulu donner une orientation enthousiaste et naïve de ce palier significatif des 20% car il est structurant pour les 80% qui reste... vont-ils résister ? Défendre contre vents et marrées les outils du web 1... ce sont souvent les mêmes prestataires et fournisseurs de techno web 1 qui sont les premiers et plus forts freins au Web 2... on le voit bien dans les sites d'e-commerce...

Et oui en tout cas un média froid et assynchrone comme l'email a mis quelques décennies pour atteindre le taux d'appropriation et d'usage comme il en fait preuve aujourd'hui dans les couches socio-démo les plus anciennes dans l'entreprise... donc la "couche" générationnelle du Y et des usages des outils qu'elle affectionne... on n'a pas fini d'en parler !

Cheers,
Gil

 


Revgi | Le Lundi 01/06/2009 à 22:09 | [^] | Répondre

L'email, outil collaboratif?

Bonsoir Vincent,
Cet article fait un point très intéressant sur la notion d'Entreprise 2.0. Ce n'est pas gagné, et Taylor a encore de beaux jours devant lui...
Je voudrais aborder le problème du mail, décrié par Xavier, mais justifié par Christophe : comme lui, je ne vois pas comment on pourrait supprimer le mail des entreprises. Il me semble que le mail est une des inventions de ces dernières années qui a révolutionné l'échange d'informations entre les individus, tant dans le domaine privé que dans le domaine professionnel. Il me semble qu'on pourrait comparer l'importance de cette invention à celle des postes il y a plusieurs siècles... 
Alors, si le mail est aussi important et aussi bien implanté dans les entreprises, pourquoi ne pas améliorer son côté collaboratif, tout en lui supprimant (ou diminuant) les aspects négatifs, si bien décrits par Xavier ?

Une tribune d'Alexandre Mermod dans le Journal du Net fin mars développait cette idée.
Mais d'abord, Alexandre Mermot donnait d'autres précisions qui me semblent importantes sur l'étude Forrester : 
- 99% des personnes interrogées déclarent travailler de manière collaborative;
- 81% des employés européens travaillent en équipe avec des personnes géographiquement éloignées, y compris sur plusieurs fuseaux horaires;
- L'email est de loin, avec le téléphone, l'outil le plus plébiscité par les collaborateurs;
- Les plates-formes collaboratives sont délaissées.

Ensuite, il constate comme tout le monde, les inconvénients du mail, mais propose l'intégration de ces mails dans les plate-formes collaboratives, en les capitalisant, les classant et les hiérarchisant selon les sujets et thèmes traités. Idem pour les documents joints.

Il ne néglige pas mon plus les aspects humains, en préconisant de choisir un outil de collaboration aussi proche que possible des pratiques collaboratives existantes.

Sa conclusion : "Ce n'est plus le grand saut qu'il faut prôner pour les entreprises dans le domaine, mais une évolution intelligente et bien conduite des outils collaboratifs vers la structuration sans la contrainte, et vers la capitalisation sans l'effort."

Bien sûr l'outil n'est qu'un aspect de l'Entreprise 2.0 (ou de l'Entreprise du 3ème type...), mais je ne vois pas pourquoi une entreprise humaine, avec un mode de management respectant et écoutant les salariés, ne pourrait pas continuer à utiliser le mail (avec les améliorations suggérées ci-dessus) dans le cadre du travail collaboratif de ses employés.

 


Bernard Sady | Le Mardi 02/06/2009 à 00:13 | [^] | Répondre

Re: L'email, outil collaboratif?

XavierAucompte On ne peut que être d'accord avec vous.

Quand je parle de disparition de la messagerie, je suis bien conscient que certaines de ses caractéristiques doivent continuer. L'adresse pour premier exemple.

Par contre, les fonctionnalités de messagerie vont s'intégrer comme vous le dites dans le collaboratif, dans le participatif, ... 

Ce qui doit disparaître, c'est les très mauvais usages de la messagerie et surtout ce qu'elle crée : du stress et des tensions par le support froid du texte envoyé qui amène parfois à la discorde car derrière les mots on peut mettre des signes et attitudes en réel qui baissent leur portée.

 


XavierAucompte | Le Mardi 02/06/2009 à 00:29 | [^] | Répondre

Le syndrome du hamster!

Vincent Le 1er juillet un debat sur techtoctv est prévu sur la problématique e-mail-collaboratif quand on sait que les managers passent 40 % de leur temps a traiter des mail et y répondre il y a en effet de quoi s'interroger.

Tres interessant Bernard cette idée d'arréter de lutter et d'aller dans le flow... a voir dans les échanges que nous aurons a cette émission.

 


Vincent | Le Mardi 02/06/2009 à 19:16 | [^] | Répondre

Lien croisé

OF - Le KM est -il mort? La réponse de Prusak et Snowden. : " Blog des Managers Intranet - Mc Afee, Dion Hincliffe et Gary Hamel, l’entreprise : "Pour les outils 2.0 ce n'est pas encore évident et axer son discours marketing sur le collaboratif est à mon sens une erreur, déjà commise d'ailleurs par les outils de KM. Dit-on que l'on collabore lorsque qu'on s'envoie des emails? Non, on dit qu'on travaille, d'ailleurs qui entre dans une e"

 


Anonyme | Le Jeudi 04/06/2009 à 15:44 | [^] | Répondre

L'important, ce sont les outils

 Salut Vincent,

Je rebondis sur une de tes remarques :

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer sur ce blog ou en webtv ce ne sont pas tant les outils que l’accompagnement et surtout le besoin de changer qui feront le succès de leur utilisation.

A la réflexion, je suis en désaccord avec ce que tu dis (et qui est aussi une idée que Xavier répète à l'envie). Je ne minimise évidemment pas le contexte culturel comme facteur de succès de l'adoption des nouvelles technologies au sein d'une organisation. L'accompagnement au changement peut avoir aussi une certaine influence (quoique minime).

Mais je pense que le plus important, ce sont les outils eux-mêmes.

Par exemple, le mail s'est développé tout seul en entreprise, malgré les résistances. Anecdote : Je discutais avec un responsable de l'employee self service de la Société Générale qui me disait que quand ils ont déployé le mail au sein de cette vénérable institution, ils s'interrogeaient sur le fait de savoir s'ils allaient mettre le mail de Daniel Bouton dans l'annuaire. Ils avaient peur que les autres salariés en profitent pour lui envoyer des mails d'injures !



 


Gilles Satgé | Le Dimanche 07/06/2009 à 17:53 | [^] | Répondre

Re: L'important, ce sont les outils

Vincent Sacré Gilles tu ne prends rien de moins pour ton exemple que la killer app du siécle en informatique!!!

C'est que le mail correspondait à une époque, un contexte, un besoin, qu'il s'est répandu comme une trainée de poudre.

Le web 3.0 devra tuer le mail dans sa forme actuelle pour espérer le dépasser.

Alors en effet certains outils sont tellement géniaux que nul besoin de les pousser pour les voir adopter, téléphone mobile, ordinateur portable...

Pourtant même sur ces 3 exemples sans régles, accompagnement c'est rapidement une dérive dans les utilisations.

Pour revenir au sujet en se centrant sur les outils 2.0, ils sont arrivés désormais à un degré de maturité qui fait qu'à mon sens les gains seront minimes dans le succès d'un projet en fonction de l'outil choisi, ils seront par contre importanst en fonction de l'équipe projet, des prestataires, consultants sur les partie splus "molles" de ce projet : organisation, communication, management...

On ne va pas s'enfoncer dans ce débat mais certains avec des pierres un marteau construisent des cathédrales et d'autres du gravier...

 


Vincent | Le Lundi 08/06/2009 à 19:14 | [^] | Répondre

Merci ...

 .. de m'avoir considerer et mentionner.

Jon

 


Jon Husband | Le Lundi 15/06/2009 à 02:57 | [^] | Répondre

Et ..

 I should translate all this stuff for Mc Afee, Dion Hincliffe et Gary Hamel, just in case they want to help us to understand their point of view..

Au moins je parle francais (plus ou moins ;-)

Jon

 


Jon Husband | Le Lundi 15/06/2009 à 03:00 | [^] | Répondre

Welcome my friend!

Vincent Nice to read you here Jon, We would appreciate if you could give us your feedback ont this topic in french or in english and how your approach on Wireharchy help you to explain changes that will come or have to come with ten entreprise 2.0 to big managers.

Best regards :-)

PS Mc Afee is speaking french also no  ;-)

 


Vincent | Le Lundi 15/06/2009 à 10:55 | [^] | Répondre

Re: Welcome my friend!

 Salut, Vincent.  

I don't know if Andrew speaks French.  If  he does, alors tant mieux, non ?

I will be glad to offer several links to things I have written in the past regarding the impacts of using Enterprise 2.0 capabilities (software) and the dynamics generated by the use of social computing (organizational behaviour) on management methods and processes.

Est-ce que je devrais publier ces liens ici ?

 


Jon Husband | Le Lundi 15/06/2009 à 16:16 | [^] | Répondre

Re: Welcome my friend!

 Bien sur je suis un pédant, mais j'epelle "wireharchy"  ... "wirearchy"

 


Jon Husband | Le Lundi 15/06/2009 à 16:20 | [^] | Répondre

Re: Welcome my friend!

 Alors, voici un de mes billets blog sur les defis de "management" dans un scenario Enterprise 2.0 qui a été lu le plus souvent ....

"Will Enterprise 2.0 Drive Management Innovation ?"

 


Jon Husband | Le Lundi 15/06/2009 à 16:24 | [^] | Répondre


Better to begin a new trend !

Vincent Jon thank so much for your input, je te propose de redémarrer un nouveau billet pour donner ton point de vue sur la question du moteur organisationnel managérial de l'entreprise 2.0 et de le rédiger ensemble avec un lien vers les différentes sources :-)

 


Vincent | Le Lundi 15/06/2009 à 20:28 | [^] | Répondre

Re: Better to begin a new trend !

 Cela me semble interessant.  Est-ce que tu veux en discuter par Skype, par example ?

Jon

 


Jon Husband | Le Mardi 16/06/2009 à 09:01 | [^] | Répondre

Re: Better to begin a new trend !

Vincent Ca marche Jon, j'essaie de te contacter pour un bel article sur Brent et si tu repasses a Paris une énorme table ronde en wbtv avec l'ami Bertrand qui ne pourra résister ;-)

 


Vincent | Le Mardi 16/06/2009 à 18:07 | [^] | Répondre