Déc. 06 03

Version imprimable Du web social à l'Intranet social ... Messieurs les DG et les DRH réagissez!!

Quand le dialogue social s'invite sur l'intranet

Le mail créateur de désorganisation, le travail collaboratif qu'on essaye d'appliquer à des organisations en sillons, ..., les NTIC ne sont pas toujours en accord avec la logique de l'entreprise. En même temps, l'entreprise n'est pas toujours prête à intégrer les NTIC.

Quand on parle du dialogue social, tout est encore plus difficile! Pourtant le monde politique  utilise de plus en plus le web pour s'exprimer et trouver de nouveaux adhérents. La démocratie évolue avec entre autre l'apparition du vote électronique. La prochaine campagne électorale des présidentielles donnera encore plus de force au débat politique sur le web.

Enfin, tout le web 2.0 s'articule autour d'une nouvelle façon de communiquer et dialoguer avec le web. Les internautes s'inscrivent dans le cadre de sociaux et de communautés. Ils participent au web ou plus exactement le font.

A l'intérieur de l'entreprise, les internautes deviennent des intranautes. Cette transformation incroyable fait que nos dirigeants pensent qu'ils n'apportent rien à la communauté par ce biais, qu'ils communiquent de la même façon depuis 50 ans... L'entreprise se plaint des représentants du personnel mais n'aide pas à leur évolution, à la transformation du dialogue social dans l'entreprise et surtout à une redynamisation de la vie d'entreprise qui passe aussi par là.

Messieurs les DG et les DRH, vous avez tout à gagner en ouvrant les portes du Dialogue Social sur l'intranet. Si vous voulez des RP responsables, confrontez-les aux yeux des salariés qui vont auto réguler très rapidement ce nouveau champs politique.

Il ne vous restera plus qu'une seule chose à faire : évoluer et devenir de vrai politique en interne qui se battent pour gagner la confiance des salariés qui seront de ce fait plus proche de vous, qui seront de cefait plus productifs et aussi plus heureux.

A chacun de s'exprimer sur ses expériences...

Commentaires

Lien croisé

[Cup Of Tea] Blog : "Patrick Barrabé alimentait volubilement le débat, Padawan n’en pensait pas moins, Gilbert Reveillon comptait les coups, et Xavier Aucompte n’était même pas là, mais il s’est vengé plus tard dans un billet." rel="nofollow"

 


Anonyme | Le Lundi 04/12/2006 à 10:57 | [^] | Répondre

Vincent Bon, un commando de promoteur de l'intranet social commence à se dessiner !

 


Vincent | Le Lundi 04/12/2006 à 12:10 | [^] | Répondre

A fortiori et A contrario !?

Pour continuer à ouvrir le débat, je soumets le cas suivant (véridique et récent) à votre réflexion :

  • Une petite société "de services" correspondant à un établissement d'une grosse centaine d'employés,
  • Une majorité de profils Cadres et ETAM,
  • Une situation financière "préoccupante" ... toujours à la limite du déficit,
  • Le Comité d'Entreprise décide (en complète application de la législation) de saisir un expert comptable pour vérifier l'état des finances,
  • La grande majorité des employés s'élève contre leurs propres RP, alléguant (à juste titre) que les honoraires du dit expert-comptable suffirait à entrainer une cessation de paiement et dépôt de bilan !
  • Une fronde de salariés se présente donc à la réunion ordinaire du CE, exigeant de leurs RP l'annulation de la procédure d'expertise (démarche potentiellement constitutive d'un délit d'entrave).
  • Dire qu'on est passé très prêt du lynchage des RP par les salariés est à peine exagéré.

Sans refaire tout le débat sur la culture française des relations sociales, on voit bien que l'origine de cette situation critique réside encore et toujours dans l'absence de communication.

A fortiori :

Avec un dialogue social ouvert aux possibilités des TIC, les élus du CE auraient pu informer directement leurs électeurs de la situation et de la procédure.

Un référendum électronique aurait même pu légitimer l'action du CE face à l'Employeur.

Sans compter que cette évolution recellerait aussi de nombreux trésors pour l'Employeur :

    • communication individualisée plutôt que hiérarchique et monolithique
    • capacité d'écoute et de compréhension du climat social
    • droit de réponse direct donc réactif de l'Employeur en cas de situation imprévue

Les possibilités d'utilisation sont pléthoriques.

A contrario :

Ouvrir le dialogue social ne peut pas et ne doit pas être une initiative unilatérale (quelle soit à l'origine du DRH ou par la réclamation des RP) au risque de provoquer l'explosion des instances légales et le renfermement du dialogue.

Aucun moyen de communication (aussi prometteur et porteur d'innovation soit-il) ne redynamisera à lui tout seul les échanges entre des partenaires qui ne veulent pas ou plus communiquer.

Conclusion : Grâce aux IT, les filons d'innovations et d'avantages sont nombreux. Il faut savoir les faire émerger quand l'organisation est mûre pour les exploiter et les faire éclore dans la concertation.

 


akerherve | Le Lundi 04/12/2006 à 15:27 | [^] | Répondre

Vincent

En attendant de vous répondre plus longuement :

Merci de ce commentaire illustré d'un exemple frappant, interessant de noter la frilosité ou la maladresse du corps social à utiliser ces nouveaux outils.

 


Vincent | Le Lundi 04/12/2006 à 17:45 | [^] | Répondre

"La clause de la nation la plus favorisée..." ?

Dans le commerce international c'est une clause que l'on utilise le plus souvent par précaution sur les engagements de la partie adverse... de nous livrer les meilleures conditions du marché... ici la question que tu poses m'interpelle et du coup je me dis que les enjeux sociétaux de démocratie participative sont réels et ce n'est pas, et on peut être nombreux à l'espérer, qu'un slogan électoral...

Il ressort donc que nous avons cette maturité de démocratie participative et la France est une terre porteuse de nombreux citoyens désireux de faire changer les débats et programmes politiques... par contre le pendant pour l'entreprise c'est ce que l'on pourrait appeler LA GOUVERNANCE PARTICIPATIVE et là nos entreprises n'y sont pas prêtes... "21st century organisations are not fit for 21st century workers* "

Comme l'évoquait Vincent il y a déjà une fracture numérique entre les générations dans beaucoup d'entreprises. A l'évidence, il n'y a que trop peu de place dans la structure organisationnelle et la culture managériale de nos entreprises pour une telle gouvernance qui permettrait aussi de résorber cette "césure"... Sans aller jusque là systématiquement, c'est quand même un pilotage revigorant que d'offrir une garantie d' "une clause de la nation la plus favorisée" à ceux qui sont ou seront des stakeholders porteurs de diversité et de foisonnement... 

Du coup je me permets de ressortir ce post inspiré par un article dans The Economist* du 19 janvier 2006 qui nous indiquait l'importance d'une architecture participative http://b-r-ent.com/news/60.shtml car " in The new organisation: The way people work has changed dramatically, but the way their companies are organised lags far behind, says Tim Hindle. "

 


Revgi | Le Mardi 05/12/2006 à 23:44 | [^] | Répondre

Vincent

Avec un dialogue social ouvert aux possibilités des TIC, les élus du CE auraient pu informer directement leurs électeurs de la situation et de la procédure.

Merci de préciser comment ? Par mail? Newsletters ?flux Rss?

Attention à ne pas mette du push en place du pull, donc si vous pensez à un site ou blog avec flux rss oui, le reste va à mon avis à l'encontre des relations entre salariés, employeurs et IRP.

 


Vincent | Le Jeudi 07/12/2006 à 14:27 | [^] | Répondre

Re:

Effectivement !

La liberté syndicale implique toujours une démarche active de la part du salarié afin qu'il puisse recevoir ET/OU refuser de recevoir les informations provenant de toutes sources et IRP

Le "Push" ne peut donc être envisagé QUE pour les communications obligatoires et statutaires aux employés. Toute autre information doit être recherchée par le salarié.

Techniquement cela peut se faire via n'importe quel vecteur ! Les plus courants restent :

  • l'acceptation de mails clairement identifiés comme issus des IRP
  • l'abonnement à une newsletter IRP
  • la visite d'une page dédiée dans l'intranet de l'employeur

On peut imaginer aussi

  • une base documentaire dédiée
  • un extranet propre aux IRP ou un site internet indépendant du site de l'entreprise avec chat, blog, peer to peer, flux RSS
  • une multiplication des canaux d'info via outils nomades/mobiles "SMS, MMS, PDA, ..."
  • une session en méta-univers virtuel du type "Second Life"

Imaginons un forum virtuel où chaque salarié/avatar 

  • débat directement avec ses collègues
  • monte à une tribune d'information interne en tant que RP, RH, PDG ou simple employé
  • fait un discours de candidature aux élections professionnelles
  • vote à main (virtuelle) levée ou à bulletin (virtuel) secret
  • ...

Serions nous en démocratie virtuelle-participative ou en démocratie directe-virtuelle ? 

 


akerherve | Le Jeudi 21/12/2006 à 18:10 | [^] | Répondre

Quand les DRH prendront l'initiative

Aujourd'hui, cela arrange beaucoup de DRH / DG que 90% des informations sociales sortent via les organisations syndicales. Dommage de voir à quel point ils ne sont pas confortables pour s'expliquer sur le registre de la politique sociale. Résultat : les journalistes doivent souvent se contenter du seul écho syndical pour peu que la situation soit un poil tendue.

En interne, c'est exactement la même chose et c'est encore moins compréhensible. Qu'une DRH puisse argumenter sur sa politique de rémunération, de formation et même sur un PSE; etc me semble être la moindre des choses. Ne pas être en mesure de le faire n'est pas un gage de crédibilité. Y-a t-il un pilote ?

Certains DRH ne semblent pas plus boosté que ça lorsque les espaces ouverts sur l'intranet aux OS drainent plus de trafic que l'espace RH...

100% d'accord, il y a matière à réagir.

 


RH | Le Samedi 09/12/2006 à 23:13 | [^] | Répondre