Mai 09 19

Version imprimable 8. Que faire pour relancer une communauté, au sein d'un réseau social, qui ne marche pas?

la réponse est dans le titre...

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La réponse est dans le titre : une communauté au sein d'un réseau social qui ne marche pas, c'est tout simplement qu'elle ne marche pas en réel. Je pourrai m'arrêter là, mais j'ai trop de respect pour le lectorat de BRENT pour faire un article de deux lignes. Pourtant que dire de plus?

Une communauté virtuelle n'existe pas si elle n'est que virtuelle. Une communauté existe si les personnes qui la compose considèrent avoir un lien avec les autres par ce qu'ils sont, ont été ou pensent. Le mot important est appartenance. C'est ce même mot qui différencie la Communauté de la Tribu.

Ainsi dans la Tribu, j'ai une vision consumériste. On parle de Tribu pour les regroupements de la génération Y. En cela, on exprime l'idée que le jeune décide d'être dans une Tribu aussi facilement qu'il en sort. Il est donc dans une relation d'intérêt. Je reviendrai dans le prochain article sur ces notions fausses mais je reste sur ces bases.

Pour reprendre la question, une communauté existe si les gens pensent se ressembler, appartenir à une même communauté et donc partager l'idée que leur réussite est celle des autres et inversement. Ainsi, si je n'ai pas cette vision, je ne partage pas. La communauté est morte!

Dans la mise en place d'une communauté, le premier pas est de se dire : est-ce que cette communauté a une réalité? Pour qui et pour quoi, je la monte? Quel est mon intérêt et quel est leur intérêt? Vont-ils l'utiliser et pourquoi? Pourquoi en ont-ils besoin alors que cela n'existait pas avant?

C'est donc après ces questions et d'autre que vous pouvez décider de monter une communauté sur le réseau social. Si votre communauté n'existe pas en amont, vous avez tout un travail de construction de la communauté qui dépasse de loin le seul outil. C'est un autre projet.

Ainsi, dans une entreprise, pensez d'abord à laisser pousser librement vos communautés comme une belle forêt. naturellement certaines ne pousseront pas et d'autres beaucoup mieux. Naturellement, toutes vont mourir et renaître. Si vous acceptez cela, c'est gagné. 

Et comme tout acte naturel. Moins vous intervenez, plus le cycle naturel est bon mais lent. Plus vous intervenez, plus cela vous coûtera en entretien... C'est là où un autre métier apparaît dont personne ne parle : le "garde commuauté" qui est pour moi le garde forêt des communautés.

Qu'en pensez-vous?

Commentaires

Lien croisé

Cloud Computing « Entreprise 2.0 : "9. Harcelement et pressions anormales au travail8. Que faire pour relancer une communauté, au sein d'un réseau so"

 


Anonyme | Le Mercredi 20/05/2009 à 16:03 | [^] | Répondre

Re: Lien croisé

XavierAucompte Bonjour Anonyme, ceci me semble de la puB... Est-ce une attitude pour des gens qui veulent pousser l'entreprise 2.0????  Donc à ne pas aller voir. On regardera lorsque le commentaire donnera envie!

 


XavierAucompte | Le Mercredi 20/05/2009 à 17:50 | [^] | Répondre

Le 2.0, un accélérateur de communautés latentes ?

Bonjour Xavier,
Merci pour ton article, dont je partage en grande partie l'analyse.
J'ajouterais bien un petit quelquechose cependant : je pense que les médias sociaux (il paraît qu'il ne faut plus parler de 2.0 !) peuvent jouer un rôle d'accélérateur dans la construction d'une communauté latente.
Je m'explique.
Les contours d'une communauté ne sont pas obligatoirement apparents aux yeux de tous, y compris de ses propres membres. Ce que je veux dire, c'est que l'on peut très bien, sans le savoir, avoir des points ou des centres d'intérêt communs avec des personnes avec qui, en définitive, on forme une communauté "à l'insu de son plein gré". Y compris -et peut-être surtout- dans un cadre professionnel bien sûr.
C'est en cela qu'à mon sens, un média social (et surtout un blog, parce qu'il permet de diffuser des informations complètes, régulières et éclectiques) est un "catalyseur de communauté" : avec le temps, par la pertinence de l'information diffusée et grâce aux réactions des lecteurs/followers, il va déclencher soit la formation, soit une adhésion à une communauté qui n'existait pas obligatoirement de manière identifiée auparavant. Ce qui se traduit notamment, grâce au réseau social, par des mises en relation et contacts directs entre membres qui ne se connaissaient pas (ou pas de cette manière) avant de se trouver grâce au réseau social (qui joue donc un rôle de "liant").
Voilà pourquoi je pense qu'il peut être pertinent de créer un média social sans être certain que la communauté existe. Le créateur d'un média social lui-même ne peut pas tout savoir sur ces communautés latentes (en revanche, il choisira d'essayer de faire émerger une communauté qu'il juge pertinente pour l'entreprise).
Ceci n'est pas contradictoire avec ton point de vue d'ailleurs (puisqu'au final, si la communauté n'existe pas du tout, ni de manière identifiée ni de manière latente, le média social ne présentera aucun intérêt et ne fera pas émerger ce qui n'existe pas, cf. le début de ton article).
Enfin, dernière chose : la communauté peut tout à fait exister et être pertinente, mais le média social faire un "bide" si l'animation n'est pas à la hauteur. En cela, je partage complètement les points de vue que tu as déjà exprimés, à différentes reprises, sur ce blog.
Bien à toi,
KT

 


KT21 | Le Jeudi 21/05/2009 à 15:07 | [^] | Répondre

Re: Le 2.0, un accélérateur de communautés latentes ?

XavierAucompte Merci Karine pour ce commentaire aussi long que pertinent. Pour revenir sur ta réflexion que je partage et dont BRENT est un exemple.

Juste cette démarche est à long terme et je crois que c'est plus un acte vers les autres et on voit si cela peut interesser une communauté dont le centre reste l'animateur. En cela, la communauté d'intérêt a un noyau dur ce qui n'est pas obligatoire dans une comunauté "réelle" même si souvent des leaders l'animent.

Au plasir de te lire

 


XavierAucompte | Le Jeudi 21/05/2009 à 15:30 | [^] | Répondre