Edwige, le syndrome du fichier
Un impact sur les réseaux sociaux ?
Mots-clés : edwige
Non, je ne pense pas. Je ne parlerai pas de mon opinion sur Edwige, ce n'est pas l'objet de ce billet. La raison de celui ci est issue des échanges qui ont lieu dans la presse papier, télévisée et des échanges avec d'autres personnes sur ce dossier.
La question que je me pose n'est pas du bien fondé d'un fichier de ce type, mais de l'écho que ceci va avoir avec le monde de l'entreprise au regard du Web 2.0.
En effet outre les technologies d'interfaces plus sophistiquées et des usages plus "libres" pour chacun, le Web 2.0 apporte son lot de création de données permettant de connaitre, analyser les individus, et donc de larges fichiers de données.
Souvent lors de mes échanges en entreprise sur ce thème un des premiers arguments qui m'est opposé est le bien fondé d'un fichier de données personnelles en entreprise. Quels sont les droits de chacun, place de la CNIL et autres considérations. Ce sont souvent des interrogations légitimes mais qui ne vont pas au delà car déjà des fichiers existent et leurs données sont garanties, modifiables par leurs propriéaires.
En suivant les débats animés ce soir de l'émission de France2 sur ce thème je suis arrivé à la conclusion qu'une différence majeure qui existe entre les données d'un fichier d'état comme Edwige ou celle d'un facebook, linkedin ou autre My S Pace et hébergeur de Blog est le degré de "confiance", au sens de la bienveillance, que l'on accorde au propriétaire. Je m'explique : à priori les données de Edwige (ou autre fichier obtenu par devers soi ...) sont collectées sans que l'individu en ait "conscience". Il peut les consulter, peut être les modifier mais il doit en faire la démarche volontaire. A l'inverse sur le Web 2.0 ses données auront été librement exposées de plein gré et il pourra les modifier à volonté. Cette expression "libre" qui caractérise le Web 2.0 traduit aussi une grande confiance à priori dans les propriétaires de ces données (le doit-on ? A voir ...).
Quoi qu'il en soit c'est donc une attitude de défiance qui caractérise selon moi la différence entre les 2 types de fichiers des données collectées. Défiance à l'égard de l'autorité récipiendaire de ces données. C'est une tradition de chez nous de montrer souvent une grande défiance à l'autorité, ici l'état, ailleur l'entreprise. Alors que vis à vis de Facebook ou autre c'est une relation de confiance établie.
Donc ce qui caractérise, entre autre, un environnement favorable au Web 2.0 est la CONFIANCE. C'est à dire un respect mutuel des individus et des organisations auxquelles ils appartiennent. Une entreprise ayant une forte résistance interne à l'échange, une culture de la méfiance, ne sera pas un terreau fertile à cette démarche on le comprend bien.
C'est sans doute un enjeu majeur pour beaucoup d'organisations de développer un sentiment de quiétude pour inciter les échanges, la dynamique de groupe. Enjeu qui implique surement étroitement les DRH, d'où l'apparition de groupes de travail à propos de "well-being".
Quel est votre point de vue ?





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