Du Barcamp de Montréal au Barcamp de Dijon : vie 2.0 et plan numérique
échanges et réflexions
Mots-clés : barcamp, dijon, montreal, plan numerique
Mercredi dernier avait lieu le Barcamp de Montréal en même temps que le webcom. La grande qualité des interventions et des participants au barcamp n'est plus à prouver. Il est à la fois ouvert et accessible et en même temps pointu et de qualité.
Le sujet que j'ai pu suivre lors de cette journée portait sur la fameuse lettre ouverte sur le plan numérique. Plus exactement, les réflexions portaient sur les suites et évolutions de cette action née d'une femme, d'un groupe de blogueurs puis poussé par le Yulbiz.. Je vous propose d'aller entre autre voir les sites de Michel Blanc et de Yulbiz pour récupérer toutes les informations.
Au cours de cette séance, une question a été posée qui me semble primordiale : quelles idées avez-vous pour faire avancer, construire et structurer l'action pour un plan numérique au Québec. Une de mes réponses a été de dire, parlez de la vie 2.0!
Pourquoi développer le numérique si on ne sait pourquoi, si on ne démontre pas que la vie qui va avec est plus agréable et surtout répond à nombre de problèmes existants. J'ai en tête la e-education facilité par l'accès à de la documentation, la e-santé avec la possibilité de s'auto soigner et d'avoir de la prescription par le web et enfin la e-entreprise pour qu'on puisse imaginer pouvoir travailler de n'importe ou et développer son entreprise grâce au web qui donne accès au monde entier.
Je ne pouvais en rester là! Ainsi, lors de la première série de séances au Barcamp de Dijon, je suis intervenu sur "la vie 2.0, l'entreprise 2.0 et le plan numérique : quels sont les avantages?". L'idée n'était pas de faire une présentation mais de créer l'échange sur une problématique partagée partout dans le monde et entre autre en France où un plan numérique vient de sortir et au Québec où un groupe se forme pour en avoir un.
Pour reprendre ce qui a été échangé, j'ai noté les choses suivantes :
Il existe un grand décallage entre générations, entre territoires, entre profesionnels, avec les élus, ... Si le constat d'une rupture apparaît à tous, les explications et les périmètres de ces communautés n'est pas partagée. L'exemple est ainsi donné d'étudiants n'utilisant pas facebook et les réseaux sociaux et à l'inverse des personnes âgées toujours connectées.
L'accord le plus préoccupant dans la salle est de dire que la grande majorité des élus et des chefs d'entreprise sont très loin de ces préoccupations et ont une compréhension limitée si ce n'est nulle de la chose numérique.
Pour reprendre le fil de discussions, une personne indique que l'on a déjà connue une crise ou transformation similaire avec l'arrivée de l'ordinateur puis de la messagerie. Une partie des responsables considéraient que c'était du travail d'assistante que de taper des informations, des lettres, ...
Un des plus fort blocage est celui du frein technologique. Des personnes ne savent pas ce servir des outils et donc ne peuvent s'intégrer ou ne veulent pas.
A l'inverse, les jeunes souffrent de plus en plus d'une dictature de cette vie 2.0 ou numérique. De plus en plus, ils n'ont pas le choix de faire sans. Pour s'inscrire à une école ou en université, pour réaliser des papiers administratifs, pour gérer ses comptes, ..., il faut internet. C'est la même chose avec les outils bureautiques. Comment trouver un travail sans avoir des bases de ces outils?
La liberté de choix de la vie numérique n'existe plus. A l'inverse, des villages ruraux se trouvent coupés du monde. Ils n'ont pas accès à internet ou via un modem à flux très bas. Dans ces conditions, impossible d'utiliser la majorité des sites les plus connus du web, d'écouter de la musique, de regarder des photos, ...
Comment faire dans ces conditions entre une société qui oblige à utiliser le numérique et le 2.0 et vivre sans? De là, l'idée de revenir sur ce qui avait été fait pour les autoroutes apparaît. C'est un problème d'infrastructure! La route, le téléphone, ..., ont donné lieu à des plans incontournables! On ne pouvait pas imaginer une France qui se développe que sur une petite partie de territoire en mettant de côté le reste de la population et du territoire.
Alors les points importants de cette vie numérique sont le développement des échanges, les gains de temps, les solutions trouvées en e-santé, la diffusion culturelle, le développement d'entreprise en milieu rural, ...
Mais un des participants pose la question : c'est quoi la définition de vie 2.0? De là naît un échange sur le fait qu'on puisse ou non être en 2.0 sans internet. Le 2.0 est un ensemble d'usages. Ces usages peuvent se développer sans le web.
L'exemple de la démocratie 2.0 en Suisse avec les référendums populaires est mis en avant. C'est la fin du participatif et représentatif par un système de démocratie collaborative et celle-ci n'a pas besoin du web. En même temps, elle sera facilité par le web.
A côté de cela, on peut reprendre l'exemple de la Ds ou des tablettes numériques utilisées dans l'avenir dans les écoles n'ont pas de lien internet. Est-ce la nouvelle vie 2.0? Oui mais n'est-ce pas de fait une mauvaise expression est ne devenons-nous pas revenir à la notion de vie numérique? Cela tombe bien avec une recherche sur un plan numérique.
En présentant l'exemple du Québec, les participants parlent des très bonnes initiatives en Afrique entre autre avec l'exemple de la case numérique au Sénégal. Le problème du Québec n'est pas spécifique. Le monde rural en France connaît les mêmes soucis, les pays d'Afrique, des Régions d'Asie, ... Le problème d'accès à l'information et au web est donc mondial!
Ce n'est pas une lettre aux dirigeants du Québec qu'il faut pousser mais à l'ONU, l'UNESCO ou toutes autres organisations internationales et liée avec les initiatives de chaque Pays.
Pour convaincre les élus, il faut leur expliquer le sujet et surtout leur montrer que ce sont des investissements rentables et à long terme. A l'inverse, il faut expliquer à la population la vie qui va avec. Il faut être compréhensible sur les effets de ces grands travaux.
Mais si les usages peuvent exister sans le web mondial, on se pose la question de développer des web locaux au niveau d'un village ou d'une région en attendant l'accès au web. Les avis sont partagés. La majorité pense que le gain le plus fort est lié au web. il faut donc pousser le plus rapidement possible l'accès au web.
Les blogueurs et barcampeurs Dijonais et du monde rural de la Région se sentent proche du combat des Québécois. La lettre de nos amis du Québec pour un plan numérique devrait apparaître sur les blogs de bourgogne.
Les éléments clés qui ressortent :
- un plan numérique demande une partie coût et investissements sur la thématique des infrastructures
- il demande à côté une partie sur la vie numérique
- L'objectif de demain n'est pas d'imposer le web et le 2.0 mais de donner le choix, c'est une obligation de liberté.
Oui Xavier, comme nous l'avons échangé hier, le combat pour la "vie 2.0" est le même au Canada, dans nos villages les plus reculés ou encore dans un village africain. Mais regardons ce qui se passe justement dans ces derniers où il y a une case où l'on peut téléphoner, accéder à internet, se faire accompagner ou encore avoir une conversation via Webcam avec un enfant à l'étranger. 
![En Haut [^]](/public_images/skins/itheme/fleche-haut-13.png)
Belle énergie qui remonte de Dijon sur Brent, formidable on va tous vers la green attitude, de façon différente mais complémentaire afin de modifier l'orientation de notre société, de nos entreprises actuelles...
Je dois tout d'abord te remercier de ton commentaire et je serai heureux de parler de ce que tu fais plus longuement un jour sur Brent. Pour ce qui est du sujet, tu touches avec raison l'argument le plus fort contre la réalisation de ces projets. mais je crois que c'est la meilleure mauvaise excuse qu'on puisse donner et je vais essayer de te proposer mes arguments :




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