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Version imprimable Des communautés au web social : le retour aux sources

Mirage du 2.0 "out of the box"

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Des communautés au  : le retour aux sources

 

L’un des plus gros risques de la vague 2.0 (sans parler de la 3.0 prévue en décembre au moins du point de vue marketing) est de mettre la charrue avant les bœufs et prendre des vessies pour des lanternes.

 

Ce risque c’est celui de revenir au syndrome de l’outil tout puissant, celui tellement bien conçu, révolutionnaire, intuitif etc… qu’il vous suffit de l’acheter, le brancher pour vous aussi connaître la 2.0.

Les packages de ce type sont plus ou moins complets et chers mais ils sont tous sur le mode « out of the box ».

C’est soit disant simple , moins coûteux et efficace. 

Cependant si on revient sur les modes de fonctionnement des communautés de savoir ou de pratique  et les modes de fonctionnement collaboratifs dans l’ avant l’arrivée de ces outils on découvrira  que c’est avant tout le partage d’un but et d’un intérêt commun qui est le principal moteur.

Travailler, échanger, partager, mutualiser et parfois produire ensemble, tout cela implique des mécanismes d’engagement, de reconnaissance, de développement des compétences et de légitimité portés par le groupe lui-même souvent de manière implicite.

Les TIC permettent l’accélération des ces mécanismes mais ne s’y substituent pas.

Les Communautés d’intérêt et de pratiques déjà constitués dans l’ peuvent rapidement bénéficier des apports de ces nouvelles plates-formes 2.0.

A l’inverse, la prudence est de mise quant à la création de ce type de communautés sur décision de la direction par l’implantation de ces dits outils.

Ces communautés « artificielles » ne fonctionnent pas sur le même principe que celles qui sont spontanées mais s’inscrivent dans un fonctionnement hiérarchique, de de poste, désignation des tâches et souvent de contrôle.

La belle coquille risque d’être rapidement vide ou demander beaucoup d’énergie pour fonctionner.

Afin que le 2.0  ne soit pas un mirage et de simples projets qui ne fonctionnent que pour donner raison à leur responsable mais sans réel enracinement, il nous nous faut travailler de nouveau sur les fondements des pratiques collaboratives et ne proposer les outils qu’ensuite et non l’inverse.

La question suivante sera de savoir si l'intranet souvent cadenassé que nous connaissons actuellement pourra devvenir un intranet avec une possibilité donnée aux échanges croisées et à l'émergence de communautés non téléguidées et je n'ai pas dit "ferme à blog" ;-)

 

A suivre…

Commentaires

... oui m'sieur mais attention à ne pas tuer le DEVOIR D'UTOPIE !

C'est un peu l'éclairage donné lors de la dernière réunion sur la modernité http://www.forum-modernites.org/ sur le sujet "L'engagement des entreprises peut-il être sincère et authentique ?" un must et y'a même un mp3...
Gil

 


Revgi | Le Mercredi 24/10/2007 à 17:48 | [^] | Répondre

tu as tout dit!

XavierAucompte Souvent, on me pose la question sur mon métier, sur ce que je sais faire et pourquoi et dans quelle direction, ... Depuis quelques mois, j'ai tendance à parler de maîtrise d'usage mais nous sommes à la limite du sociologue ou de l'ethnologue mais qui remet en pratique au sein de l'entreprise ce qu'il voit dehors.

Quand on lit le blog de Bertrand Duperrin, a-t'on vraiment l'impression d'être face à un technicien? Non parce que sa recherche perpétuelle comme la notre est de trouver le new brent caché derrière des strates de pratiques anti créativité, innitiave et innovation. Le dernier article de Bertrand sur le cerveau gauche en est un exemple parfait. 

Mais nous trouvons la même chose chez tous nos amis qui viennent de visions différentes rh, com, ... mais qui ont compris ce tournant et la capacité incroyable de l'entreprise d'utiliser 100% du salarié et pas les 20% qu'il a vu sur un cv.

Notre combat n'est pas celui de la vente d'outils mais bien de l'évangélisation sur la réalité de la vie à intégrer dans nos entreprises. Ainsi, depuis des semaines, grâce à Marc de Fouchecourt nous parlons de confiance, élément de base de l'entreprise qui marche. 

Donc je suis d'accord avec toi, n'achetons plus des outils, mettons en place de bonnes pratiques. Tout simplement les outils viendront avec!

 


XavierAucompte | Le Mercredi 24/10/2007 à 23:02 | [^] | Répondre

Dans la même ligne

XavierAucompte je vous propose d'aller lire : http://www.nayezpaspeur.ca/blog/2007/10/toutpresdecheznous_peuplade_maresidence_atelier_de.html#comments sur le site de hilippe Martin un article qui prolonge nos interrogations.

 


XavierAucompte | Le Jeudi 25/10/2007 à 00:17 | [^] | Répondre

De l'utopie à l'évangélisme ;-)

Vincent

Je suis en bonne compagnie je le sais bien, de Padawan, à Bertrand en passant par Joel et tous les habitués qui partagent souvent la même vision que nous trois, mais désolé les reflexes des RDSI et des dirigeants vont rarement s'attaquer aux racines même du passage à un  fonctionnement 2.0 de leur entreprise ou pour être plus simple au collaboratif appuyé sur les TIC de dernière génération.

Si ils veulent bien nous donner leurs commentaires, en particulier sur le cahier des charges lors de leurs interventions en entreprise nous pourrions mieux appréhender la qualité des demandes.

sur le fond de mon article je tiens surtout à montrer la différence de fonctionnement entre types de communautés spontannées et issues de l'implantation d'un outil.

 


Vincent | Le Jeudi 25/10/2007 à 11:20 | [^] | Répondre