Mai 07 21

Version imprimable "L'imagination collective" - 2e semaine !

"Dans un monde paranoïaque, seuls les collectifs survivront !"

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Suite de notre épisode de la semaine dernière voici le 2e article en exclusivité pour du livre "L'imagination collective" de Brice et Pierre d'Huy, . http://b-r-ent.com/news/exclusivite-b-r-ent-outside-the-box-innovation § "Dans un monde paranoïaque, seuls les collectifs survivront ! Quand Andy Grove, d’ déclarait en 2000 que ‘’seuls les paranoïaques survivront’’[1], il renforçait la thèse qui veut qu’une se porte mieux si elle a peur.

Certes, la peur peut stimuler ou inciter à rester sur ses gardes et à ne jamais s’endormir, mais elle ferme et cloisonne aussi. La peur est , surtout, un superbe alibi pour renforcer le contrôle et mieux centraliser les décisions. Tout peut faire peur à qui ne l’invente pas. Il faut donc se remettre sérieusement à inventer pour ne plus avoir peur. Logique.

Cette parano là, nous la réfutons, sur la base du bon vieux principe de générosité : si, en tant que manager, vous avez confiance en vous, en vos équipes, en leur capacité à inventer eux-mêmes un futur dans lequel ils se sentiront bien [et vos actionnaires avec !], autant ouvrir alors généreusement au maximum les portes de la boîte de Pandore. Ainsi convié, chacun régénérera sa capacité de sublimer.

Ceci dit sans naïveté : nous connaissons la difficulté à innover, la difficulté à obtenir du temps et des moyens de la part de la hiérarchie directe, la difficulté à déposer des brevets et à garder une longueur d’avance sans être immédiatement copié.

Or, ‘ouvrir’ signifie prendre le risque immédiat de l’infiltration ou de la fuite d’informations stratégiques.

Avec le durcissement des marchés, l’élargissement de la concurrence [cf. l’arrivée des marques chinoises sur le terrain de jeu occidental, par exemple], la transparence créée par Internet et la mondialisation [alibis faciles], et les nouvelles formes de terrorisme ou de guérilla rampantes, la paranoïa a gagné petit à petit  le monde.

Nous l’avons même dénommée la ‘’parano des tuyaux’’ : autrement dit la peur d’être jugé par ses pairs, acteurs du tuyau parallèle au vôtre [ie. le département], mais néanmoins concurrent dans la course à l’échalote du pouvoir.

Conséquences : déstabilisation quasi permanente, [et son corollaire anxiogène, le stress], incertitude grandissante face à l’avenir et au progrès [et par conséquent, prise de conscience diffuse que les règles établies ne fonctionnent plus], repli sur soi [cf. les mouvements nationalistes de fermetures, ou les résistances traditionnelles au changement], malaise face au principe d’externalisation [c’est encore pour beaucoup une perte de pouvoir], quasi absence de véritables outils de mesure des résultats de l’, et maintien de ces mêmes tuyaux organisationnels qui permettent de diviser en silos pour espérer mieux diriger…

Face à ces comportements, l’ouverture procure d’immenses bienfaits : donner le sentiment de fierté d’appartenance [‘’je fais partie d’une pas comme les autres’’], renforcer la fidélité à l’ ou à la marque [nous vous faisons l’affront ici de vous répéter la règle qui stipule qu’il est 5 fois plus facile de fidéliser que de recruter un nouveau client ou un nouveau collaborateur],ouvrir l’esprit et inciter à un travail individuel et collectif d’imagination [Victor Hugo avait à cet égard une très jolie formule : ‘’une armée ne peut rien contre une idée neuve en ’’] ; participer à la genèse d’une [ce qui rend auteur ambassadeur : ‘’j’y étais, j’y ai participé, j’y crois et j’en parle autour de moi…’’].

Cette ouverture -philosophiquement et techniquement- nous l’avons dénommée la ‘’’’.

Pour Conception Assistée par Collaborateur ou Consommateur.

Derrière ce jargon –qui pourrait d’ailleurs sous-entendre une cacophonie chaotique dans la gestion des idées- vous  découvrirez dans L’Imagination Collective que de plus en plus d’entreprises se prêtent à ce jeu formidablement excitant de l’accouchement collectif de nouveaux imaginaires. Lesquels sont sources de nouveaux enjeux [l’ancienne antienne ‘’être leader’’ n’est plus un objectif, mais seulement un résultat], de nouveaux étonnements [à une époque où nous sommes tous repus et blasés, cela paraît utile…], de nouvelles mobilisations. Vous conviendrez avec nous que ‘’ralliez-vous à mon et inventons ensemble’’ a plus de panache que ‘’il faut obtenir à nos actionnaires un ROI de 19%’’...

Notre postulat est plus en ligne avec cet esprit d’ouverture : si tout est transparent, jouons avec cette transparence, ouvrons largement les portes de l’, convions des partenaires, des clients. Ce comportement-ci, les spécialistes l’appellent ‘From outside the box’.

C’est celui que nous préférons, d’expérience, car il est plus en phase avec son époque, tout simplement. Il ne signifie pas que vos collaborateurs vont désormais se tourner les pouces ; au contraire, ils seront encore plus stimulés en interne par la force de proposition que constitueront les créatifs de tous poils vivant à l’extérieur de votre  ![2]

A ce sujet, Michael Hammer, expert marketing américain avait même eu cette phrase prémonitoire[3] : "The last Big Thing was demolishing the walls within enterprises. The Next Big Thing that will dominate business discourse for the coming decade is the destruction of walls between enterprises...’

En clair, et en termes de conséquences, cela signifie que ce qui est à l’extérieur de la ‘boîte’ [clients, partenaires, fournisseurs, experts, citoyens, associations..] va interagir de plus en plus avec ce qui se passe à l’intérieur de cette même ‘boîte’. Et en particulier, ce qui y est conçu.



[1] Editions Village Mondial, septembre 2000

[2] A l’instar de www.ipodlounge.com  incite sa communauté d’addicted à concevoir des nouveaux produits auxquels ses ingénieurs n’ont pas imaginé.

[3] Michael Hammer  What Every Business Must Do to Dominate the Decade [Crown Business, 2001] "

Merci de vos réactions sur ce plaidoyer de l'ouverture qui nourriront nos échanges d'ici la sortie du livre le 12 juin !

Cheers,

Gil 

Commentaires

La peur au coeur de la création ...

XavierAucompte

Je trouve étonnant toutes les relations que vous faites. Elles sont souvent logiques et claires mais parfois demandent à être approfondies. En cela, vous opposez la peur à l'ouverture. Mais n'est-ce pas la peur qui est la plus grande source de progrès?

On a peur le jour où l'on découvre la mort et seul celui qui ne craint pas la mort n'a pas peur. Si vous n'êtes pas d'accord, faites du parachutisme ou des sports extrêmes. Et c'est au contraire dans la recherche du risque et à la frontière de la mort que l'on devient créateur. es poètes maudits buvaient et se droguaient. De nombreux peintres sont devenus fou et leur génie n'a pas diminué.

Mais vous allez me dire que le génie personnel va dans ce sens mais la recherche du génie collectif est plus sobre et organisé. Et c'est bien pour cela qu'il a encore besoin de la mort. La force de la construction artistique boudhiste est de créer avec du sable ou des matériaux qui vont disparaître une fois l'oeuvre faite. Ils vivent avec et aiment la mort qui n'en n'est pas une comme nous l'imaginons. Certe, cette approche est fondamentalement créatrice et développe un imaginaire sans limite car pas arrêté par la mort. A l'inverse, la première peur du manageur, du salarié et des dirigeant est la mort de l'entreprise. Comment en cela imaginer une oeuvre sensible et non perenne? Accepter l'ouverture et la vie en communauté, c'est accepter qu'un jour la communauté décide de disparaître car si cette possibilité n'est plus vraie, elle devient une entreprise.

Pour prendre une image, je crois qu'il faut être un peu comme le chien qui tourne sur lui même et fouille les couvertures de sa pannière avant de ce coucher qui est une habitude ancestrale qui vient de la peur de ce coucher sur un serpent ou autre animal dangereux. Une fois qu'il a passé cette peut, il n'a plus de crainte et s'installe en toute liberté. En cela, la question que je me pose est bien comment inventer l'entreprise qui a peur mais qui donne confiance aux salariés? De cette confiance naîtra les communautés et les collectifs pour être le nid d'une oeuvre collective.

Mais cette oeuvre collective doit-elle être le fait de l'interne tout autant que l'externe? Non, à ne plus faire de différence entre les acteurs d'une entreprise, on en tue ses réalités et son écosystème. Il est bon de s'ouvrir mais en respectant sa réalité interne. Il faut ouvrir les bras mais se protéger des coups.

 


XavierAucompte | Le Mardi 22/05/2007 à 01:05 | [^] | Répondre

Re: La peur au coeur de la création ...

Hum

j'aime bien ce que vous dites et ne détiens surtout pas la vérité, mais je ne crois pas du tout possible la combinaison d'une entreprise qui a peur et qui, en même temps, incite et encouragerait ses collaborateurs à innover

psychanalitiquement cela s'appelle une injonction paradoxale

par contre, oui, une  entreprise qui a un hungry spirit, une challenger attitude, qui est leader mais se comporte comme si elle était challenger, là oui, cela donne de la niaque innovante. Bref, l'innovation est un formidable levier de (re)motivation en interne et de (re)création de liens  avec l'externe

à suivre

 


Brice auckenthaler | Le Mardi 22/05/2007 à 19:11 | [^] | Répondre

la force du collectif

Déjà en interne, jouer collectivement est un art difficile , il faut bien connaître les autres et leurs complémentarités . Apprendre à se connaître les uns les autres est donc essentiel. Le problème général réside dans la volonté de dominer le plus souvent et de ne pas partager. Dans les métaphores managériales , il y a le pack des équipes de rugby  qu'on montre souvent comme le nec plus ultra du collectif qui marche, est-ce un rêve  pour l'entreprise ? On constate souvent beaucoup de rétention d'informations  , pas forcément par une volonté de nuire ou par peur mais tout simplement parce que l'on ne s'imagine pas que cela pourrait intéresser quelqu'un d'autre et qu'on est tellement fier de ce qu'on pense ou de ce qu'on a fait.  La situation paradoxale se trouve dans les fusions -absorptions,  tellement fréquentes maintenant !Même dans les situations moins mouvementées,   beaucoup croient qu'ils ont un territoire à eux . Alors que les seuls territoires à conquérir sont ceux de l'extérieur . Effectivement, en interne  les silos, c'est génial pour ça. Moi, j'adore parler de jardins à la française , où tout est bien rangé et où tout le monde est rassuré sur son sort.

Donc d'abord pour que l'on ait une autre représentation du monde de l'entreprise et que l'on admette l'extérieur comme acteur , je proposerai  de revisiter la dénomination des postes dans les organigrammes et d'y mettre un peu de flou volontairement aux marges. Cest un exercice collectif qu'on pourrait faire. Car en vérité, rien n'existe vraiment et ne se fait sans les autres et avec les autres...

Ensuite, l'externe, les partenariats, les autres, le risque : c'est une très grosse affaire aussi ! Il y a de vrais entrepreneurs qui n'hésitent pas à partager avec l'externe parce que c'est le seul moyen d'avancer et de faire grandir l'entreprise...C'est là où je rejoins Xavier : oui la peur est nécessaire pour faire mais il s'agit d'une autre peur : la tension salvatrice , l'accouchement si douloureux de quelque chose d'incertain..Apprendre et intégrer l'incertitude ... Une direction de l'incertitude dans les organigrammes ? Why not ? 

 


hyun | Le Mardi 22/05/2007 à 12:36 | [^] | Répondre

Re: la force du collectif

yes yes, d'autres ont appelé cela aussi la destruction créatrice

oser supprimer ce qui existe, là, pour le coup, je me fais peur seul ou collectivement !

inventer un schmiblic qui remplacerait un truc qui a prouvé que cela marche, pétoche maximale !

donc oui pour la mise en tension : elle doit être stimulée d'abord individuellement avant de l'être collectivement

et oui pour l'agitation facilitatrice tout au long du processus d'innovation, pas juste au début. ceci pour être sûr de maintenir un niveau d'ambition élevé qui étonnera le client final

 


Brice auckenthaler | Le Mardi 22/05/2007 à 19:17 | [^] | Répondre

Re: la force du collectif

XavierAucompte

Je continue sur l'exemple de Nicole qui m'a fait un clin d'oeil volontaire ou involontaire sur le rugby. Le pack n'est pas du tout un moment destructuré. Il est même un ensemble rigide tout autant au niveau de sa structure que de son organisation. Il allie un moment des hommes pour créer de la force.

Si l'on veut aller dans le sens de Brice, je prendrai l'exemple du maule porté qui est le cas où un joueur est attrapé mais ne tombe pas et un pack se forme derrière lui pour dérouler une avancée où le but est, comme un bélier de relancer des coups. Ainsi, un jour rentre avec le ballon, deux le poussent et un quatrième récupère le ballon pour repartir en force à droite ou à gauche soutenu par deux autres et ainsi de suite. Dans cette phase de jeu, autant en défense qu'en attaque, tout est improvisé et créé mais en même temps lié à l'habitude de jouer ensemble sans que puisse être déterminé là ou va être dans l'action à pousser, à amener, ...

Cela m'amène sur l'idée que cette imagination collective est le fruit d'un travail et d'une organisation, le premier se résumant à des habitudes et l'autre en un process connu de tous avec un lien fort la confiance et la volonté de tous d'avancer.

Et si je reviens à mon premier commentaire, tout cela se fait dans une équipe qui n'a pas peur et même qui a confiance en elle au risque même de se découvrir.

Pour finir, ce que tu dis Brice et ce que pousse comme idée aussi Nicole, n'est-ce pas l'entreprise phoenix qui a chaque instant meurt et renait de ses cendres?

 


XavierAucompte | Le Mercredi 23/05/2007 à 01:52 | [^] | Répondre

Re: la force du collectif

Le monde de l'ovalie entre dans les entreprises comme dans les propos sur l'innovation collective. Depuis plusieurs années Bernard Laporte et Daniel Herrero font des conférences business pour des entreprises et prêchent très bien la vertu du collectif moyennant une rémunération individuelle.

A partir du rugby, se pose pour moi la question de la confiance. Dans le pack d'avant, comme dans l'ensemble de l'équipe, on ne peut imaginer entrer dans le terrain sans avoir confiance en ses partenaires. Cette confiance est affective (c'est des copains - 3ème mi-temps) mais aussi cognitive (si un joueur veut faire du perso, il va se faire hacher menu au premier contact).

Le climat décrit dans ce blog qui favorise l'imagination collective et l'ouverture me semble très lié au niveau de confiance entre les acteurs. Or l'expérience de nombreuses entreprises (surtout dans le domaine financier) m'a fait constater que les pires enemis d'un projet ou d'une innovation sont en interne (vielle guerre, ancienne jalousie) et sont des obstacles énormes au développement de la confiance.

Aussi, comment développer la confiance ? Est-ce pré ou post ouverture, pré ou post innovation ?


 


quinio | Le Jeudi 24/05/2007 à 09:09 | [^] | Répondre

Re: la force du collectif

la confiance, vaste et crucial sujet

pour qu'elle s'installe, c'est avant tout une question de posture : posture du top management, qui parle clair et franchement, dis ce qu'il va faire et s'y tient, montre l'exemple vs se borne à incanter; s'implique/mouille la chemise, en particulier dans le processus d'innovation vs se contente d'être au jury final de sélection...et surtout permet l'échec [il faut bcp rater pour réussir en innovation, on  ne le répétera jamais assez], le permettre c'est déjà  autoriser qu'on analyse un échec passé pour en faire un rebond positif vs enterrer l'échec [les placards de nos entreprises sont  bourrées d'échecs pleins de pépites qui mériteraient d'être revisitées avec un regard collectif neuf...

à suivre

 


Brice auckenthaler | Le Vendredi 25/05/2007 à 12:08 | [^] | Répondre

Vincent

Xavier me fait peur avec ses envolées moi parfois!

On en peut pas tout comparer et les innovations actuellement dans les entreprises sont plus souvent portées par la capacité à travailler ensemble mais en compétiteur avec un environnement non déstabilisant que par le désir de léguer une idée avant de disparaitre.

Cette Innovation n'est -elle pas le dernier étage de la pyramide de Maslow, celui de l'accomplissement sans parler d'une production transcendantale.

En revanche j'aime bien cette image du rugby ou de l'orchestre, il faut un chef tout de même pour canaliser, priorisé et permettre du cahos de produire une performance.

 


Vincent | Le Mercredi 23/05/2007 à 14:34 | [^] | Répondre

y'-a t'il un pilote dans le pack inno ?

la métaphore rugby [ou de l'essaim] est excellente. Ds les deux cas il y a bien 1/ un enjeu enthousiasmant, qui dépasse souvent chacun des individus [Mark Twain disait : ''ils ne savaient pas que c'était impossible, donc ils l'ont fait''; et, 2/ un pilote-guide-jardinier-capitaine qui pose la vision , entraine et maintient la fameuse tension positive [sans laquelle l'élastique de l'innovation finit par s'amollir]

A l'uinverse, l'absence de  pilote est une des 10 tentations que nous décrivons dans le livre et qu'il faut éviter. je cite [extrait du chapitre 4 ''les 10 tentations''] : ''...

Tentation # 8 : penser que l’imagination collective se génère spontanément et s’entretient naturellement

C’est tentant car c’est plus reposant. Einstein avait eu un joli mot lorsqu’il avait déclaré que : ‘’il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé…’’ Or l’innovation a beaucoup à voir avec combattre des habitudes, des idées reçues, des soit-disant règles. Et l’innovation collective telle que nous la décrivons ici, c’est de la véritable conduite de changement. Annonçons à nos collaborateurs en interne et à nos clients en dehors de la ‘boîte’ que nous avons besoin d’eux, et zou ! nous aurons plein d’idées formid’ gratuitement. C’est totalement utopique.

Un processus CACO d’imagination collective doit 1/ être animé, 2 : être réanimé, 3/ être animé…

Enfin surtout éviter le syndrome de plus en plus répandu de « l’écoute alibi » qui a plus pour objectif d’attirer l’attention que de réellement analyser et prendre en compte ce qui est communiqué.   

pour revenir au pack de rugby, voici en avant-prem pour B-r-ent et ses surfers, la tentation n°7

Tentation # 7 : penser que l’imagination collective, c’est forcément systématiquement du collectif

C’est tentant, car c’est une Lapalissade, mais c’est ingérable en vrai. Ingérable car c’est time consuming. Réunir ou solliciter trop intensivement des équipes fatigue à la longue et bute contre les responsabilités quotidiennes respectives de chacun. A l’instar des sports collectifs, c’est la somme [ou plutôt l’agrégation] d’individualités complémentaires qui crée souvent l’étincelle. Et surtout, c’est l’alternance de phases collectives [surtout pas organisées en brainstorming[1] !] et de phases individuelles [où chacun apporte son expertise pointue et spécifique] qui garantira l’accouchement d’initiatives probantes et efficaces.



[1] A propos du brainstorming, reportez-vous au chapitre ‘’ Du Brainstorming au Crowdsourcing ‘’.

 


Brice auckenthaler | Le Mercredi 23/05/2007 à 16:16 | [^] | Répondre

Vincent

OK mais comment ne pas buter sur le fameux syndrome du CKM (Chief Knowledge Manager) et la création de nouveaux postes à chaque nouveau concept ?

N'est-ce pas au collectif de faire émerger cette figuer et ensuite aux directions de lui donner les moyens de mieux le jouer ?

Je ne crois pas dans la charge du responsable de l'innovation parachuté et devant trouver les ingrédients pour faire chauffer la marmite de l'intelligence collective. De plus est-ce au niveau direction ou au contraire plus près du terrain et comme une casquette supplémentaire que ces désignations de leaders de l'innovation doit se faire ?

 


Vincent | Le Mercredi 23/05/2007 à 16:31 | [^] | Répondre

En parlant de tentation ...

XavierAucompte

Après le rugby, les tentations, ... Cela va mal finir sur ce blog ...

Plus sérieusement, quand je commence à patauger dans ma réflexion, je me repose les basiques et un me vient en tête : Recherche t'on de l'innovation pour tout? Est-ce donc un projet d'entreprise, une attente métier ou un besoin projet? Et enfin comment dire bonne ou mauvaise innovation?

 


XavierAucompte | Le Jeudi 24/05/2007 à 02:00 | [^] | Répondre