Le business condamne t-il la philosophie du 2.0 ?
A lire Mintzberg on en doute!
Mots-clés : Mintzberg, enterprise 2.0, bertrand Duperrin, Plantin, vincent Berthelot, philosophie 2.0
Il faut bien l’avouer le 2.0 ne parvient guère à percer pour l’instant dans les grandes entreprises que sur des domaines restreints, sous formes de pilotes ou d’application limitées. Consultants comme éditeurs ont tendance à s’en contenter et promettent avec ces première étapes des retours sur investissement par des gains en innovation, productivité, temps, motivation des salariés…
C’est parfois le cas mais finalement assez rarement, les dernières études américaines chiffraient d’ailleurs la satisfaction dans l’atteinte des objectifs de projets 2.0 à environ 25% (Les sources seront données dans les commentaires si besoin)
Des leaders en France du 2.0 se sont résignés à avoir un discours plus orienté business qu’au démarrage car le 2.0 si cela continue ne décollera qu’avec son intégration dans des solutions comme celles de Oracle, IBM ou Microsoft avec le risque de causer la disparition des premiers arrivés sur ce marché.
Je citerai deux d’entre eux que j’apprécie pour la qualité de leurs articles et approche, Bertrand Duperrin et Jean-Baptiste Plantin (je vous engage à lire leurs blogs). Tous les deux ont tendance à présenter les discours sur la philosophie du 2.0 comme une gentille histoire mais bien embarrassante auprès des dirigeants qui veulent du concret, de l’efficace et du rapide en retour sur investissement.
Donc exit la philosophie et retour à un discours recentré business pour enfin accélérer l’adoption du 2.0 en entreprise en collant sur les mêmes offre un discours plus adapté au marché actuel.
Le seul problème c’est que cette philosophie est portée par des gens comme Henry Mintzberg dont on ne peut pas dire qu’il soit un doux rêveur et qui nous explique la crise économique actuelle en décortiquant les déviances organisationnelles et managériales de ces dernières années. Vous me pardonnerez de résumer en quelques lignes sa position mais H. Mintzberg nous dit qu’on a détruit le capital humain en nommant des « Leaders » déconnectés de l’entreprise, de sa culture et focalisés sur le court terme. Les effets ont été excellent pour ces leaders (ceux qui ont échoué aussi grâce leur golden parachute) comme les actionnaires dans un premier temps et désastreux pour les entreprise et les employés ensuite.
Investir dans le leadership et surtout la figure du leader « sauveur » c’est considéré qu’un seul homme peut tout changer dans l’entreprise par ses décisions, que la stratégie se décide en haut et s’applique en bas. L’histoire montre que les génies du type Mac Arthur sont bien rares et que les succès sont souvent dus aux idées des employés et l’intelligence de leurs dirigeant à les écouter, leur laisser un peu d’autonomie, IBM en est un bel exemple.
H. Mintzberg insiste sur l’importance de comprendre l’entreprise comme une communauté et de passer à un équilibre entre leadership et communityship. Pour ma part je n’ai jamais vu une communauté fonctionner durablement si un de ses membres à des pouvoirs démesurés et si il s’attribue 99% des résultats positifs. Songez encore une fois à l’écart des salaires de 1 à 400 non pas du plus petit salaire mais du salaire médian !
Alors oui chacun à besoin de vivre, de développer son entreprise, de s’adapter à la demande mais faut-il pour cela occulter ce que veut vraiment dire une entreprise 2.0 et relier celle-ci au développement de l’entreprise sur le moyen terme ?
N'avons-nous pas cette capacité à donner un cadre à nos actions tout en s'adaptant à la demande des dirigeants, entreprises?
Pour ma part non seulement je pense que si mais de plus je pense que c'est un devoir de porter une autre vision du développement économique que celle encore ancrée dans le XIX siècle.
Qu'en pensez-vous ?
Dans l'article le 2.0 pas à pas Thibaut nous donne son avis sur la question mais si il y a une proposition de déroulé je n'ai pas trouvé celà très clair comme prise de position, sauf je suis d'accord avec Bertrand ;-)
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Pas de problème Vincent, il ne s'agissait pas d'un critique de ton article mais d'une réfléxion sur les différents discours. Je suis partit du principe que tous les consultant cités pensent globale, les discours étant plus comme un vent qui porte vers l'objectif final. Quel est le meileur vent ? On pourrait appeler ça une question marketing, si ce n'était pas le cadre d'une entreprise un vrai problème de management. Peut être l'enjeu est-il de savoir jouer différent vents ?
@vincent
De cette réflexion survient un paradoxe complexe à gérer.
Je ne dirai que trois choses très simples :
Je comprend cette démarche mais ne la recommande qu'avec un accompagnement sérieux sous peine de laisser une empreinte qui ne sera pas forcément positive et risque de ralentir au final le passage à de nouveaux modes de travail, collaboration.




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