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Version imprimable Le réseau social d'entreprise ne sera pas la tendance 2012

Les conséquences de la crise dans des entreprises d'un autre siècle

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La crise est là. Pas celle qui a rempli les journaux d'articles sans fondement pendant des mois. Celle qui fait que beaucoup des plus puissants se posent la question de demain comme le malade à l'aube de sa fin.

L'affaire Dexia est l'élément déclencheur d'une cascade de mauvaises nouvelles et surtout d'un environnement économique qui va mourir. Nous passerons définitivement demain dans un autre modèle. Mais pire que la lutte des classes et des combats entre capitalistes et communistes, le nouveau monde n'a ni plan A, ni plan B. Que faire dans ces conditions ?

Pour certain, tout passe par la technologie et le 2.0. Comme un bisou sur une blessure, le 2.0 doit vous être d'une grande aide. Mais quel 2.0 ? Celui pas trop couteux, pas très demandeur en humain, pas trop risqué, ... Si cela pouvait faire du buzz sans rien faire, ce serait mieux.

La mythologie du web gratuit avec ses dieux google, ebay, ... devient le modèle. Il faudrait des services intuitifs comme Google, rapide comme Twitter, créateur de business comme facebook, pro comme linkedin et surtout sympas comme un Iphone ou Ipad. En plus toutes ces entreprises ont un modèle social où le collaborateur n'a que du bonheur. A voir cette présentation vendeuse sur ces modèles en interne qui tourne sur le web en ce moment. Incroyable, on peut jouer au baseball dans certaines entreprises américaines. Il existe parfois des cafétarias cool... Ces journalistes ne connaissent pas les avantages des CE des grandes entreprises françaises pour écrire ces articles ?

Mais revenons sur le titre de l'article qui vous a fait lire jusque là. Pourquoi, le RSE ne sera pas la tendance 2012 ? Tout simplement parce que c'est la seule solution pour sortir de cette crise avec les outils adéquats avec un nouveau modèle. Le problème est que ce nouveau modèle d'intelligence collective, de co création, de revisite du droit de propriété intellectuelle, de refonte du management, d'élan commun, ... est à des années lumières des habitudes, connaissances et compréhension de nombreux grands responsables.

Dans l'histoire, les années 30 ont vu le même combat. Un petit général écrivait sur la guerre mécanique et l'importance des blindés et des voitures. Mais face à lui, tout un système reproduisant le modèle ancestral de la cavalerie et des fantassins. La défaite fut aussi grande en 1939 que la force de la négation au changement.

Les RSE ne sera pas une tendance parce que tout semble présager que face à la crise, les réponses seront des reprises de vieux modèles. Le refus réel de changement sera la cause de la perte de grands groupes et de PME en évolution.

Le RSE est déjà dépassé par l'environnement communautaire alors que les plus avancés des retardataires se posent la question du collaboratif.

Pourtant ces même décideurs ont un gps dans leur voiture, une tablette à la main, un grand écran mélangeant télé, internet & jeux et souvent un Black berry ou un iphone. Comment et pourquoi refuser que ces révolutions ne rentrent dans l'entreprise ?

Espérons que je me trompe car la réponse à la crise commence par un nouveau modèle où les rse et environnements communautaires sont en position phare.

Je crois que nous allons voir une nouvelle génération de grands dirigeants qui vont être mis en valeur par ces décisions de repenser l'entreprise, repenser la création et le suivi des services clients, repenser la relation avec les collaborateurs, ... Et cela passera par ces nouveaux environnements et outils.

Commentaires

La transformation est la clé du succés pour faire face aux crise

milcent Xavier le titre est sans doute provocateur mais il porte une part de réalité.
Bien des entreprises, même en dehors du contexte économique difficile, auront décidé de ne pas changer leur modèle, de conserver une position conservatrice. Difficile de nager à contre courant dans ces cas là. J'aime à dire qu'on ne fait pas boire un chameau qui n'a pas soif.
Il est vrai que dans ces situations de crise que nous pourrions être amenés à connaitre seuls les grands dirigeants se révèleleront et saurons prendre des décisions à contre pied de ce qui serait parfois évident.
J'ai la chance je crois d'avoir connu une telle situation lorsque l'entreprise à laquelle j'appartiens, au bord du gouffre, a su solliciter ce type de dirigeant. Il a su prendre les décisions stratégiques décisives et engager des transformations culturelles profondes et salvatrices.
Nous devons à cette période de notre histoire une large part de notre attitude, des nouvelles valeurs qui fondent les comportements.
Je te confirme que c'est cette adversité qui peut aider les organisations, les hommes à transcender des futurs orageux, mais avec l'engagement nécessaire de ces dirigeants visionnaires.

Souhaitons d'en avoir suffisament pour aider notre tissu économique à traverser les épreuves qui pourraient éprouver lourdement nos organisations.

 


milcent | Le Jeudi 20/10/2011 à 00:33 | [^] | Répondre

Re: La transformation est la clé du succés pour faire face aux crise

milcent Vous aurez corrigé bien sur (..) : faire face aux criseS.

 


milcent | Le Jeudi 20/10/2011 à 01:11 | [^] | Répondre

Re: La transformation est la clé du succés pour faire face aux crise

XavierAucompte Cela me fait très plaisir Pierre de lire ton commentaire. Tu n'es pas tombé dans le panneau d'un titre provocateur. Mais n'est-ce pas le ton que nous devons avoir dans les prochaines semaines pour aller jusqu'au bout de la preuve de l'intérêt de ces nouveaux outils.

J'écoute encore trop souvent des propos où tout est simple, ergonomique, sans besoin de ROI, ... et où le community manager ne serait qu'une belle bergère lisant tranquillement sans avoir besoin de se soucier de son troupeau.

De la belle image, il faut sortir pour parler vrai et aussi je crois pour faire la différence entre toutes les solutions qui existent. Aujourd'hui, un portail documentaire se dit communautaire au même titre qu'une plate forme wiki ou qu'un CMS avec des commentaires.

Comme tu le sais, il existe une réelle différence entre les solutions, les approches et les usages et bénéfices qui en ressortent. Ceux ci sont liés à des visions de l'entreprise de demain et comment nous allons y travailler.

Ce sont donc des projets d'entreprise et donc de Direction. L'exemple de ton entreprise est excellent sur la capacité de faire des choix difficiles à des moments de l'histoire. Ils sont cependant très souvent gagnant.

Pour revenir pour mon titre : notre objectif n'est pas qu'il y ait une tendance outil qui se prolonge mais une réelle vague de transformation qui semble obligatoire dans de nombreuses entreprises. Vont-ils comprendre assez tôt ?

 


XavierAucompte | Le Jeudi 20/10/2011 à 08:44 | [^] | Répondre

Bien vu Xavier. C'est des sujets que je compte développer plus tard mais effectivement l'entreprise vit dans un contexte conditionné par des règles, des normes, par ce que ses membres ont appris lors de leur formation initiale etc.... Ce contexte, par certains aspects, conditionne les réponses qu'elle apporte à la crise. Par d'autres aspects il les contraint ou, tout au moins, les suggère.

Je ti'ncite à lire "the new capitalist Manifesto" d'Umair Haque qui nous montre que nous pilotons notre écomomie en fonction d'instruments faits pour un monde qui n'existe plus. Tu traverserai l'Atlantique dans un avion des années 20 sans instruments de vol, avec les techologies de l'époque. Bien sur que non. Par contre piloter une entreprise des années 30 sur les routes de 2010 ça ne choque visiblement personne.

Et puis de toute manière l'Homme est une charge, pas une ressource. C'est pas moi qui le dit mais la comptabilité dont les règles ont inventée par Monsieur Pacioli pour gérer les ventes des marchands Genois. Le contexte a changé depuis ? Oui et alors...

 


Bertrand Duperrin | Le Jeudi 20/10/2011 à 10:45 | [^] | Répondre

Re:

XavierAucompte Quel honneur et quel plaisir que te lire Bertrand ! Nous partageons encore une fois une même vision. Je vais aller lire ta proposition de livre.

En attendant, l'un comme l'autre, nous avons la chance de croiser quelques uns de ces dirigeants qui ont une vision qui va plus loin. A nous de les aider à montrer l'exemple. 

 


XavierAucompte | Le Vendredi 21/10/2011 à 00:51 | [^] | Répondre

la resistance au changement

MARCEL NIZON  La plus grande difficultée n'est pas le déploiment des outils 2.0 mais , la volonté de changer de l'homme à l'heure ou les entreprises francaises manqueraient de compétitivté, ou le non remplcement d'un fonctionaire sur deux nécessite d'optimiser les work flows administratif, c'est pourtant mainteant alrors que nous sommes acullés au creux de la vague que ces outils et cet état d'esprit doit etre mis en place, mais cest révolutions ne peuvent s'effectuer sans l'apport d'un sang neuf, et il faut impliquer dès mainteant la génération y dans ces projets pour les voir aboutir.
Marcel Nizon 
professeur de TIC et de management

 


MARCEL NIZON | Le Jeudi 20/10/2011 à 11:02 | [^] | Répondre

Re: la resistance au changement

XavierAucompte Je ne suis pas sûr que la génération Y ait un rôle important. Je pense même qu'elle n'existe pas. Ce qui existe, c'est une transformation de toutes les générations et je rencontre beaucoup plus de vieux 2.0 que de jeunes 2.0.

Le 2.0 est le partage, l'ouverture et la co construction. Depuis quand l'école propose ses valeurs ?

Comme toutes les autres, cette révolution sera celle des trentenaires et quadras parce qu'ils sont encore assez jeune pour être prêt à changer et assez vieux pour ne pas tout démolir.

 


XavierAucompte | Le Vendredi 21/10/2011 à 00:55 | [^] | Répondre

Xavier le gavroche du numéric !

Génial cet article et on peut dire que c'est la faute à Voltaire ;-)

Le pire de la crise est devant nous et les boussoles sont toutes cassées...

On en reparle
Cheers,
Gil

 


Revgi | Le Jeudi 20/10/2011 à 15:36 | [^] | Répondre

Re: Xavier le gavroche du numéric !

Bravo pour cet article !

Quelques réflexions, en vrac :

Vivre la crise, savoir anticiper les embellies comme les orages dans une météo qui durablement est incertaine, suppose ou même exige de refonder le modèles des organisations !

Je suis assez sceptique sur la capacité des organisations à intégrer la génération W (We = nous) où effectivement l'aspect communautaire est le dénominateur commun. Ce sont aux entreprises qu'il appartient d'être intelligentes comme je l'explique ici : 

http://france-coaching.com/10/2011/blog/individus-organisations-quelles-perspectives/19/10/2011/

pour tirer parti de ces nouvelles compétences.

Nous avons vécu, dans l'Histoire, plusieurs révolutions.

La première est la révolution agricole qui a vu les chasseurs-cueilleurs devenir des cultivateurs ; la seconde est mécanique fondé sur la mécanisation des tâches et un management autoritaire (on a bien évidemment fait évoluer les caractéristiques des options managériales : management XY et le modèle Z japonais) ; la troisième sera nécessairement associée aux nanotechnologies et aux robots humanoïdes.

Ce que je sais, en revanche, c'est que cette Histoire montre que plus on s'intéresse à l'individu, plus on comprend les organisations, car ce sont les hommes qui composent les organisations, les dirigent et les font évoluer.

Aucun modèle n'est idéal, le Web 2.0 pas plus que les autres. Par ailleurs, les modèles n'atteignent leur efficacité maximale que lorsqu'ils se trouvent dans un contexte stratégique adapté

Concernant le Web 2.0, la méfiance existera toujours, dans la mesure où lorsqu'on ne paye pas un service, c'est que vous n'êtes pas le client-consommateur, vous êtes, selon Adrew Lewis, le produit vendu.

Quant à la boussole, hormis ce que nous avons dans le coeur, hormis nos passions, hormis nous-mêmes OK+, il n'y en a pas d'autres.



 


Jean-Michel | Le Jeudi 20/10/2011 à 18:33 | [^] | Répondre

Re: Xavier le gavroche du numéric !

XavierAucompte Je partage votre vision. Merci.

 


XavierAucompte | Le Vendredi 21/10/2011 à 00:58 | [^] | Répondre

Re: Xavier le gavroche du numéric !

XavierAucompte Merci Gilbert. Sans toi, je ne crois pas que cet article aurait existé.

 


XavierAucompte | Le Vendredi 21/10/2011 à 00:56 | [^] | Répondre

Quel travail de sape !

CharlesB Alors que je terminais la semaine avec l'info que le PDG fait de l'Entreprise 2.0 une priorité (enfin), voila que je tombe sur ton article Xavier, heureusement, j'ai une semaine de vacances pour m'en remettre.
J'observe des changements, notamment chez certains jeunes qui ont une approche réellement collaborative : ils présentent leur projet et demande qui serait intéressé pour contribuer. En générale ils trouvent des candidats pleins de bonnes volontés mais sans disponibilité. Le même exercice il y a quelques annése se serait soldé par un : "personne ne t'as demandé de faire ça, travaille sur les objectifs que tes managers t'ont fixés". Mais aujourd'hui le regard a changé il me semble.
Donc ca bouge dans le bon sens, peut être pas assez vite, mais il ne faut pas rêver non plus, l'homme n'est pas en général un fan du changement.

Mais je trouve qu'il y a qd même beaucoup de bruit autour de l'Entreprise 2.0, on parle d'outils, d'usages et bien regardons les de plus près, on est loin du compte.
Dès que je veux participer sur une plateforme, hier Lecko aujourd'hui B-R-ENT, c'est reparti pour un tour inscription, upload de la photo renseignement du profil etc, plutot contre productifs tout ca pour pouvoir poster un commentaire qui prends quelques secondes.
Si je veux gérer mes réseaux, mes accès, mes communautés et je dois le faire dans chaque plateforme collaborative, infernal ce manque d'interopérabilité.

Qd on regarde Twitter, le concept est simple séduisant, mais ca se transforme vite en gabegie de messages dans tous les sens difficiles à déchiffrer.

On a vraiment l'impression de devoir sortir la manivelle pour ce servir de ces fameux outils dis révolutionnaires.

Et le Wiki pour faire du KM, ca part d'un bon sentiment, mais derrrière il faut apprendre le language du wiki, plutot beurk. Encore un nouveau langage, à croire que personne n'a pu se mettre d'accord pour capitaliser sur le même depuis le début de l'air informatique, du markup, du Html, du Java, du C#, du python du PERL, du PHP, du C++ et ainsi de suite, c'est n'importe quoi.

Alors ce web 2.0 ? en 2011 c'est encore du bricolage, à force de bidouillages on arrive a répondre à quelques usecases, mais on est loin du compte et des attentes. Il serait temps qu'un W3C 2.0 normalise tout ca non plus en standard de développement mais en standards de services webs.

Je dis que pour arriver a vendre ça comme une révolution et bien les commerciaux sont bons, heureusement que dans la plupart du temps leurs interlocateurs ne s'en servent jamais ...





 


CharlesB | Le Vendredi 21/10/2011 à 22:10 | [^] | Répondre

Re: Quel travail de sape !

XavierAucompte Merci pour ton message. Je le trouve plein d'intérêt car tu touches du doigt des sujets au coeur de la discussion.

Tout d'abord, sur les Directions Générales, nous voyons effectivement des évolutions. Heureusement, peu à peu les visions évoluent. Cependant, le changement est important car demande de se reposer des questions sur tous les éléments de l'entreprise.

Dans une période "normale", on peut y aller en faisant des étapes, en prenant le temps et on voit bien que peu à peu, le message est compris, passe et que le changement avance. Notre discours n'est pas compliqué et ne repose pas sur des sophismes. Il faut simplement accepter et aider ce changement.

En période de crise, les organisations se concentrent, reviennent sur les valeurs ancestrales, se contractent et rationnalisent avec les focus de l'ancienne organisation. Dans ces périodes, on voit très vite quels sont les Dirigeants courageux, aux visions nouvelles et qui peuvent ou s'offrent le pouvoir de changer.

Nous ne sommes donc pas dans des projets "outils" et encore moins dans des projets "tendances". C'est la raison de mon titre d'article.

Ensuite, je vais te dire exactement le contraire que ton raisonnement réel et bon. Tu dénonces avec raison le multi plate forme et la non standardisation. Tu as raison mais c'est le prix de la liberté, de l'innovation, la différence, ...

C'est pour cela que Apple est un monde merveilleux mais à combattre. Quand tu y rentre, tu es dépendant et tout ce qui s'y fait est à la main et sous le pouvoir de cette compagnie. Microsoft a eu cette volonté largement combattue maintenant. Google est l'exemple même de cette stratégie perdue avec l'arrivée de facebook, ...

C'est en cela que l'intranet peut avoir un temps d'avance. A la différence de l'internet, l'intranet peut être un monde standardisé qui profite des avantages du 2.0 et pas de ses difficultés.

 Au plaisir de continuer cet échange

 


XavierAucompte | Le Samedi 22/10/2011 à 12:37 | [^] | Répondre

Re: Quel travail de sape !

CharlesB  @Xavier, j'aurai d'emblée plutot imaginé que l'Intranet resterait tjrs en retrait technologique face à Internet. Mais abordé sous l'angle de ton dernier propos, c'est vrai qu'il est peut être possible de laisser à Internet ce travail de débrousaillage et d'innovation perpétuel, et capitiliser sur ce qui peut l'être dans nos Intranet. Les 2 mondes ont pourtant une facheuse tendance à se rejoindre pour n'en faire qu'un. Il y également à mon sens la dimension sécurité qui fait une différence importante entre l'Internet qui est un réseau unique et l'Intranet morcelé à travers de nombreux réseaux morcelés au sain d'un même groupe ou d'une même entreprise. Il devient alors très difficile de mettre en place des évironnements collaboratifs sur des infras qui ont été pensées justement à l'inverse pour ségréguer les informations.

 


CharlesB | Le Mercredi 02/11/2011 à 23:29 | [^] | Répondre

Re: Quel travail de sape !

XavierAucompte Merci Charles de ton commentaire qui réveille de vieux échanges sur l'internet du milieu des années 2000. L'idée était que l'internet était à la main des extremistes. Dans ce cadre, le net donnait trop de moyens à des armées sans argent mais utilisant très bien ces technologies de communication et de collaboration gratuites.

La conclusion était qu'après la guerre des étoiles des années 80, nous allions faire la guerre du virtuel avec la création de frontières. Le plus étonnant fut que ce furent les pays totalitaristes qui fermèrent et pas les autres.

A cette époque, l'exemple donné était que si l'internet n'existait plus entre pays, le réseau reliant le plus grand nombre de personnes dans le monde serait un intranet de grande entreprise. Alors quel est l'avenir ?

Pour revenir sur la course intranet/internet, le développement de solutions publiques très performantes et rentabilisées par le nombre ne peuvent être le seul élément de R&D de l'intranet de demain. L'entreprise va reprendre la main sur nombre de sujets qui n'ont pas d'intérêt dans le quotidien. Mais cela va se faire peu à peu avec la fin du modèle internet qui va voir sa fin. L'exemple ces derniers jours de Google qui nous fait payer ses maps montre bien que le tout gratuit ne marche pas.

Si la crise continue un peu plus, le problème de masse va aussi bloquer les investissements grand public. Est-ce que les entreprises vont investir à ce moment là ? Nous le verrons.

Enfin sur ton dernier point, l'urbanisme ne peut limiter le collaboratif. C'est d'abord une volonté humaine que de vouloir travailler ensemble.

A bientôt pour en parler ensemble. Nous en avons la possibilité.

 


XavierAucompte | Le Mercredi 02/11/2011 à 23:46 | [^] | Répondre

Lien croisé

Débat 2.0 : L’entreprise de demain,…, ce n’est peut-être pas p : "Pour autant et quelles que soient les prévisions des experts, les conditions économiques sont assez peu propices à l’entreprise de demain  et certains, comme Xavier Aucompte dans son dernier billet, ne cachent pas leur pessimisme !"

 


Anonyme | Le Lundi 24/10/2011 à 10:20 | [^] | Répondre

Jeter le bébé avec l'eau du bain

Donc, si je comprends bien, pour sortir de la crise en appliquant les recettes 2.0, une entreprise doit, outre refonder le capitalisme :

Changer son dirigeant,
Changer son organisation
Changer son système d'information (avec comme priorité n°1, imlpémenter un RSE) 
Changer ses salariés pour y mettre ceux de la génération X ou Y (qui, a défaut d'autes compétences clairement identifiées, sont présumés au moins savoir se servir d'un RSE)

Il y a une expression pour décrire ce genre d'approche.

 


Gilles Satgé | Le Mercredi 26/10/2011 à 09:21 | [^] | Répondre

Re: Jeter le bébé avec l'eau du bain

XavierAucompte Je vous remercie pour votre commentaire qui est assez extrême pour pouvoir me permettre de recadrer s'il y en avait encore besoin.

Ce que j'expose très simplement répond à une question : est-ce que le rse sera une tendance 2012 ? Ma réponse est non car cet outil correspond à des usages en contradiction avec une organisation traditionnelle. Elle ne peut que créer des troubles à court et moyen terme.

L'intégration d'un rse demande, comme tout projet transversal, une série de questionnement qui pousse à réimaginer le système. Un rse est donc l'outil d'une entreprise en transformation vers l'entreprise 2.0.


Ensuite, oui l'entreprise 2.0 est un modèle complètement différent en business modèle, en organisation, ... que l'entreprise 2.0 C'st l'ADN qui change et donc tout qui change. Si le mot est "révolution" ; il n'y a aucun doute que nous vivons une révolution industrielle et économique. Là, je ne crois rien inventer mais simplement lire la presse.

Il y aura donc un nouveau modèle. Mais comme à chaque début de révolution, il se dessine des alternatives, des précurseurs, des éclaireurs, ... et des conservateurs. Le temps que la révolution n'a pas été une réalité, ce sont les conservateurs qui gagnent et répondent avec les anciennes solutions. Encore une fois, c'est un constat historique.

Dernier point sur lequel faire attention. Un changement de cette nature ne vient jamais d'une génération mais bien d'un mouvement d'ensemble. Croire encore que cela ne viendra que des X ou Y n'a pas de sens.

En une phrase : L'actualité du monde et de l'économie nous oblige à  trouver de nouvelles réponses.

 


XavierAucompte | Le Mercredi 26/10/2011 à 18:30 | [^] | Répondre

C’est dans le vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.


Ta position est que si le  concept de RSE ne sera pas une tendance 2012, tu vois néanmoins son adoption comme inéluctable.

Tu ne sembles pas être le seul dans ce cas. Les autres intervenants semble en effet tous abonder dans ton sens.


Mais ou est donc passé Vincent Berthelot pour un son de cloche divergent ?

Je vais donc essayer de le remplacer dans le rôle du poil à gratter (en toute modestie).

Tu termines ton post par une remarque qui illustre parfaitement ma position.

Tu dis : L'actualité du monde et de l'économie nous oblige à  trouver de nouvelles réponses.

Pourtant, la meilleure réponse qui se dégage pour remédier à la crise financière, c’est d’adopter la règle :” ne pas dépenser plus que ce l’on gagne”.

Tu admettras avec moi, que ce n’est pas une innovation conceptuelle majeure...


Pour en revenir au sujet, l'avènement des RSE et autre social software ne me semble certainement pas inéluctable.

J’ai lu les différents compte rendus autour de de la dernière grand messe de Salesforce : Dreamforce 2011. J’ai été assez effaré par cette entreprise de lavage de cerveau autour du terme Social qui est mis à toutes les sauces (social software, social entreprise, social media, social roadmap, social strategy) au point de ne plus vouloir rien dire.

Nous serions ainsi à la veille d’une transformation radicale des entreprises vers un modèle dans laquelle l’entreprise s’ouvrirait enfin au monde en tirant parti des nouvelles possibilités de collaboration offertes par les nouvelles technologies.


Social bullshit, oui !

Nous savons tous que les groupware, dont le RSE n’est que la nieme resucée ont toujours été un échec. C’est d'ailleurs la meilleure définition d’un groupware : un logiciel que personne n’utilise.

Alors, plutôt que de s’émerveiller devant les prêches de Benioff, on pourrait peut-être prendre un peu de recul, réfléchir aux raisons qui font que les groupware ça ne marche pas, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, se demander si le contexte a vraiment changé.

Que l'on soit innovateur ou conservateur, dans les deux cas, il n'est pas inutile de réfléchir avant d'agir.

 


Gilles Satgé | Le Dimanche 30/10/2011 à 18:51 | [^] | Répondre

Re: C’est dans le vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

XavierAucompte Merci pour ton commentaire même si je le trouve un peu trop extrêmiste et en tous les cas ne part pas des mêmes visions.

Le premier constat est que toutes les entreprises évoluent dans un monde qui change en tous points.

Le deuxième constat est que tout projet outil est voué à l'échec. 

Le troisième constat est qu'un projet d'entreprise qui ne se donne pas les moyens et les outils aura du mal à être une réussite.

Le quatrième constat est qu'un projet "groupware" ne veut rien dire dans ces conditions. Dire qu'il n'y a eu que des échecs n'est pas une vérité.

Le cinquième élément est que le retour sur la compréhension de la place et de l'importance du savoir faire et donc de l'homme sera un élément fort de l'entreprise de demain. C'est le développement du "social".

Le sixième élément est qu'un projet outil est un coût. Un projet d'entreprise est un investissement. C'est bien en période de crise qu'il est important de limiter les coûts pour bien choisir ses investissements.

C'est bien le sujet de mon article de dire : stop à la tendance trop simple du tout RSE sans avoir de ROI à faire, sans autre changement, sans soucis, ...

Dans des périodes sérieuses, il faut être sérieux.

 


XavierAucompte | Le Lundi 31/10/2011 à 11:13 | [^] | Répondre

Re: C’est dans le vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

 Je ne vois pas ce que mon point de vue a de si extrême. Ce qui est certain, c'est que nous navons pas le même. Je trouve pour ma part que tu fais un peu trop dans l'incantation et pas assez dans le concret.

Par exemple, quand tu dis que tout projet outil est voué à l'échec.

Je ne sais pas trop ce que tu entends par "projet outil", mais si tu entends par là une approche qui consiste à apporter une solution concrète à un projet bien identifié, c'est au contraire la seule démarche qui garantit le succès. Les projets RSE ou Entreprise 2.0 reposent en effet bien trop souvent sur des idées fumeuses. Sur ce sujet, ça vaut la peine de lire cet article de John Howlett Entreprise 2.0, What a crock qui se termine par The Question : Can someone axplain to me the problem Enterprise 2.0 is trying to solve ?".

Même remarque sur les groupware. Je réaffirme que ces outils, quand ils sont orientés uniquement sur la"collaboration" aboutissent quasi systématiquement à des échecs. Il suffit de regarder un peu l'histoire de ce type de logiciels. Leur ancêtre, c'est Lotus Notes. Pourtant, la seule raison du succès de Lotus Notes, ce ne sont pas ses fonctions collaboratives, c'est ça messagerie.

A part Lotus Notes, quels sont les groupwares qui ont marqué l'histoire de l'informatique ? Tu en connais toi ? A un moment, on a beaucoup parlé de Groove, justement créé par Ray Ozzie, le fondateur de Lotus Notes maintenant chez Microsoft, un bide.

Idem pour eroom, qui utilise eroom ?

Je ne parle pas de la ribambelle de sociétés commecialisant des espaces de travail collaboratif qui disparaissent aussitôt qu'elles sont créées.

Sans vouloir être de mauvais augure, j'ai bien peur que les éditeurs de RSE qui fleurissent aujourd'hui ne subissent le même sort s'ils restent sur des fonctionnalités purement collaboratives.

Le seul succès que je connaisse dans ce secteur, c'est Basecamp de 37 Signals. Espace de travail collaboratif qui cible les indépendants et les petites boîtes, donc pas vraiment le type de sociétés dont on discute sur B-R-ENT.

Et comme disent ces derniers dans leur dernier best seller : Let's get real !

 


Gilles Satgé | Le Mardi 01/11/2011 à 17:22 | [^] | Répondre

Re: C’est dans le vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

XavierAucompte

Tout d'abord, merci encore pour cette nouvelle plaidoierie même si je ne suis pas en accord et d'une certaine façon, heureusement pour armer le débat.

Sur l'aspect incantatoire, je ne le crois pas. Je suis même habitué à être taxé sur le trop concret. En cela, un projet sans calcul de R.O.I., sans indicateurs, sans suivi, sans objectifs, ... n'a pas ou peu d'intérêt pour moi et surtout pour l'entreprise. Je continue à me battre pour une seule chose : en quoi le projet que je monte fait gagner l'entreprise ? Et c'est en cela que mes propos sont structurés habituellement.

Pour le projet "outil" : c'est un projet où l'on a fait un choix a priori d'outil. Il y a le cas le pire où on achète par coup de coeur ou amitié ou tendance. Il y a l'autre cas de la solution outil toute faite pour un problème précis. Dans les deux cas, le pourquoi est peu ou pas assez étudié en amont pour que ces projets réussissent.

Sur le collaboratif, j'ai de nombreux exemples de réussite et cela avec tous les outils. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas l'outil qui fait seul le succès du collaboratif mais les collaborateurs et les équipes. A l'inverse des outils, pour certains très connus, sont des casseurs de collaboratif par leur difficulté d'utilisation.

Pour ta remarque sur les éditeurs, j'ai cette crainte. Et c'est réellement une nouvelle perte forte parce que dans tous ces outils, il y a de bonnes idées et souvent des hommes aux reflexions à creuser. Sur ce point, je crois qu'il y a un devoir à soutenir les petits éditeurs français.

 


XavierAucompte | Le Mercredi 02/11/2011 à 00:18 | [^] | Répondre

Quel article intéressant et bien écrit ! Je partage votre avis à 100%.

 


Vivien Blasquez | Le Vendredi 13/01/2012 à 22:49 | [^] | Répondre

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Unfortunately I cannot agree to that. However I always tolerate other persons' opinions. That's especially needed when you run your own blog.

 


Pandora Jewelry | Le Vendredi 04/05/2012 à 11:23 | [^] | Répondre

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» Articles : "ansformation d’une organisation en entreprise 2.0 ou sociale n’est pas une affaire d’outils. C’est avant tout un changement culturel qui place l’ouverture comme un principe de fonctionnement. L’ouverture facilite la communication, la collaboration et l’innovation. Elle désinhibe les collaborateurs et l’entreprise, puisque l’entreprise […]Blog des Managers "

 


Anonyme | Le Samedi 15/09/2012 à 15:19 | [^] | Répondre

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Débat 2.0 : L’entreprise de demain,…, ce n’est peut-être pas : "Pour autant et quelles que soient les prévisions des experts, les conditions économiques sont assez peu propices à l’entreprise de demain  et certains, comme Xavier Aucompte dans son dernier billet, ne cachent pas leur pessimisme !"

 


Anonyme | Le Lundi 23/06/2014 à 08:40 | [^] | Répondre