Mai 08 31

Version imprimable Les Assises du numérique : un moment important où l'entreprise 2.0 ne peut être absente.

Un sujet fort pour les semaines à venir

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Aujourd'hui se tenaient les assises du numérique mises en place par le Secrétaire d’Etat chargé de la prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du développement de l’Economie numérique Eric Besson. Lors de son intervention, Eric Besson a proposé 27 pistes toutes très intéressantes et parfois qui font se souvenir du rapport Attali. Cela va sur de nombreux points dans le bon sens sans grandes innovations ou idées nouvelles à souligner.

Il reste malheureusement un sujet non abordé et pourtant si important qui est l'évolution des entreprises via l'intégration du 2.0 et pas seulement par le commerce en ligne ou la e-formation. L'oubli est complet et grave. Il faut donc ajouter cette partie aux Assises et je compte sur vous tous pour demander cette évolution.

C'est dans cet état d'esprit que j'ai mis un mot sur le site des Assises Numériques pour qu'elles intègrent l'Odyssée de l'entreprise 2.0 : http://assisesdunumerique.fr/actualites/les-27-pistes-de-travail/#comment-8  merci à tous de passer ce même message.

Avant de lire dans le texte, vous pouvez écouter Eric Besson : http://www.zdnet.fr/videos/0,3800003256,39381408,00.htm?xtor=RSS-1 et limité sur la partie pas de budget pour le plan numérique :



Pour en savoir plus, je vous propose d'aller sur les site des Assises : http://assisesdunumerique.fr/actualites/ et sinon les mesures : 

27 pistes de travail ouvertes à la concertation pour préparer le plan de développement de l'économie numérique 

Ce plan portera sur cinq objectifs principaux

  • 1. Couvrir 100% de la population par les réseaux d'accès haut débit fixe et mobile, faire de la France un des leaders en matière de très haut débit, assurer la migration vers le tout numérique audiovisuel, et réduire la fracture numérique en Métropole comme en Outremer.
  • 2. Favoriser le développement des nouvelles offres de contenus numériques sur Internet, développer des filières de formation dédiées au numérique pour soutenir cet effort et créer un cadre de confiance dans l'économie numérique
  • 3. Diversifier les usages du numérique, avec les nouvelles applications dans les domaines du télétravail, de l'éducation, de la formation, de la santé, de la justice, du commerce électronique, et de la e-administration.
  • 4. Adapter notre organisation et notre gouvernance aux enjeux de la révolution numérique.
  • 5. Bâtir la société de demain grâce au numérique, levier essentiel pour stimuler la recherche, l'innovation et la création d'entreprises, pour inciter la société à opérer sa mutation environnementale et pour repenser la ville du XXIème siècle.

Les 27 pistes

Permettre à tous les Français d'accéder aux réseaux numériques

  • 1. Favoriser l'accès au haut débit fixe et mobile pour tous les Français en 2012
  • 2. Offrir un nouveau paysage audiovisuel numérique à l'horizon 2012
  • 3. Faire de la France l'un des leaders européens du très haut débit
  • 4. Accroître l'accès des Français aux équipements et services numériques
  • 5. Réduire la fracture numérique en Outre-mer

Développer la production et l'offre de contenus numériques

  • 6. Améliorer la diffusion des contenus cinématographiques et musicaux
  • 7. Sécuriser la diffusion de l'écrit et le développement de la presse dans l'économie du numérique
  • 8. Lutter contre la cybercriminalité
  • 9. Accompagner le déploiement des technologies et des services de l'Internet mobile et de l'Internet des objets
  • 10. Développer le secteur du jeu vidéo
  • 11. Développer l'industrie du logiciel
  • 12. Adapter les formations aux besoins du numérique

Diversifier les usages et les services numériques

  • 13. Renforcer la confiance numérique
  • 14. Accroître les usages du numérique dans l'enseignement scolaire
  • 15. Bâtir l'université numérique
  • 16. Déployer les TIC au service de la santé et du bien être
  • 17. Développer le commerce électronique
  • 18. Encourager le télétravail
  • 19. Rendre l'Etat exemplaire en matière de service : le développement de l'administration électronique
  • 20. Faciliter l'accès à la justice par le numérique
  • 21. Accélérer la compétitivité et la croissance des entreprises par le numérique

Adapter notre organisation et notre gouvernance aux enjeux du numérique

  • 22. Fusionner les instances chargées de l'auto-régulation, de la co-régulation et de la consultation
  • 23. Faire émerger une gouvernance européenne et internationale de l'Internet

Bâtir la société de demain avec le numérique

  • 24. Appuyer le développement de la recherche, de l'innovation et de la création d'entreprises
  • 25. Recourir au numérique pour opérer la mutation environnementale de la société 30
  • 26. Faire du numérique un outil pour bâtir la ville du XXIe siècle

Commentaires

Assises du numériques : quel rôle pour le design ?

 http://www.nodesign.net/blog/index.php/2008/06/09/203-assises-du-numeriques-quel-role-pour-le-design

Assises du numériques : quel rôle pour le design ?

L'absence des usages et de la mise en avant des rôles du design, lors des assises du numériques pointent encore une fois le retard de la france en matière de Design. La récente maturité des industries numériques appellent le temps des usages et du design.
Les Objets sont désormais en mutations. D’objets solitaires, ils deviennent des objets de services connectés à des réseaux. Immatériels, ils deviennent des services immateriels. le Web, mais aussi l', l'ambiant intelligent, l'information omniprésente, nouvelle communication bouleversé par . Les TIC Reconfigurent entièrement notre espace individuel et social, elles amènent les concepteurs à s’interroger sur leur rôle dans le futur et à la place accordée au design dans le processus d’innovation.
Le futur est par essence imprévisible. La réflexion prospective pourrait donc être l’art de se tromper. Il n'est pas ici question de prédire les changements qui vont se produire, mais plutôt d'annoncer un changement d'âge et d'en proposer un acteur. Chaque nouveau siècle est marqué par des mutations dans la manière dont l’homme dessine et habite le monde. La production en masse des objets est successivement passée tout au long des XIXe et XXe siècles d’un marché d’équipement à un marché de masse, puis à un marché d’offre. Le progrès technique qui nous promettait un « confort moderne » et une « vie meilleure » a semble-t-il contribué à la banalisation et à la crainte de l'idée même de progrès. Le XXIe siècle confirme la naissance d'un nouveau monde industriel qui célèbre une société basée sur une économie de l'immatériel, des services, des échanges et de la relation. Cette nouvelle société industrielle soulève des questions essentielles dont les réponses vont construire notre futur : Que faire ? Que produire ? Pour quel projet de société ? Aujourd'hui, l'Europe est à un carrefour et se présente comme le futur leader de la société de la connaissance. Selon la stratégie définie lors du sommet européen de Lisbonne, nous sommes dans l'obligation d'innover pour « survivre ». Mais pour y parvenir, faut-il persévérer dans le système tel qu’il aujourd’hui la même voie ou le bien faire évoluer le système actuel ? Il y a, nous le croyons, un espace pour l'invention de nouvelles stratégies d’innovation centrées sur l'homme et intégrant l'intelligence sensible, la création, à partir de nos spécificités, de nos valeurs, de notre culture et de notre histoire. Cette ambition passe par la conception réfléchie de notre projet « humain », social, économique, politique et philosophique. À l'aune des bouleversements induits par le numérique et par la programmation annoncée de la matière et du vivant, il est impératif de se saisir rapidement des possibles de ces technologies pour en faire des « situations » de dialogue sincères, responsables, adéquates et transparentes. L'enjeu porte aujourd'hui sur les formes et les valeurs du monde que nous souhaitons habiter en tant que Français et Européens. Une question se pose donc aux concepteurs : qu'est-ce qu'un « objet technique » ? Plus précisément : comment vivra-t-on et que fera-t-on demain avec lui ?

Nouveaux objets : nouveau design ?
Les Objets du futur seront des objets relationnels, des objets-interfaces, d’informations et de communication. Ils auront à résoudre les questions d’usage et de sens, d’utilité et de durée, de plaisir et de raison. Nous pourrons alors peut-être, à nouveau, aimer et vivre avec ces objets de désirs. Ces situations nouvelles créeront de nouveaux paradigmes de relation, de vécu et d’expérience des individus avec les objets techniques. Nous proposons alors de nommer l’ensemble de ces nouveaux dispositifs utilisant les technologies de l’information et de la communication sous la métaphore de « NéObjet » car ils élargissent le champ traditionnel des objets en y hybridant les notions de situations, de services, d’informations, de relations, de pratiques et de représentations nouvelles. Le « NéObjet », nous interpelle donc sur le plan de son existence même, de son usage, de sa temporalité, de ses représentations, et de ses modes de conceptions, mais aussi sur le plan du politique, de l'économie, de la société, de la philosophie, de la connaissance, de la technique, et de la culture. Il bouleverse les schémas de conceptions et d’innovations. Dans ce nouveau contexte industriel qui se dessine, quel doit être le rôle du design ? Le design est une activité dont il est difficile de définir les contours. Né en Europe, à la fin de la révolution industrielle, du besoin de créer des produits essentiels (en adéquation avec l'homme, son environnement et son époque), le design peut aujourd’hui être considéré comme une « forme de proposition active » basée sur le projet. C’est un dessein. Il offre une approche sensible et humaine ainsi qu’une expertise de médiation transdisciplinaire. Le design, contrairement à la Science n’a pas à répondre à l’exigence de vérité, il doit plutôt faire ressortir une connaissance qui correspond véritablement à l’expérience humaine ; il en est donc complémentaire. Le design porte dans ce cadre, une part de l'univers métasensible qui ne peut, directement, être exprimé par la technique ou par une éventuelle observation des attentes des utilisateurs. Le designer est un innovateur par posture, il est régi par la passion ; et comme créateur, il assume de pouvoir se tromper. Il est à ce titre un facteur d’humanisation des technologies et un catalyseur des pratiques réelles qui permettent la transformation d’une intuition ou d’une problématique en une synthèse créative qui s’incarne dans une solution sensible, sensée, adéquate et désirable. Les nouveaux enjeux humains, technologiques, scientifiques et économiques nous amènent à proposer l'intégration du design au sein d’équipes de recherches et d'innovations scientifiques et techniques. Ce nouveau design devrait être défini comme une activité de création qui appréhende la notion de projet dans une approche globale et transversale, s’attachant à la valorisation du « que produire »  et du « que faire ». Le design serait alors porteur de démarches d'innovations non technologiques, ou d’innovations humaines, par ses capacités à interroger les disciplines et à imaginer, scénariser et formaliser des représentations et des situations issues des technologies, ou de la recherche, en les transformant en produits/services préférables, utilisables et désirables. Le design cristallise un dessein nouveau et important : l'invention de « nouvelles matérialités ». Dans l'espace hypercomplexe qui s'ouvre, le design, « écart entre la technologie, le produit et les pratiques », devient économie politique et fabrique d'imaginaires collectifs. À lui d'en assumer les responsabilités ; c’est un enjeu de modernité et de compétitivité.

Jean-Louis Fréchin Frechin est designer et architecte.() Il est également directeur de l'atelier de design numérique ENSCI-Les Ateliers. Article Publié dans Technology Review No(s) Futur(s) Juin-Juillet 2008

 


frechin | Le Lundi 09/06/2008 à 17:39 | [^] | Répondre

Re: Assises du numériques : quel rôle pour le design ?

XavierAucompte C'est avec beaucoup de retard que je prend la suite de votre comentaire. Je ne suis pas designer mais écoute avec attention votre texte fort riche et prompte à la réflexion.
Une fois la lecture faite, je crois que vous mettez en exergue un aspect du problème ou de l'évolution. Vous mettez aussi le point sur un métier trop peu utilisé aujourd'hui.

Ma passion pour la sociaologie politique en tant qu'étudiant m'a amené à étudier et approfondir l'école de la Cité Idéale à l'époque de la Renaissance. Ce courrant d'idées rassemblait des architectes, des poètes, des peintres, ... La recherche sur la vie de demain, le travail de demain que je propose d'une façon rapide sous le terme d'entreprise 2.0 doit nous voir associer tous ces métiers et tous ces talents.

Donc n'hésitez-pas à nous redonner du sens. Merci

 


XavierAucompte | Le Samedi 05/07/2008 à 00:36 | [^] | Répondre

Lien croisé

designers interactifs : " Les blogueurs (Embruns, J.-M. Billaut, Crise dans les médias, Xavier Aucompte) et la presse se sont montrés relativement critiques envers les débuts des Assises du numérique. Elles pointent le manque d'investissement et d'ambition de l'Etat (puisqu'il s'agit de "rattraper le retard de la France"), et la faiblesse des "

 


Anonyme | Le Vendredi 04/07/2008 à 23:25 | [^] | Répondre

Qu'est-ce que le numérique d'abord?

Si le terme "numérique" fait référence à cette toile de systèmes informatiques en connexion qu'est Internet, c'est une chose et on peut parler d'outil.  Si le terme fait également référence à cette même toile de communication et transactionnelle entre humains qu'est Internet, alors là, il ne faut plus parler d'un outil, mais aussi d'un environnement.

Pour résoudre une équation, il faut en maîtriser l'énoncé à partir de bases solides.  Pour bien exploiter cet environnement d'échanges entre humains et systèmes, il importe de bien comprendre le cadre technologique ET les dynamiques humaines.  Internet a permis de développer une culture de communication où le requérant veut et peut diriger le dialogue contrairement aux modèles traditionnels de broadcasting comme la télévision, la radio et le câble.  

Dans cet environnement qu'est Internet, la richesse du contenu prime sur celle du contenant, la capacité de réactions est plus rentable qu'une offre charmante et repérée par Google. 

Lorsque les bases cognitives des dirigeants sont déficientes, ils ne peuvent se fier qu'aux vendeurs et qu'aux lobbys.  Il faudrait peut-être songer à une Webschool pour dirigeants politiques d'abord.  Qu'en pensez-vous?

 


Luc Gendron | Le Mardi 08/07/2008 à 00:04 | [^] | Répondre

Re: Qu'est-ce que le numérique d'abord?

XavierAucompte Je suis en total accord avec votre commentaire très bien rédigé et aussi précis que clair. Pour la proposition de formation des élus, c'est une des propositions des assises d'Orléans que je pense très bonne.

 


XavierAucompte | Le Mardi 08/07/2008 à 00:54 | [^] | Répondre

Re: Qu'est-ce que le numérique d'abord?

J'espère que la proposition d'un Webschool pour les élus français sera retenue et qu'elle fera réfléchir les nôtres de ce côté de l'Atlantique!

 


Luc Gendron | Le Mardi 08/07/2008 à 01:19 | [^] | Répondre