Sep. 08 25

Version imprimable La Vidéo virale au service du pire

De la finlande, aux USA en passant par la G.B les réseaux associaux s'amplifient

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Je ne peux m’empêcher de revenir sur les dernières mises en lumière des utilisations des TIC par les médias bien moins porteuses d’espoir d’une entreprise plus juste, plus intelligente, plus performante que nous défendons ici.

Les faits divers sont souvent révélateurs de glissements sociétaux en cours ou à venir et malheureusement ce qu’on nous a donné à voir et peu à réfléchir dernièrement c’est l’utilisation du web au service du mal ou dans la lutte contre le mal comme le dirait l’autre marionnette des states.

 Voilà donc la vidéo virale au service des jeunes paumés dont le nihilisme associé à un égo surdimensionné va jusqu’à la mise en scène d’un apocalypse personnel en forme de carnage.

On peut s’étendre désormais sur les profils psychologiques de ces tueurs de batterie élevés aux jeux vidéos puisqu’ils se sont fait un devoir de remplir leur fiche sur Myspace ou Facebook.

Youtube ou google comme testament, voire comme œuvre posthume comme un lien entre le réel et l’imaginaire, le passé et le présent, les victimes et leur bourreau.

On entend déjà les grands esprits sur l’influence des jeux vidéos, la spirale du viral quand elle devient celle d’une compétition mondiale à qui se filmera le mieux avant et pourquoi pas pendant et l’utilisation d’un simple portable pour filmer ses audaces ou son mépris du prochain, sa haine de l ‘humain.

De l’autre côté nous avons la course en avant de la Grande Bretagne qui a décidé qu’une caméra à chaque coin de rue ce n’était pas suffisant il fallait aussi en fixer sur le casque des bobby ou des simples agents communaux. Un Loft story géant mais dont les résultats en dehors des simples infractions routières semblent encore maigres.

Alors il nous reste à prouver que le média n’est que le reflet de notre société et que nous sommes aussi capable du meilleur avec ces outils. Je citerai dernièrement, des sites communautaires pour proposer ses meilleures idées et se les faire financer ou rémunérer ou tout simplement partager, des espaces communautaires autour de la santé par les malades eux-mêmes pour partager leurs espoirs, raconter leurs traitements, effectuer leur veille, des actions pour faire bénéficier les enfants d’ordinateurs portables reliés à internet (Lap for a child)…La société civile est plein d’idées merveilleuses et porteuses d’espérance que nous devons encourager.

L’entreprise a aussi une capacité à être acteur de cette citoyenneté, de cette société plus écologique dans ses comportements, ses services et ses produits. Les outils du 2.0 sont des accélérateurs de ce changement afin que la mode ne soit pas à des teeshirt « Humanity is  overrated ». Ce sera d’ailleurs le seul lien de cet article qui n’a pas pour but de proposer ce que vous pouvez trouver à profusion comme vidéo, un lien vers un article de Ecrans.fr qui montre le cynisme, l’opportunisme du fabriquant de ce teeshirt du tueur Pekka-Eric Auvinen

Commentaires

tu as raison et allons plus loin

XavierAucompte Je suis en total accord avec toi. Encore une fois, on se laisse porter par les raisonnements rapides et les carricatures qui ne servent pas et surtout desservent. Ainsi, ayant acheter encore un ordinateur cette semaine, qui n'a mêmepas voulu s'ouvrir mais c'est une autre histoire, le vendeur m'a donné comme argument : si je t'installe tout, t'aura un bon contrôle parental... Comme si c'est l'ordinateur qui devait contrôler!

De la même façon, j'ai fréquenté ces dernières semaines les webcafés de mon quartier et j'ai découvert un autre monde. Des communautés entières d'internautes qui n'ont pas les moyens ou l'envie d'internet chez eux et qui sont là pour jouer, communiquer, travailler et échanger dans des ambiances à faire peur à un évadé d'Alcatraz... Pas peur du fait des gens eux-même mais de l'ambiance surréaliste.

Encore une fois, le monde web est loin d'être connu. Il est très simple de montrer du doigt le web mais ce n'est pas My Space qui a donnél'arme au gamin et qui lui a permis de se déssocialiser à un tel niveau. Où alors, c'est un dysfonctionnement du contrôle parental : lequel ? réel ou virtuel?

Mais la grande leçon reste encore une fois que cette liberté du web de mettre ces images a permis à la police de l'identifier mais en réel il ne s'est rien passé. Ou est le bug?

Au niveau de l'entreprise, combien de salariés ou managers sont à la limite de l'acte? Combien de suicides avez-vous en entreprise qui pourrait avoir une conclusion meurtirère et même en interne? Encore une fois autant sur internet que sur intranet, nous avons de merveilleux moyen de prévenir, de voir et donc d'agir en amont. Qui s'en occupe?

 


XavierAucompte | Le Jeudi 25/09/2008 à 21:33 | [^] | Répondre

Ca aussi c'est la magie

Vincent A peine posté un commentaire de Xavier de l'autre côté de l'atlantique :-)

en effet tu as mis le doigt sur une crainte justifiée quand on a la mémoire de certains conflits sociaux. Puisque seuls les médias permettent de peser dans un conflit sans craintes économiques alors leur utilisation peut dériver sur un modèle de chantage à l'image.

Ca recoupe notre sujet du dialogue social....

 


Vincent | Le Jeudi 25/09/2008 à 21:43 | [^] | Répondre