Fév. 09 21

Version imprimable Le syndrome guadeloupéen

Ignorer un problème peut nuire gravement à la solidarité d'une société

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La Guadeloupe plus que n’importe quel autre département français souffre d’une incompréhension profonde et durable de son environnement qu’il soit historique, politique ou culturel. On fonctionne encore par clichés, comme ce brave délégué d’un syndicat de police qui entre deux appels à la reprise en mains de l’ordre se lamentait que ce petit coin de paradis  soit ainsi saccagé… La Guadeloupe serait donc un bel aquarium qui nécessite des soins constants pour ne pas sombrer, subvention, fonctionnaires ou retraités alléchés par les primes, défiscalisation…

 

La Guadeloupe continue ainsi à fonctionner avec des cartes qui n’ont jamais été redistribuées depuis une centaine d’années et qui enferme sa population dans des rapports face à la métropole détestable. Une ambivalence dans le Je t’aime Moi non plus ou Hate & Love tatoué de Robert Mitchum dans The Night of the hunter.

 

Sur ce la cocotte minute explose une fois de plus mais de manière plus durable et plus tragique qui oblige l’état à réagir et à cette formidable pirouette du « Je vous ai compris » en 3 jours alors que le mouvement dure depuis 1 mois et que le malaise n’a cessé depuis les années 1960.

 

Quoiqu’il en soit on peut espérer qu’on assiste actuellement à une prise de conscience de la fin de l’ancien monde et que la redistribution des richesses doit se faire non seulement dans les entreprises mais aussi l’ensemble des départements français.

 

Il aura donc fallu une crise pour que l’on commence à parler d’un changement et j’ai la faiblesse de croire que le même syndrome frappe les entreprises actuellement et plus particulièrement françaises.

 

Ce syndrome c’est celui du refus de remettre en question notre héritage, nos fonctionnements typiquement bureaucratique (merci Fayol), nos belles pyramides, nos énarques et top managers qui nous rassurent tellement avec cette impression de contrôle.

 

Seulement cela ne fonctionne plus ! Le modèle est dépassé et ne répond plus à la réactivité nécessaire des entreprises au marché ni à l’appétence des salariés en dialogue, respect, écoute, participation.

 

L’introduction d’outils 2.0 ne suffira pas à changer la donne, près de la moitié des projets 2.0 sont en effet des échecs ! Dans la majorité des cas (Cf McKinsey) ces échecs sont imputables à une introduction sans réel accompagnement du changement, sans travail en profondeur sur les modes de fonctionnements actuels tant managériaux que de stratégie RH.

 

C’est le risque des réponses actuelles gouvernementales, un discours bien calé sur un diagnostic assez juste et ce qu’il convient de faire mais des mesures qui répondent aux anciens schémas et un saupoudrage plus ou moins juste pour atténuer les effets de la crise.

 

La crise doit permettre l’émergence de nouveaux modèles d’entreprise et la bonne nouvelles c’est qu’elles sont de plus en plus nombreuses à le comprendre et vouloir  mettre en place les conditions du changements :
  • Une reflexion en profondeur qui associe l'ensemble des salariés
  •  
  • Des axes de développement stratégiques partagés et relayés par le management
  •  
  • Des outils 2.0 au service de cette stratégie qui accélere le décloisonnement, la participation, les échanges et l'innovation
  •  
  • Une politique RH aligné sur ces nouveaux modes de fonctionnement avec redistribution des gains et des honneurs!

Commentaires

là tu vas loin...

XavierAucompte

Même moi, j'aurai pas osé le lien...

Pour revenir sur ton article plein de bon sens, je crois que sur un sujet aussi global, les réponses ne sont pas simples car doivent prendre en compte la multitude de détails qui ont créé cette globalité qui ne marche plus.
 
On voit bien renaître l'idée qu'il est important de regarder et remettre en cause une vision de l'histoire (et pour éviter toute incompréhension, je ne suis pas sur du négationnisme). Il est aussi important de croire dans le centralisme mais qui ne peut vivre qu'avec la décentralisation. Il est important d'écouter et de respecter la culture locale en enlevant les clichés. Il est enfin bien de partager une même identité pour avoir des groupes qui se sentent proches.

Je ne connais pas assez le dossier pour avoir une vision mais ces questions surgissent à chaque crise d'une région du monde. C'est effectivement à mettre en rapport avec la réalité d'une entreprise.

Ta conclusion me va bien avec les petits ajouts cités au dessus. Enfin, je ne crois pas obligatoirement à la révolution dans ces situation et à la rupture. Au contraire, continuer à écrire une histoire a son intérêt si elle permet d'innover pour le bien de tous.

 


XavierAucompte | Le Lundi 23/02/2009 à 00:01 | [^] | Répondre

L'avis de Louis Nauges

Vincent Un bel article mais qui parfois embellit la réalité, google doc ne me fait pas réver personnellement. en revanche sur le fond je partage !


http://www.zdnet.fr/blogs/2009/02/22/web-2-0-low-cost-high-quality-reponses-immediates-aux-challenges-economiques-de-2009-/

 


Vincent | Le Lundi 23/02/2009 à 11:38 | [^] | Répondre