Oct. 06 23

Version imprimable Changement de paradigme

De l'information à la connaissance

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Paradigme, paradoxe, j'aime bien placer ces différents mots mais bon à part un petit plaisir je voulais partager une reflexion.

Il fut un moment pendant lequel il était vital d'avoir l'information. Désormais nous souffrons d'infobésité, celle-ci est partout, de votre portable, sur les quais du RER, dans les journaux gratuits.

Vous pouvez la filtrer, oui bien sur et vous avez un super lecteur, digéreur de flux RSS alimenté à partir de blog et d'alertes google voir des bruits de la blogosphère (technocrati et autres).

Maintenant que faites-vous de toute cette information, c'est un peu le même principe qu'un bon enquêteur (Jo Nesbo :-) de police, une affaire ne peut se résoudre que si vous parvenez à un niveau supérieur de reflexion que les simples données.

Vous parvenez à donner du sens à tout celà pour comprendre une évolution, mieux appréhender le contxte.

En bref il vous faut de la connaissance et désolé mais cette denrée est encore bien rare, voyez les elections et le travail de l'information... sans connaissance vous ne comprendrez que ce que les média veulent vous faire comprendre.

Le Web 2.0 apporte l'information mais pour la connaissance demandez un supplément!

Commentaires

Masse

Je suis tout à fait d'accord avec tes propos Vincent. L'infobésité comme tu le dis si bien tend à donner de l'information à outrance mais l'usage final qui en est fait ne doit pas représenter grand chose. C'est là ou demain nos efforts devront être rassemblés, pas sur la distribution de l'information mais plutôt sur la façon dont elle sera traitée.

Côté entreprise, l'économie du savoir et de la connaissance devrait représenter des gains futurs pour gagner en parts de marchés grâce à la capitalisation issue de cette connaissance et également gagner en temps.

Combien de fois chercherons nous la même information déjà présente à plus de deux endroits et pourtant qui existe et reste non partagée pour de simples raisons de pouvoir ?

Quand arrêterons-nous de faire le rapport information = pouvoir ? Alors que dans une dynamique coopérative des savoirs, le savoir est partagé pour gagner ensemble les projets, ce qui permet à l'ensemble des collaborateurs de faire de leur entreprise, une entreprise plus pérenne, dynamique, créatrice d'emploi et de richesse permettant à tous ses collaborateurs de participer à la croissance et de sauvegarder ses propres emplois ?

Une bonne utilisation de l'information et une dynamique de travail de KM permettent alors de gagner non seulement en parts de marché mais aussi en temps. Courbe de l'expérience ....

Revenons dans le contexte plus gnéral, un tri est forcément nécessaire, personnellement je ne peux lire toutes les informations qui circulent, je la trie selon mes choix et mes degrés d'intérêt grâce aux flux RSS sur ma plateforme Netvibes. L'information que je partage est celle que je reçois et que je distribue par pur réflexe coopératif (attitude coopérative).

Et les autres informations ma foi, je les retiens lorsqu'elles sont importantes mais issues de plusieurs sources à la fois, elles sont différemment exposées avec des tendances et des angles d'approche différents. Recoupées, à soi de faire sa propre opinion mais qui sait si sa propre opinion est bien la bonne ......

 


Masse | Le Mardi 24/10/2006 à 07:38 | [^] | Répondre

Changement d'extrémité de la lorgnette too !

Avec ce changement de paradigme qui délivre une belle infobésité, ne faut-il pas aussi prendre l'habitude d'observer le phénomène par l'autre bout de la lorgnette... ie la source de ces informations car nous vivons la révolution du Web 2.0, ie celle du nano-publishing qui permet à la cellule de base unitaire qu'est l'individu dans la société de s'exprimer sur de nouveaux périmètres mais aussi de nouveaux registres... mais les 2 axes de fertilisation de ce nouveau tissu virtuel qui se démultiplie comme des cellules biologiques via les blogs, les posts et les flux RSS convergent sur le web communautaire...

cf l'article très intéressant sur le monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-826124,0.html de Jean-Claude Burgelman, sociologue... il nous dit "Quelles conséquences aura ce phénomène dans la société ?

Difficile à dire tant il est instantané et protéiforme. Qui aurait pensé il y a cinq ans seulement que Wikipédia connaîtrait un tel succès ? Les gens vont apprendre différemment, créer des liens différemment, échanger plus vite leurs expériences, et de manière bien plus efficace.

Mais il faut aller plus loin. Ce que nous vivons se rapproche de l'époque où l'imprimerie a été inventée, quand la connaissance orale de certains a été mise sur papier. Actuellement, sur les sites communautaires, les internautes échangent leurs expériences, leurs goûts. Ces informations, privées jusqu'alors, deviennent pour la première fois visibles, donc exploitables. De là, tout peut être imaginé. Comme le fait que, dans les vingt prochaines années, ces connaissances implicites seront utilisées par les entreprises pour trouver des idées.

Quels sont les effets à redouter ?Le Web 2.0 repose sur la transparence. Les internautes mettent leurs photos en ligne, leur profil... parce qu'ils ont confiance, parce que la communauté fait elle-même sa police"...

J'aime bien donc l'idée communautaire mais c'est par la communauté que je vais être capable d'apprendre mieux et plus vite. L'identification des sources devient stratégique dans ces nouveaux ensembles recomposés "d'infogérance", chaque borne émettrice peut donc devenir importante mais concours de la dynamique de polarisation qui est un mécanisme bien humain... un peu comme un émant avec la limaille de fer... les flux d'information convergences pour être traiter par ce que ce sont ces flux là qui stigmatisent la confiance de la communauté. Cette communauté ayant elle-même son cycle de vie... souhaitons une longue vie à brent !

Cheers,

Gil

 


Revgi | Le Mardi 24/10/2006 à 09:18 | [^] | Répondre

Vincent

Une grande part des blogs est encore alimenté à l'égocentrisme, pour raconter sa vie, ses voyages, passions et trouver l'amourrrrrrrrr. Blog social qui donne des idées aux plus futés des marketeurs et je rejoins les points positifs, à la limite toutefois de l'angélisme que vous développez ;-)

Maintenant si nous parlons du manager lambda qui fait sa veille, mon propos est de dire qu'il faut lui donner le décodeur avant de lui envoyer le signal en lui disant mange c'est du Web 2.0 !.

Je suis en revanche persuadé que blog/Wiki/RSS sont le trepied du collaboratif en entreprise car c'est alors un champs d'application et de compréhension plus restreint dans lequels ces outils lowcost et d'accélération du time to Market seront bientôt incontournables.

 


Vincent | Le Mardi 24/10/2006 à 09:27 | [^] | Répondre

Re:

je crois que tu viens de toucher le point le point sensible... c'est mon choix qui devient possible: ie on peut me faire payer du "sur-mesure" si je sais pourquoi je paye la différence de prix par rapport à la solution "prêt à porter"... elle-même avec un différentiel de prix et de prestation de services par rapport à enfin la solution "low-cost".

Celle qui est en bout de chaîne de valeur mais qui fait l'essentiel: transmettre l'info certes brute de fonderie mais au moins j'ai l'info... la mettre à dispo et la faire circuler auprès des détenteurs d'enjeux avec le moins de biais et de délais possibles pour traitement... individuel ou collectif ! Tout un nouveau paradigme de réalisation et de méthodes de travail!

Le nano-publishing permet l'émergence de nouvelles techniques de travail dont le nano-marketing et c'est un concept que j'ai développé à Londres lors de Loyalty World 2006. Le nano-marketing ne se substitue pas aux autres techniques de marketing:

- le marketing industriel qui a démarré avec le Fordisme et la considération du marché pour satisfaire l'écoulement d'une production de masse

- puis le marketing du cycle de vie du produit que l'on a bien développé jusqu'aux années 2000 où cette fois le prisme d'analyse du marché et aussi lié à la capacité de production industrielle mais aussi du mode de communication avec et d'information du client... tout le dispositif tourne autour de la maturation de la consommation du produit par des segments de marché jusqu'au déclin...

- puis arrive ce que certains on appelait le micro-marketing (cf où l'on parle de CRM, d'alignement stratégique de l'entreprise: Université de Parma, Cristina Ziliani "The orientation of the firm to recognise, measure and exploit the diversity of its customer base by targeting marketing activities to specific customer segments for retention, extention and acquisition")

- puis enfin l'émergence du nano-marketing, et les nouveaux supports d'édition associés, avec cette fois la nécessité de satisfaire la capacité de production et de consommation de contenu digital via internet ou téléphone portable. On n'est plus dans le "customer segments" mais au niveau de l'individu même, de ce qu'il édite et ce qui traduit son comportement, son attention et ses intérêts. Son blog, son message, son post sont tracés dans la durée pour traduire un comportement d'adhésion ou de dissociation qui peuvent avoir des écarts qui se réduisent ou s'élargissent dans sa relation avec l'entreprise. Dans ce nouveau dispositif le consommateur et le collaborateur de l'entreprise deviennent co-producteur dans le processus de fabrication tant pour un produit qu'un service. La traçabilité peut être ensuite seulement aggrégée comme traduire une opinion publique ou simplement communautaire comme on l'a constaté et mesuré dans la blogosphère au moment des débats sur le CPE...

Les techniques de nano-marketing sont en plein développement sur des bases solides: celle de l'age de la pierre bien solide pour évoluer dans le virtuel, la blogosphère: cette nouvelle masse des communautés virtuelles qui a ses règles éditées en dehors des institutions traditionnelles... jusqu'à ce qu'elle devienne elle-même une institution...

<a href="http://technorati.com/tag/nano-marketing" rel="tag">nano-marketing</a>

 


Revgi | Le Mardi 24/10/2006 à 10:03 | [^] | Répondre