Capitalisme 2.0, Passons du toujours plus au enfin mieux !
Constat et proposition
Mots-clés : vision, capitalisme 2.0, syndicat, social
La crise a permis de prendre du recul sur nos modèles mais pas encore d’en trouver de nouveaux.En effet le constat est implacable, notre modèle tant de développement que de société et d’économie craque de toute part. Faillite, suicides, manifestations, violences, désordres climatiques, pollution…
Les leitmotivs d’hier se sont envolés, au « que voulez-vous que je fasse il n’y a plus d’argent dans les caisses ? » on est passé au prêt de plusieurs milliards qui soit-disant nous rapporterons des intérêts. On oublie au passage de parler de ceux de la dette qui vont tellement augmenter que les recettes de l’impôt sur le revenu ne suffiront pas à les payer !
Du travailler plus on est passé au travailler encore, en essayant de sauver des emplois par des subventions plus ou moins déguisées car ce n'est guère capitaliste. Cependant le logiciel économique reste le même, celui d’une production de masse qui demande une publicité créant le besoin afin de susciter les achats parfois compulsifs.
Du modèle social anglo-saxon on revient vers celui des pays du nord, la crise est moins brutale chez-nous grâce à notre système social qui permet de ne pas jeter à la rue des centaines de milliers de personnes comme aux Etats-Unis
La crise permet aux plus opportunistes de réduire leur coûts salariaux globaux en licenciant, réduisant des salaires, l’intéressement mais en préservant des bonus et des dividendes alléchantes .Elles condamnent par contre certains écrasés par des changements profonds et brutaux auxquels ils n'ont pu s'adapter, faute de temps ou de vision.
Pessimiste me direz-vous ? Non simplement lucide et en attente de changements plus profonds. Lesquels ?
Que nos dirigeants politiques aient le courage de poser les bonnes questions sur ce modèle et notre responsabilité sociale face aux générations qui viennent, que nos capitaine d’industrie, RH, se tournent vers leurs clients, actionnaires et employés pour proposer des changements stratégiques importants porteurs de responsabilité, solidarité et croissance durable.
Le besoin que notre société démarre ce grand débat est vital mais pourtant rien ne vient ! Une posture présidentielle paternaliste, fleurant bon le top down ou on nous promet de tout régler.
Le travail sous sa forme actuelle doit-il continuer à être la référence ? Un travail posté, calculé sur le nombre d’heures de présence avec une peur d’introduire du participatif, collaboratif et de perdre le contrôle de la parole, des idées dans l’entreprise.
Des nouvelles pistes sont possibles et souhaitables dont certaines sont à développer comme le télétravail, à relancer comme l’expression directe et surtout un autre regard sur le potentiel humain. Il n’est qu’à lire les programmes des conférences RH qui fleurissent actuellement pour comprendre qu’on est encore et toujours dans un système de pensée qui vise à l’excellence d’une élite en leadership, management, coûts salariaux sur une matière molle qui serait le reste du personnel de l’entreprise. On cherche la solution dans des formations qui ont montré leurs limites et on reste ainsi dans un cadre délimité alors qu’il convient de dépasser celui-ci, de réinventer l’entreprise et ses rapports sociaux.
La crise économique va s’amplifier très rapidement d’une crise sociale et le conflit actuel des Antilles, même si il a d’autres causes plus culturelles, nous en donne un aperçu.
Nous avons la possibilité de proposer des outils qui vont remettre l’individu comme fin et non comme moyen de notre économie. Réhabilitons la valeur du lien social et celle du travail suivra !
On verra demain avec le sommet mais à part la CFDT qui propose quelques mesures intéressantes les autres sont aussi dans un schéma antidéluvien de revendications habituelles.
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