Interview de Claude Malaison sur l'actualité 2.0
Montréal c'est chaud!
Mots-clés : Claude Malaison, vincent Berthelot, emergence, webcom_montreal, intracom paris
Interview de Claude Malaison par vincent Berthelot
VB :Bonjour Claude et merci d'avoir accepté de répondre à quelques unes de mes questions.
En premier lieu tu es très actif dans le secteur du web et incontournable au Québec mais peux-tu te présenter pour les lecteurs de Brent
CM :J’ai été à l'origine du premier site intranet à Hydro-Québec en 1995. Jusqu’en 2005, j’ai été responsable du site des Communications, du portail de l'entreprise en plus de coordonner le réseau corporatif qui en comptait plus de 500. J’ai aussi été président-fondateur de l'Association des professionnels en intranet (API).
Je suis membre du Conseil de programme du Certificat en communication appliquée de l'Université de Montréal où j’exerce également une charge de cours en Pratiques de la communication interne interactive. Je suis aussi membre de plusieurs plates-formes et réseaux sociaux dont les réseaux professionnels LinkedIn et Viadeo ainsi que Facebook, Ziki, Seesmic et MyBlogLog, etc. Je dirige, depuis 2004, une série d’ouvrages collectifs (L'intranet dans tous ses états, L'intégration des 3Nets, Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires), travaille activement depuis sept ans à l'organisation de conférences internationales, dont les Rendez-vous interactifs de webcom-Montréal http://www.webcom-montreal.com.
Je donne de nombreuses conférences publiques au Québec, en France et aux USA, des conférences en entreprise et en milieu universitaire. Depuis 2005, je suis Président d'Émergence Web http://www.emergenceweb.com, firme spécialisée en communication interactive et médias sociaux et travaille activement à l’intégration en entreprise des technologies du Web 2.0. Et je blogue régulièrement à www.emergenceweb.com/blog.
VB :Pour avoir participé au dernier Intracom Montréal et lu de nombreux commentaires sur le dernier Webcom Montréal on peut vraiment dire que Montréal est une des places majeures pour comprendre les révolutions actuelles du web 2.0.
CM :Le Québec était, fin des années 90, la plaque tournante de la création et de l’innovation Web entre l’Europe et les États-Unis. Autant en Internet qu’en intranets, le Québec pouvait alors se targuer d’être, comme tu le dis, une place majeure… Cette place enviable, il ne l’a plus… Depuis presque deux ans, maintenant, je déplore le fait que le Québec souffre d’immobilisme technologique... Depuis le début du nouveau millénaire, nous surfons sur les investissements faits antérieurement, nous gérons les technologies introduites alors… En ce sens, l’API et la conférence Intracom a servi aux professionnels à bien «gérer» les acquis mais n’a guère servi à faire éclore le Web 2.0, particulièrement en entreprise.
Il a fallu pour cela, créer les Rendez-vous interactifs webcom-Montréal en 2006. Et pour démontrer que nous partions de loin, il suffit de mentionner qu’il a fallu créer de toutes pièces la structure business et convaincre des conférenciers de renom de venir parler à un événement inconnu avec un auditoire limité car peu de gens connaissaient le terme Web 2.0 à l’époque. Résultat : le nombre de participants à ce premier événement fut 60, alors que la dernière édition le 14 novembre, a attiré 250 personnes ! Ce n’est que cette année, en 2007, que le réveil québécois s’est fait, et cela, longtemps, après l’Europe et nos voisins du Sud, particulièrement en Californie. Et l’association qui est en meilleure position pour canaliser les énergies naissantes et donner le coup d’accélérateur nécessaire est l’Alliance NumériQc, un de nos partenaires. En Europe, le Web3 en est à sa quatrième année et va attirer cette année 1 500 participants à Paris. Les conférences de O’Reilly en Californie (qui datent de 2004) attirent entre 2 et 3 000 participants, deux fois par année et celle de Boston sur l’Entreprise 2.0, plus d’un millier !
L’Entreprise 2.0… Voilà la trame de fond qui nous intéresse particulièrement et qui actuellement, n’est abordée qu’à la conférence de Boston. Pourtant, autant les intranets ont eu la cote à la fin des années 90, autant ce sera le tour de l’entreprise 2.0 d’ici 2014. Printemps 2008, webcom-Montréal sera la première conférence canadienne à présenter une piste dédiée au phénomène de l’Entreprise 2.0 et les sommités mondiales y seront. Des sommités des USA, de Grande-Bretagne mais aussi de France et…du Québec.
À quand une conférence sur ce thème en France et est-ce que ce sera Brent l’organisateur ? Actuellement, je n’ai vu que ceci : Formations et conférences Stratégies. D’autres thèmes à aborder ? La virtualisation de la formation, la connectivité croissante et les technologies mobiles au service
Nous avons bien essayé à Paris d’avoir des conférences aussi intéressantes mais il faut avouer que le dernier intracom Paris ne fut pas un succès à la hauteur des espérances et du travail fourni. Seul Loic Le meur semble avec sa nouvelle conférence Web 3 pouvoir rivaliser mais ce n’est pas tout à fait le même objectif ni le même public.
Peux-tu nous donner ton avis sur ces différences et les facteurs qui selon toi assure le succès de vos événements ?
Penses-tu que l’on peut assurer sur un mode associatif l’organisation de tels événements toi qui a été Responsable à l’API et participé à l’organisation de nombreux Intracom ou le professionnalisme et la somme de travail demandé nous amène vers des structures plus orientées business ?
CM: Pour ce qui est des facteurs de succès, je dirais qu’il faut en tout premier lieu, créer une structure orientée business qui va s’occuper de produire la conférence et trouver les personnes compétentes en organisation, logistique, en marketing viral et relations de presse ainsi qu’en vigie technologique et networking social et professionnel. C’est le cas pour O’Reilly, pour LeWeb3 et pour webcom-Montréal. Le modèle associatif ne marche pas et crée toutes sortes de problèmes qui viennent handicaper l’organisation. De plus, il faut toujours garder une longueur d’avance sur le choix de la thématique, des sujets et des conférenciers mais aussi rester à l’écoute de ce qui préoccupe les entreprises et de ce que le marché leur propose. Dans le cas de LeWeb3, organisée par Loïc et son épouse et qui va coûter cette année un million d’Euros à produire, ils ont écouté leur clientèle et c’est cette dernière qui a généré la programmation 2007. (Par Facebook, entre autres, ce qui est très 2.0) Il faut ensuite s’entourer de bons partenaires, tant associatifs que privés (sponsors). Ce choix est très important car il assure la moitié de la réussite. Et finalement il faut bien cibler la clientèle.
Pour ce qui est de mes projets, bien : Organiser les deux prochaines éditions des Rendez-vous interactifs webcom, soit celles du 14 mai et du 12 novembre 2008. Déjà, pour celle de mai, plusieurs conférenciers ont déjà confirmé leur présence dont Loic LeMeur qui viendra nous parler de la «dématérialisation» de l’entreprise. Un de nos sponsors principaux est IBM et viendra parler de l’Entreprise 2.0 dont il est le leader mondial !
Autre projet : Après le livre collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires» qui vient de paraître, je me lance dans l’écriture d’un nouvel ouvrage, cette fois-ci personnel et qui va porter sur le «Mémoire d’entreprise». Les deux ouvrages seront des lectures obligatoires dans mon cours à l’Université de Montréal sur le nouvelle communication interne interactive et que je tente de modifier graduellement pour préparer les futurs communicateurs de l’Entreprise 2.0. Les livres seront aussi le sujet de mes futures conférences.
Un autre projet concerne ma société Émergence Web mais je ne peux pas parler pour le moment. Peut-être pourrai-je en dire un peu plus lors de mon prochain passage à Paris, prévu du 9 au 14 décembre, pour assister, entre autres à la conférence LeWeb3 et pourquoi pas, vous rencontrer ?
![En Haut [^]](/public_images/skins/itheme/fleche-haut-13.png)
Merci Gil et désolé de ne pas avoir mentionné cette réussite, il est vrai que je reste très orienté intranet et moins marketing/SL.





Derniers commentaires
→ plus de commentaires