Avr. 09 05

Version imprimable e-ruralité, e-reputation et YouOnTheWeb ; trois mots pour un nouveau monde

De Lille à Dijon à Paris, il n'y a qu'un pas le Barcamp

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Il est temps de tirer les conclusions de ces trois évènements qui ont eu lieu sur les deux derniers week end. Tout d'abord, il est à noter qui sont ceux qui étaient là. Le seul politique dont j'ai vu la tête sur ces trois évènements est Christian Paul actuel député de la Nièvre (http://www.christianpaul.fr/?rubrique30) à Dijon et donc même pas sur sa circonscription. En pleine période de débat sur l'internet et ce qui s'y passe, il est à noter l'absence totale des élus et politiques dans les évènements du web.

Dans les entreprises non web, c'est Lille qui a le record avec à ma connaissance avec Auchan, Leroy Merlin et Décathlon en partie acteurs de l'évènement. A Paris, j'ai entendu une personne se présentant d'Orange mais en spectatrice.

Dans les entreprises web, il est à noter que web escape agents était seul à Dijon. A Lille, Quelques petites agences de consulting étaient présentes mais à part Cap Gémini sur un concours, pas de SSII. Pour Paris, le nombre de sponsors du web et de l'e-reputation était important. J'ai entendu à chaque conférence des personnes parler de Start up, ce que je n'avais plus entendu depuis...

En clair, la grande majorité des entreprises n'ont toujours pas compris ce qui se passe et les débats restent entre experts et passionnés avec des promeneurs plus ou moins en nombre. Pour parler de cela, les trois évènements étaient d'une grande qualité avec des organisateurs et organisatrices de haute voltige. Bravo!

Après sur les débats, c'est Paris qui a été le plus confus et multi facettes, Lille le plus en retard et Dijon le plus cadré. De toutes les façons, dans les trois lieux, vous aviez beaucoup de choses à apprendre sans hésitation.

A Paris, l'hésitation venait de la diversité des envies et besoins des acteurs sur la e-reputation. Le sujet est très vaste au final. Soit que ce soit d'entreprise ou de personne, entreprise en interne ou en externe, ... Derrière tout cela, il y a un changement de comportement et de se voir et voir les autres.

A Lille, la jeunesse d'une majorité du public a laissé le débat ouvert mais souvent les questions se rejoignaient et l'expert ou les experts de la salle avaient la capacité de manoeuvrer. Avec le partage e la journée sur une matinée découvert et un vrai Barcamp l'après-midi, on avait une bonne alchimie.

A Dijon, mes amis avaient un sujet très clair et précis. Il semble que les salles ont été interessées et remplies comme dans chaque ville. La e-ruralité est un problème, un enjeux et un changement sociétal fort.

Dans les trois cas, on a parlé de comment on vit aujourd'hui et demain. A chaque fois, on en revenait à la transformation de l'entreprise, de l'individu, du salarié, de notre monde. Tout cela n'est en fin de compte pas séparé mais correspond à un tout : le nouveau monde 2.0

Qu'en pensez-vous? 

Commentaires

#e-ruralite, #e-reputation et #YouOnTheWeb ; trois mots pour un nouveau monde

fbrahimi Est-ce si surprenant qu'à chaque fois que nous évoquons la place de l'individu dans la société d'aujourd'hui et face aux nouveaux challenges nota de la société 2.0 qu'ils s'agissent de réputation, d'identité numérique... l'Entreprise revient toujours au bout des lèvres.

 


fbrahimi | Le Lundi 06/04/2009 à 07:41 | [^] | Répondre

Re: #e-ruralite, #e-reputation et #YouOnTheWeb ; trois mots pour un nouveau monde

gmaubon

Bonjour Xavier,

Je te rejoins sur le point de l'entreprise et du fait qu'elle est apparue aussi à Dijon dans les débats. Entreprise au sens « d'entreprendre » il me semble. Les eternelles nouvelles technologies transforment notre vie globalement et donc nos rapports à l'entreprise en particulier. Il fut normale que nous parlions d'implantation d'entreprises en milieu rural et des relations avec les infrastructures. Il est clair que pour avoir une présence sur internet ou pour aller dans le sens de la dématérialisant, il faut au moins avoir de l'Internet en haut débit. C'est un vrai facteur d'attractivité des territoires ruraux.

D'ailleurs, si tu te souviens, nous avions abordé ce problème au cours d'une session du barcamp à l'ESC Dijon. Nous essayions de savoir si les infrastructures devaient précéder les usages ou le contraire. Dans notre session sur les espaces de coworking en milieux rural, il semble que la démarche gagnante commence par les usages, ou plus exactement par la demande des habitants de pouvoir « utiliser ». Cela booste les infrastructures et conduit au succès de l'opération.

Comme rien n'est parfait, cela induit qu'une absence de motivation ou de gens motivés sur un territoire entraine sa mise à l'écart ... Mais puisqu'il n'y a pas de besoin exprimé, pourquoi engager de l'argent ?

Je rebondis aussi sur ta remarque à propos des entreprises et de leur présence au cours des barcamp. Je fais la même observation que toi, les discussions sont entre passionnés et experts (les deux étant  souvent les mêmes). Les entreprises utilisatrices sont absentes et cela ne me surprends finalement pas puisque le format « barcamp » n'est pas très lisible pour elles, à mon sens. Aprés en avoir discuter avec Grégoire Japiot je crois plus au concept d'explorcamp qui à une vocation clairement pédagogique. Les entreprises sont en demande de sensibilisation sur le sujet, comme le prouve le succès des ateliers de la CCI Dijon sur ces questions. Elles n'ont pas (encore) le vocabulaire et les réflexes pour sentir l'intérêt du barcamp. Ce qui m'interroge le plus c'est la quasi absence des professionnels de la filière TIC dans ce type de manifestation. Pour faire court, il y a un marché pour le web2.0 en entreprises et les barcamp donnent des clés pour le décrypter et s'y préparer. Nous (moi en particulier) n'avons pas convaincu les pro de venir s'y intéresser et je m'interroge beaucoup sur la meilleur façon de faire.

Si on a une vision Darwinienne, on dira que les mieux préparés survivront ... J'ai quand même l'envie de les préparer au mieux ... tous !

Grégory

 


gmaubon | Le Vendredi 10/04/2009 à 13:06 | [^] | Répondre


Qui est la cible des barcamps ?

Bonjour à tous,
Merci, Xavier, de ce retour sur les 3 barcamps dont doit bien être le seul à avoir une vision globale en tant que participant(s) !
Je ne reviendrai pas sur l'analyse de Grégory, que je partage complètement.
La question que je me pose est : qui est le public-cible de ces barcamps ? est-ce qu'il s'agit des entreprises ? de Mme Michu ? des étudiants (futurs salariés ou chefs d'entreprises) ? des politiques ? des geeks ? de "kinenveut" ?
Ce qui est certain, c'est que le format "barcamp" est à l'image du 2.0 : déroutant lorsqu'on est habitué à des formats plus classiques (de conférences => un programme, un "sachant" et des "apprenants").
Pour en avoir discuté avec des politiques, je peux vous dire que ça a l'air d'un détail, mais en réalité ça n'en est pas un. Dans  agenda surchargé, comment trouver le temps (l'envie ?) d'aller voir ce qui se passe dans un "truc de geeks" dont on ne connaît à l'avance ni le programme, ni le contenu ?
J'en arrive à la conclusion que si l'idée est d'évangéliser, l'esprit Barcamp n'est peut-être pas adapté. 
Vu de Dijon, c'est ce que je retiens du Barcamp de Lille (mais je me trompe peut-être puisque je n'étais pas présente sur place). Le Barcamp de Lille est-il vraiment un Barcamp ? J'ai l'impression que les organisateurs sont sortis du cadre strict du Barcamp pour aller vers quelquechose de plus "grand public", avec une partie de conférences ou tables rondes un peu plus classiques pour, dans un second temps, faire prendre la mayonnaise du Barcamp. C'est sans doute la 3e voie la plus appropriée si l'objectif est de s'ouvrir à un public de non-initiés... ce qui reste à préciser !

 


KT21 | Le Samedi 11/04/2009 à 11:30 | [^] | Répondre

Re: Qui est la cible des barcamps ?

XavierAucompte Encore une fois d'accord. Mais le rôle d'un politique est d'être à l'écoute. Il est le représentant et doit donc prendre parfois le temps d'écouter et de réagir.

Ce n'est pas un hasard que celui qui a montré sa joie sur le rejet du texte Hadopi : le député Christian Paul était au barcamp de Dijon pour passer son samedi à vous écouter. Et pour mémoire, Dijon n'est pas du tout dans sa circonscription donc il n'avait pas d'intérêt politique à venir.

 


XavierAucompte | Le Samedi 11/04/2009 à 12:13 | [^] | Répondre

Re: Qui est la cible des barcamps ?

Hummmm Xavier, je crains que certains éléments de politique locale ne t'aient échappé... Je te donnerai quelques précisions en aparté sur le sujet à l'occasion

 


KT21 | Le Samedi 11/04/2009 à 15:15 | [^] | Répondre