Juin 09 29

Version imprimable Marasme 2.0

Ca manque d'air!

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Cela manque dramatiquement d’oxygène actuellement sur le front de l’entreprise 2.0 :

-le premier chapitre du prochain livre de Andrew Mc Afee est une reprise de ce que nous disons depuis un certain moment, on verra sur le reste du livre

-Boston selon Claude Malaison a failli être témoin d’une indigestion massive des participants du slogan que nous portons aussi depuis un moment , Ce n’est pas tant l’outil que l’accompagnement, le changement culturel qui compte.

-On reste dans des utilisations marginales et souvent externes du 2.0 sans rien modifier aux fonctionnements internes

-Bertrand Duperrin lui a décidé que la « Philosophie du 2.0 » c’était peut-être un nice to have mais on en avait pas besoin pour faire du business avec des outils 2.0, ça tombe bien avec le pari audacieux de déploiement international de bluekiwi

Franchement, les seules raisons actuellement d’être optimistes sont :

-la croissance tant en nombre d’utilisateurs que dans les usages de Twitter

-Les plateformes sociales fonctionnant avec de la vidéo qui vont modifier l’appréhension du billet blanc et avoir de multiples applications.

-Les échanges avec les amis cités dans ce billet et ceux qui constituent la sphère internationale des experts du 2.0

-Les demandes croissantes des entreprises, dirigeants et désormais des TPE au moins d’explication des fonctionnements du 2.0

Alors comment pouvons-nous agir pour mettre un peu de bulle dans notre biotope 2.0 ?

Commentaires


Zen attitude

Que le concept de l'enteprise 2.0 perde de la densité, de la pureté en se propageant à un plus grand nombreux y compris des consultants et éditeurs de logiciels qui sont consommateurs de 2.0 depuis peu ou des dirigeants qui veulent changer que la forme et pas le fond de leur management.

Que cela créé chez les pionniers et autres activites du 2.0 du blues, de la frustration de temps en temps, je le comprend, mieux je partage ça parfois... moi mon "remède" c'est de me mettre au balcon, de prendre de l'air d'en haut. Zen attitude en quelque sorte.

Et de voir que ce qui se joue est un mécanisme physique de propagation qui va dans le (bon) sens de l'histoire. La tectonique des plaques du changement des entreprises est en marche même si son rythme n'est pas le notre !

Il faut continuer à creuser et aider à creuser le sillon sans forcément faire du nouveau et du révolutionnaire, peut etre à l'image de Mc Afee. Enfoncer le clou sans chercher à en planter un nouveau trop rapidement comme le web 3.0. Fêtez les (petits) succès d'entreprises comme celui de Booz Allen car les petits ruisseaux font les grandes rivières.Travailler plus le comment, le mieux et le plus.

 


David de Talentpower | Le Lundi 29/06/2009 à 22:56 | [^] | Répondre

Pas d'accord avec toi mon cher ami!

XavierAucompte

En tant que chef d'entreprise qui a décidé d'être ouvertement, volontairement et exclusivement entreprise 2.0, je ne vois à aucun moment de crise ou d'essoufflement. Au contraire, nous avons des demandes presque chaque jour.

L'essouflement vient, je crois, de l'ancien monde ou des startup aux modes de fonctionnement et de financement d'avant. Il faut arrêter de croire qu'on peut continuer à donner des leçons et croire qu'on peut faire exploser un marché comme cela. Il faut du temps et ce sont nos clients les entreprises qui décident du bon moment.

En cela, depuis quelques articles, vous avez pu voir mon regain d'amitiée pour , car ils étaient les premiers et continuent à pousser le train. Ils font du bien à tout le marché et j'aime ce courage et cette volonté. En plus, ils restent un bon exemple de start up française qui tient le morceau. Cela fait du bien!

L'entreprise 2.0 n'a jamais eu autant de forme et d'énergie qu'aujourd'hui mais Boston est un lieu fermé entre personnes qui en parlent entre eux. Au bout d'un moment, cela sent le renfermé. Attention, cela ne veut pas dire que ce n'est pas un lieu important mais il n'est pas représentatif du marché à mon avis. L'amérique est grande et il faudra voir les prochains évènements.

Il faut regarder l'afrique qui bouge, l'australie où je vois de belles choses, l'Asie qu ne s'arrêt pas, ... Et puis il y a toutes les entreprises françaises qui font du 2.0 toutes seules dans leur coin sans tapage, en s'essayant, en avançant doucement, ... On ne voit pas tout mais je crois que le 2.0 est déjà bien avancé.

Pour mémoire, les intrablog et intraverses ont montré chaque année l'énergie qu'on ne voyait pas dans les autres concours. Pourquoi? parce qu'on ne recherche pas les mêmes choses.

Je ne crois pas que deux hommes font une tendance (même si je les estime) et comme tu l'as indiqué ensuite la vague vient du bas et ce n'est pas si mal.

Si aujourd'hui, je crois que deux hommes depuis des années font la tendance : ils se nomment Gilbert Reveillon et Vincent Berthelot. J'ai eu la chance de vous rencontrer il y a déjà quelques années maintenant. De nos échanges et réflexions en direct sur BRENT sont sortis nombre de sujets. Et depuis des mois, c'est en vous lisant que je me fais des idées. Si aujourd'hui BRENT continue à avoir le nombre de lecteurs que nous connaissons, c'est grâce à vous, à votre énergie, à votre intelligence, ... et tout cela me fait dire que l'entreprise 2.0 est loin d'être dans le marasme.

PS : si je signe et contre signe ce paragraphe, je ne mets pas de côté les excellents blogs de tous nos amis présents sur la toile depuis aussi longtemps que nous et avec une qualité toujours aussi présente.

 


XavierAucompte | Le Mardi 30/06/2009 à 01:52 | [^] | Répondre

A moitié d'accord

Rien de neuf effectivement, je partage ton avis là-dessus. Mais pourquoi faudrait il quelque chose de neuf ? Accumuler les idées c'est bien mais lorsque le rythme d'adoption est largement plus lent que le rythme de proposition il arrive un moment où il peut être intéressant de consolider et d'arrêter la fuite  en avant.

Beaucoup de choses intéressantes ont été proposées ces dernières années. Peut être faut il prendre le temps de les mettre en place. C'est la multiplication des Booz Allen qui permettra de passer à autre chose.

Ca sent la fin de cycle. Ce qui ne veut pas dire que c'est la fin tout court. Par contre plutôt que des idées pour enrichir, pour aller encore plus loin, on va (à mon avois) se pencher davantage sur la réalisation, l'articulation avec l'existant.

Pour la phrase que tu reprend d'un de mes anciens articles je persiste et je signe. Je ne pense pas qu'un Cisco par exemple soit devenu beaucoup plus Humaniste qu'avant. Idem pour de nombreux autres. On améliore la manière dont on travaille, avec des outils plus performants pour certaines activités. Point. D'accord il faut revoir un peu la manière dont on gère les gens (au propre comme au figuré) mais ça ferait davantage d'objet d'une dimension management 2.0 que j'ai volontairement oublié. Peut être pourrait on la positionner de manière transverse aux trois autres. Après on peut avoir envie (et c'est ce que j'appelle le coté "philososphie") de contruire une entreprise plus juste, plus "durable", plus humaine, plus.... mais tu n'as pas besoins d'outils pour le faire. Et ça n'est pas non plus la conséquence obligatoire de leur utilisation. Et, soyons lucide, encore moins la préoccupation de nombre d'entreprises à l'heure de serrer les boulons en pleine zone de turbulences.

 


Bertrand Duperrin | Le Mardi 30/06/2009 à 10:22 | [^] | Répondre

Merci !

Vincent Merci pour ces commentaires qui en effet appuient l'idée que nous sommes certainement parvenus à un plateau et qu'un travail d'intégration plus lent commence.

Ce billet était un peu polémique dans le but de vous amener à réagir, vous positionner. Je n'ai nul problème avec une plus grande diffusion du 2.0, on en retrouve partout et surtout chez les gros qui se disent qu'un peu de saupoudrage 2.0 permettra de déguiser l'éléphant en petit oiseau !

Je suis bien d'accord qu'on ne peut vendre de la philosophie à un dirigeant actuellement si ce n'est pas sa demande mais seulement l'accompagner dans la recherche de façons plus efficaces, de travailler, collaborer et comprendre les attentes de ses clients, partenaires et employés. 

Simplement dans mon esprit un bon consultant 2.0 améne avec la mise en place des ces nouveaux outils, adaptations organisationnelles, un nouveau regard du dirigeant sur ses salariés, l'efficacité ou non des fonctionnements hiérachiques et de l'organisation en place.

Nous sommes ici dans la maieutique, celle que le consultant doit adopter vis à vis de ses clients pour qu'ensuite ces derniers l'appliquent en interne.

 


Vincent | Le Mardi 30/06/2009 à 13:11 | [^] | Répondre

Re: Merci !

On doit pouvoir amener une compréhension globale, maitriser l'ensemble, de la philo au postionnement et à l'impact sur la chaine de valeur (hé oui...), présenter comment se passe l'articulation, là où ça a du sens et là où ça n'en a pas.

Mais il faut également prendre en compte le contexte interne. Certains ont une idée précise de ce qu'ils veulent et ne veulent pas et il faut le respecter et faire en conséquence lorsque c'est possible. Et être pédagoques lorsque ça ne l'est pas.

 


Bertrand Duperrin | Le Mardi 30/06/2009 à 13:24 | [^] | Répondre


les utilisateurs restent des utilisateurs

Ton constat n'est pas vraiment une surprise pour ma part. Le phénomène 2.0 ne change pas fondamentalement la base des utilisateurs, les mentalités, la nécessité de la conduite du changement (accompagnement), le fait que la participation soit toujours un défi. Les outils changent mais les comportement restent en gros les mêmes. Mon cours d'ESG sur la collaboration est d'ailleurs basé sur ce thème, je ne crois pas à la génération spontanée de collaboration, ni en web 2.0, ni en entreprise 2.0, et je retrouve bcp des éléments de conduite du chanegement autour de ces outils que j'ai pu rencontrer lorsque j'avais la charge des déploiements d'outis + traditionnels.

Qui plus est, je ne suis pas convaincu par la fameuse 'génération Y', je reviendrai bientôt là-dessus, des études fort intéressantes ont été menées par Orange labs.

version 2007 du cours: http://visionarymarketing.com/_repository/mbaesg/ppt/mbaesg-collaboration-1-1.htm

 


Yann Gourvennec | Le Jeudi 02/07/2009 à 12:05 | [^] | Répondre

Re: les utilisateurs restent des utilisateurs

Vincent On nous aurait menti !!!

En fait on a un peu vite confondu une facilité à vivre avec les TIC et une appétence à les utiliser professionnellement dans l'entreprise...

Le 2.0 va plus loin que l'accompagnement dont tu parles à mon avis mais j'en serai sur quand j'aurai parcouru tes notes.

Quand on a des commentaires comme les vôtres c'est là ou on se dit que le 2.0 est un gisement d'intelligence collective formidable, vraiment super de s'entraider, s'entrainer sans jouer des egos parfois trop enflés au personnal branding.

Quelle richesse Brent quand c'est vous qui prenez la parole :-)

 


Vincent | Le Jeudi 02/07/2009 à 17:54 | [^] | Répondre

Y a-t-il une grande entreprise 2.0 ?

olivierzara Vincent, je partage ton point de vue. A mon avis, on peut faire simple et analyser le marasme en répondant à cette question :

Y a-t-il une grande entreprise 2.0 ?

Si on exclut les éditeurs de logiciel 2.0 (qui utilisent... imposent ces outils à leurs employés), les petites structures (start-up, PME avec à leur tête des créatifs culturels, des technophiles,...), les entités ou départements de grande entreprise (qui fonctionnent en déviance du reste de l'organisation et qui sont menacés de disparition si on les découvre ou si le leader quitte l'entité), les projets (ça ne manque pas les projets, mais un projet c'est un projet, le "work in progress" ce n'est pas une réussite surtout quand le projet concerne un petit bout de l'organisation), les mises en place récentes (qui sont peut-être des succès maintenant mais qui peuvent encore s'effondrer),.... c'est le NEANT !

Y a-t-il une grosse structure qui a mis en place avec succès et dans la DUREE toutes les composantes de l'entreprise 2.0 ?

Quand on pourra répondre à cette question et donner des noms, on sortira du marasme ;-)

 


olivierzara | Le Samedi 04/07/2009 à 13:45 | [^] | Répondre

Est-ce que ca pourrait aller plus vite ?

Vincent,

tu écris


-On reste dans des utilisations marginales et souvent externes du 2.0 sans rien modifier aux fonctionnements internes

Je pense que l'acceptation des nouvelles technologies et usages par des organisations complexes est toujours très lent et demande du temps : ca passe à la fois par des initiatives des utilisateurs et du management. Ca se demande quelques générations, au rythme du renouvellement du corps social d'une entreprise, avec le départ des genération X et l'arrivée des génération Y.

Donc je considère ces utilisations marginales et externes comme des points plutot positifs qui accompagnent la mutation des entreprises.

Je comprends que tu regrettes que ca n'aille plus vite... il faut cependant rester rélaiste sur nos attentes en matière d'acceptation du changement

 


ariosbourg | Le Mardi 07/07/2009 à 13:18 | [^] | Répondre

Re: Est-ce que ca pourrait aller plus vite ?

@ ariosbourg 

Je suis d'accord avec toi. L'évolution pourrait prendre entre 20 ans et 30 ans. D'ici là, je souhaite aux éditeurs 2.0 d'avoir une vache à lait 1.0 pour ne pas couler...

 


Anonyme | Le Lundi 13/07/2009 à 21:43 | [^] | Répondre

Ce sera dans les 5 ans ou non !

Vincent Merci pour vos commentaires mais je n'accroche pas à l'idée selon laquelle il faudra attendre le renouvellement de la génération actuelle des top managers pour epérer passer à l'entreprise 2.0, pour faire court l'entreprise à une capacité à normaliser qui est redoutable...

Ce fut un des points de nos échanges avec O.Zara très interessant car nos avis étaient divergents au départ pour se rapprocher à la fin. Le changement ne se fera pas par glissement générationnel et sans bobos ou ruptures...

 


Vincent | Le Lundi 20/07/2009 à 20:18 | [^] | Répondre